Shichinohe Masaru

Invention de Masaru

 

Cela fait déjà longtemps que je vous parle de Masaru: Masaru mon ami par-ci, Masaru mon maîîîître par-là. Donc Masaru, c’est Shichinohe Masaru de son vrai nom.
Pour ce que vous connaissez de lui, ce ne sont certainement que ces illustrations pour les deux derniers albums des Kokusyoku Sumire. A vrai dire, ce ne sont pas des illustrations, ce sont des tableaux(Premier point commun que nous partageons(un tableau, c’est une image peinte sur du bois, une toile c’est une image peinte sur une toile tendu et enduite: les résultats sont très différents): moi aussi je peint sur bois).

 

Masaru a eu une vie d’artiste difficile, il n’a pas lâché ses pinceaux un seul jour quelqu’en soit le prix. Il a du attendre presque vingt/vingt-cinq ans avant de voir son travail récompensé et surtout reconnu(il vient d’avoir cinquante ans, quoi que vous pouvez penser, Masaru n’est pas vieux).

 

Ses premières expositions à succès sont devenues des livres illustrés pour adultes(deuxième point commun que nous partageons: bon moi je ne suis pas un illustrateur à succès, je voulais juste dire que nous croyons aux livres illustrés pour les grands): Campanélla, Hako Shonen et Oisya san Gokko.

 

Une œuvre de Masaru

 

Oisya san Gokko est sa première vraie incursion de son personnage Little Nurse. Cette petite infirmière est devenue son étendard et maintenant elle a envahi ses œuvres.

 

Little Nurse, le personnage de Masaru

 

Masaru a un sens de la profondeur et des lumières phénoménal: même s’il prépare des croquis, ses couleurs sont improvisées(j’appelle « couleurs », ce qui vient habiller les traits).
Il illustre un monde bizarre où des personnages-enfants évoluent dans des paysages oniriques et vivent de véritables rêves éveillés. On pourrait le rapprocher de Mark Ryden diriez vous, mais non, Masaru ne fait aucune référence au monde réel, là où Mark réfléchi sur l’actualité et les hautes sphères de pouvoir de notre monde.
Non Masaru, lui, rêve les yeux ouverts. Et nous raconte ses visions.

 

D’ailleurs, pour mieux nous faire apprécier ses univers il nous propose de revêtir un masque de lapin(celui de Alice, à n’en pas douter!) et de regarder par les yeux de ce petit passeur. A moins que le passeur vers le monde des rêves ne soit pas ce lapin mais Masaru lui-même. Masaru transporte. Ses œuvres transportent.

 

Masque Kanin

 

Il y aurait trop de choses à dire, trop d’anecdotes. J’ai choisi aujourd’hui pour vous parler de Masaru parce qu’il a inventé un nouvel objet incroyable, en velour, je vous laisse juges.

 

Masque censure de Masaru

 

J’ai oublié d’énumérer nos points communs… c’était un peu nul parce qu’on a beau essayé de lui ressembler, il restera toujours unique et au delà de notre(ma) portée.
Je vous ai déjà dit que j’aimais Masaru? J’aime ses images, certes, mais je l’aime lui.

 

Un petit lien pour voir des images de sa nouvelle exposition(cliquez sur les images pour les agrandir).

 

ps: je suis trèèèèès en retard sur les commentaires et les mails… pardon!!!!
(o_ _)o))

15 Responses to “Shichinohe Masaru”

  1. hatsumi-no-baka

    Alors c’est de lui que les sumire ont découvert ce costume? Il semble fait pour elles!
    Cette bande en velour noir est assez étrange pour tout dire, à quoi sert il? La première fois j’ai cru que les photos avaient été modifiées et que l’on leur avait enlevé les yeux! ça fait un peu penser aux loups dans les bals masqués!

  2. Sweetlolli

    J’aime beaucoup ces tableaux, surtout celui avec le lapin! Cela fait un nom en plus à ajouter à mon blog^^.

    Il utilise quelle genre de peinture?

    Bon courage pour tes travaux! Et pour ne pas retomber malade, n’oublie pas de te reposer. 😉

  3. luana719

    j’aime beaucoup ces peintures, ca nous entraine dans une autre monde quelques secondes.

    Ces « lunettes » de velours sont surprenante Oo
    Ca donne l’impression de vouloir rester inconnu dans un monde connus.

  4. Eleonora

    bel et pratique objet! O_O
    son travail est vraiment magnifique
    j’aimerais bien voir cette exposition….

  5. Heiwa

    J’avais découvert cet artiste via le site de Trevor Brown. Il a d’ailleurs fait un autre article sur l’exposition dont tu parles. Brown le compare même à Ryden mais en disant qu’il l’a surpassé! Venant d’un homme aussi imbu de sa personne que Trevor Brown, je pense que le compliment est sincère et mérité! xD

    J’aime beuacoup l’univers de monsieur Masaru. Il est très poétique et étrange.

  6. Mitsüki

    *longtemps que je ne suis pas venue (encore) je vais trucider mon ordi*

    J’aime, j’adore son univers ! Si seulement je pouvais allé voir son site je pourrais un peux plus développer, mais je trouve qu’il a une vision magnifique pour retranscrire de si belle toile, elles donnent une impréssion de réel, alors que ce n’est pas vrai… j’aime, voilà www

  7. lady-momoberry

    Les peintures de Masaru ont l’air tellement réelles que c’en est presque terrifiant, surtout lorsque l’on voit les mondes qui y sont représentés. J’aime cette idée de rêve et de mondes parallèles. J’ai l’impression d’y être aspirée.

  8. Miwa

    Oh alors c’est lui qui a fait ces magnifiques pochettes !? *o* Heureuse de pouvoir découvrir son travail. J’aime beaucoup entrer dans un monde différent, de rêve éveillé… C’est drôle parce que son personnage, j’ai l’impression de voir Yuka et Sachi dessinées :D.

  9. lady-momoberry

    MIWA, peut-être que ce sont vraiment Yuka et Sachi ! ^o^ En lisant cet article, je me suis dis que les Kokusyoku Sumire inspiraient décidément beaucoup d’artistes.

  10. Maud Amoretti

    Chère Hatsumi,
    le troisième album des Sumire est une collaboration étroite avec Masaru. De la pochette, aux illustrations intérieures, en passant par certaines chansons (oisya san gokko par exemple) jusqu’aux costumes des little nurses.
    Oui, ce petit objet est aussi raffiné que ces loups des bal masqués. Mais ils ont un impact bien différent: le droit à l’image, le respect de la vie privée et encore l’anonymat. Pour être encore plus contemporain, il aurait pu faire la même chose avec des yeux pixélisés. Mais c’eût été moins Masaru.

    Chère Sweet Loli,
    il utilise de l’acrylique, la même que la mienne, nananèèèère. Sans le savoir en plus. Mais c’est une marque géniale! Il n’y a que celle-ci de valable.
    Pas d’inquiétude, je garde le cap. Jusqu’à septembre et après je dormirai une semaine complète.

    Chère Luana,
    bien vu effectivement! Rester inconnu dans un monde connu. Excellent! Bien pensé!

    Chère Eleonora,
    moi aussi j’aurais bien aimé la voir… Il en a vendu déjà 70 pour 100 (à la même personne en plus!). Et il n’est pas donné le bougre en plus…

    Chère Heiwa,
    chaque fois que le magazine Yaso organise une expo, il regroupe toujours Masaru avec Brown, Yamamoto Takato, Maruo Suehiro, etc. Je les aime bien même si la mort et le sexe ne m’intéressent pas(pas du tout), j’apprécie leurs graphisme. Par contre Brown me laisse indifférent. La tétine SM par exemple. Chacun ses phantasmes. Ca ne m’intéresse pas du tout. Même si c’est peut être un monsieur adorable.

    Chère Mitsuki,
    des personnages et des éléments réalistes dans un contexte surréaliste. Masaru sait créer des ambiances uniques. J’adore son univers!

    Chère Lady Momoberry,
    vous ne croyez pas si bien dire. Il a aussi cet impact presque ésotérique. Le magazine SF (magazine mensuel qui traite exclusivement de littérature de genres) l’utilise très souvent pour illustrer des articles. Il réalise aussi pas mal de couvertures de livres de science fiction. Comme quoi il aide au passage à des univers imaginaires.

    Chère Miwa,
    Leurs univers sont tellement proches que dès leur première rencontre, ils ne se sont plus quittés. Les Sumire inspirent Masaru mais le contraire est aussi très vrai.

    Chère Lady Momoberry,
    c’est le moins qu’on puisse dire. Les Sumire sont uniques. Comme Masaru, elles sont clés et portes vers l’imaginaire, vers l’onirique.

  11. L.

    Maintenant, c’est dit : je VEUX un crossover graphique Masaru-Fanfan ! Je VEUX, je VEUX,je VEUX !

    Ce serait trooooop la classe !

    Que toutes celles et ceux qui sont d’accord sur ce point (s’il y en a qui lisent mes coms, sait-on jamais) fassent le buzz et insistent !

    Masamoretti Power !

  12. Heiwa

    + 1 pour le crossover!

    Et c’est vrai que l’univers de Trevor Brown est très très particulier et fétichiste.
    C’est visuellement intéressant parfois. Mais je trouve que son univers manque de « profondeur ». Par exemple quand je regarde ses dessins je n’éprouve rien si ce n’est parfois un peu de répugnance *insérer une grimace ici*. En fait j’ai l’impression que artistiquement parlant il cherche plus à choquer qu’à susciter des émotions. Enfin si ça se trouve je me plante sur toute la ligne. Mais disons que simplement, ses dessins ne m’évoquent rien de particulier. :/

  13. Maud Amoretti

    Cher L, Chere Heiwa chaaaama,
    je ne sais pas si vous considererez ca comme un crossover mais Masaru participe a mon livre (gothic)lolita. Ca compte? Sinon vu comme nous sommes partis, il y a de grandes chances pour que nous fassions plein plein de choses ensemble! Je vous en parlerai si on s’y met, promis!

  14. L.

    Excellllllleeeeennnnntttt ! ça fait deux voix pour le buzz (un petit bzzz, alors, comme chez Maya l’abeille, mais qu’à celà ne tienne ! La qualité vaut ici pour la quantité ! ; ) ).

    Excellent début de crossover, d’ailleurs ! Il va y en avoir, des belles choses (et de susrprises) dans ce futur ouvrage ! Je sens que ça va valoir l’attente…

    Mais oui, absolument, n’hésitez pas à faire des choses ensemble, à conditions ensuite de ne pas les garder pour vous !

    On est comme Gollum, là, « on veut on veut, mon préciiiiiieeeuuuuxxx »…
    (physiquement, je le fais super bien aussi !) (Weta m’aurait demandé de tourner torse nu, ils auraient fait des économies dans leur budget trucages).

  15. A.

    Aaaah Masaru !

    Oui, je ne le connaissais qu’à travers les illustrations des albums de Kokusyoku.

    Je suis allée à une de ces expositions et j’ai compris en effet le sens du mot tableau.

    Les peintures sont très fines, plus dessinées que peintes, et les couleurs très profondes (est-ce parce que c’est peint sur du bois ?)

    Je confirme, Masaru n’est pas vieux et est très charmant. Un grand timide, très proche physiquement de ces personnages (si, si, je t’assure, approche toi un peu des yeux !).

    Je comptais acheter un ou deux de ces livres pour mon japonais… J’ai besoin de stimulation pour apprendre et mes livres de grammaires sont barbants.

    Je vais me remettre en quête de ces « livres illustrés pour les grands » !