Sauvetage

Mégané
Dans le précédent billet, j’ai fait une faute d’orthographe: « j’ai fait les courses, celle(!) de la maison ». Je la laisse. Comme ça je ferai plus attention la prochaine fois.

 

Hier soir, j’ai veillé pour quelques mauvaises raisons et une bonne: j’ai regardé un film japonais qui s’appelle Mégané. Ce qui veut dire « lunettes ». Celles qu’on (enfin, certains d’entre nous) porte sur le nez (et sur les oreilles mais ça, on le dit moins). Mégané parce que tous les personnages portent des lunettes et voient le monde différemment. (Bref un film pour moi.). Et ou il est question de se « crépusculer », sorte de méditation sur soi-même, de vivre le printemps avec le printemps et conversations sur la mort. Notamment ce petit échange qui m’ a touché:

 

– Ca fait quoi de mourir?
– Et bien, tu n’as plus besoin de mourir encore.

 

Et puis il y a une petite gymnastique qu’on dansotte le matin pour se mettre en forme. Un peu comme la danse Yama Yo dans The taste of tea. Mais n moins débile. Là, c’est juste charmant.

 

La contemplation de ces personnages n’est pas ennuyeuse, pas le moins du monde. C’est une bouffée de vie. Ca donne du courage. Et quand le printemps se terminera cette année, je suis certain de le revoir l’année prochaine si je suis toujours vivant.

 

Et quand on regarde les autres penser, ça donne envie de réfléchir à son tour.

 

Moi: je suis un mauvais bretteur. Je n’ai jamais su bien manier les armes. ce que je crée n’est pas pur, pas pur d’influences. Je n’arrive pas à être unique. Pourtant, j’évite de mon mieux les redondances et les raccourcis systématiques. Je suis dans un courant et je lutte (quand on est mauvais soldat, c’est dur) pour le remonter. Je sais gribouiller mais pas réellement dessiner. Mes traits sont faux mais distingués. Je ne pense pas avoir de talent sinon le talent d’être là.

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