Lolitas

Apres avoir recueilli pas mal de temoignages de Lolitas de divers pays, je me lance dans une interpretation des relations/communications/rapports entre lolitas de ces memes pays.

 

Ce ne sont pas des paroles d’evangile. Chacune a ses points de vue. Cependant il y a beaucoup de recoupements.

 

Alors que je suis francais, ce sont bien les lolitas francaises que je connais le moins. Mon isolement geographique par rapport a la capitale m’empeche de participer aux eventuelles rencontres.
Cependant, J’ai pu recevoir l’avis de certaines d’entres elles.
Le milieu francais semble flotter et manquer de reperes. Les lolitas se chamaillent souvent pour des betises et le reconnaissent avec franchise. L’hermetisme de la langue japonaise provoque souvent ce genre de comportement: des que quelqu’une(e) detient une information, il l’egraine avec fierte et parfois dedain. C’est tres regrettable mais c’est bien la le comportement des micro-communautes. Ca s’est deja vu dans les milieus de la japanimation a ses debuts (fin 80’s et debut 90’s), du goth (je me souviens de duels debiles ou les gars enumeraient le nom des groupes qu’ils connaissaient et gare a celui qui perdait), etc. C’est bien triste mais ce n’est pas la premiere fois que cela se voit. Je pense que c’est inerrant a tout mouvement en gestation.

 

Les lolitas americaines nous sont de plus en plus proches grace a l’apparition de l’edition US du Gothic and Lolita Bible (initiative interessante mais peu pertinante: chaque magazine fait des compilations des editions japonaises… dans le desordre… et surtout on nous ressort des articles qui datent de plus d’un an. Voici que l’actualite en prend un sacre coup dans l’aile). Cependant les articles concernants les lolitas japonaises sont salutaires (pour la revue elle-meme): on peut voir que les lolitas n’hesitent pas a se regrouper souvent. La chose m’a ete confirmee par Maki et Asuka d’Angelic Pretty. Leurs quelques experiences americaines ont ete marquees par cette impression de cohesion, de respect et de communication entre lolitas. Ces dernieres donnent l’impression de toutes se connaitre et d’etre vraiment heureuses de se retrouver. Eviedemment l’importance des forums internet y sont pour quelque chose.
Elles n’hesitent pas non plus a s’organiser des sorties sans qu’il y ait vraiment de raisons.
Bref, des vrais exemples.

 

Pour ce qui est des lolitas japonaises.
Celles qui sont impliquees a vie dans le milieu (je pense aux Kokusyoku Sumire, aux Angelic Pretty, aux Garasu no Kotorisya, a Imai Kira, a Miaki Kari, a Fumiko de Chantilly, a toutes les filles des differentes marques, aux musiciens/musiciennes, a Nobara, etc. Il y en a trop pour nommer tout le monde, pardon) s’entraident, collaborent, font des echanges et organisent des rencontres. Elles sont tres unies. Et pour en connaitre certaines, en connaitre tres bien, certaines meme trop bien, elles ont un respect et une amitie sans bornes pour leurs soeurs.
Cependant, la culture ou plutot la sociabilite japonaise fait que les autres lolitas, celles qui n’ont pas d’implication directe dans le milieu, ne communiquent presque pas. Ne se regroupent pas. Il faut que La Foret ou Angelic Pretty (d’autres marques et artistes aussi… n’y voyez pas de favoritisme, c’est juste que je connais mieux certaines personnes que d’autres) propose quelque chose pour attirer toutes les filles de la region. La, c’est donc un probleme culturel.

 

Il est vrai qu’aux Etats Unis, les gens n’ont pas cette timidite et puis ils ont l’habitude de croiser toutes sortes d’energumenes tout le temps, du coup la tolerance est plus grande.

 

Bref, en parlant a pas mal de lolitas au Japon et chez nous, il en est ressorti que nous manquions de references propres, de lignes de conduite. Non non rien qui pourrait nous enfermer mais plutot des references pour nous guider.

 

Ce sont des choses qui viendront avec le temps. Les lolitas de maintenant, si elles continuent, fonderont leurs propres marques de vetements, leurs groupes de musique, etc. Et puis logiquement on devrait voir arriver un premier magazine qui aura une bonne part pour les lolitas. Ce sera deja un debut. Je vous en reparlerai plus longuement plus tard.
De plus les lolitas japonaises ont hate de voir l’emergence de la culture lolita en Europe. Elles ont hate de voir notre interpretation de ce qu’elles ont cree.

 

Pour l’instant, serrons-nous les coudes. Prenons conscience que nous sommes allies. Que nous serons que plus forts qu’en restant ensemble plutot que les uns contre les autres.

 

(je sens que ceux/celles qui ne sont pas d’accord vont m’en mettre plein les dents…)

 

(pardon pour les fautes d’orthographes, j’ecris sans me relire: je n’ai pas de temps… grrr)

23 Responses to “Lolitas”

  1. silveryohko

    Bonjour bonjour! Comment vas-tu? (Je peux te tutoier ça ne dérange pas? Je ne suis pas du genre à vouvoier les gens que je sens « proches », désolée si ça te choque haha) Avant de donner pour la première fois mon avis sur ton blog, je voulais quand même faire une brève introduction, je pense que ça rendra mon intervention moins… »cheveux sur la soupe »?

    Ca fait 2 semaines environs que je suis ton blog, en fait je t’ai découvert d’abord par La mome Neant, qui parlait de tes oeuvres sur son LiveJournal, puis une amie a fait un post sur toi sur un forum lolita, ça m’a donné envie de venir « te rendre visite » et je ne suis pas déçue du voyage! Voir un homme dans le milieu lolita est assez rare, mais en voir un qui ne prenne pas cet univers comme un nid à groupies de visual kei est plaisant. De plus j’adore tes dessins et illustrations, j’ai vraiment hâte que tu puisses être publié.
    Ha oui! Je m’appelle Karine, je vis près de Rennes et j’ai 24 ans. J’ai découvert le Monde lolita il y a de ça environs 5 ans, et cette rencontre a changé ma vision du Monde.

    Pour revenir à cet article (désolée d’avoir été si longue), je suis d’accord, les lolita françaises ne sont pas très soudées entre elles. En fait nous sommes « classées » par forums (enfin c’est ce que je ressent).
    Les forums lolita francophones ont chacun une façon de voir la mode et la culture lolita d’une façon différente. Au mieux on ignore celles qui ne pensent pas comme nous, au pire on se fait la « guerre »
    Ce qui donne des situations ridicules: des remarques acides, des insultes, des « troll » de blogs, et ce sur internet comem dans « la vraie vie ».
    C’est dommage…mais certaines personnes essayent de faire bouger les choses, fort heureusement! J’espère qu’on pourra mieux s’entendre dans le futur (sans alelr jusqu’à l’utopisme), mais ne serait-ce qu’arrêter de se dédaigner pour un rien…

  2. Chewby

    Merci pour cet article !
    Il éclaire (pour ma pert en tout cas) pas mal de choses.
    Je suis d’accord avec vous et avec Silver : en Occident, on a besoin d’être plus solidaires entre lolitas.
    Et si le développement d’une culture lolita en France le permet, alors c’est tant mieux. Ca prendra sûrement pas mal de temps, mais je pense que si l’on fait tous des efforts, on peut y arriver ^___^
    J’ai hâte de voir ce que les lolitas occidentales peuvent apporter à ce mouvement !
    Et d’ailleurs, vos oeuvres (qui j’éspère paraitront toutes) ouvrirons certainement la voie à une culture lolita française.

  3. hatsumi-no-baka

    Je trouve parfois le mouvement lolita en France un peu « violent », on classe plus et plus facilement les personnes dans une certaine case (italoli par exemple) et ça entraine souvent des clans. Comme le dit Silveryohko les lolita sont « classées » par forums.(ce qui est un peu dommage et entraine des paroles désagréables et plutôt idiote…je n’aimerai pas être admin T_T)
    Mais je pense que ce mouvement lolita nous « recycle », les adolescent et les adultes redécouvrent une partie de la culture de la France, et l’aiment, alors que s’ils n’avaient pas connu le lolita, peut être en seraient encore-t-ils à dire « La France c’est d’la merde y’a rien de bon! »…Enfin c’est mon point de vue…
    +1 pour Chewby, je pense que si le mouvement artistique lolita se déclenche, la culture elle même pourra être faite.
    Peut être que ta démarche va engendrer des groupes, des auteurs, des artistes qui jusque là avaient peur de se lancer ou qui se limitaient encore au fanzinat de la Japan Expo.
    Les lolita japonaises ont créé un univers que l’on trouve exotique et en même temps auquel on se sent concerné, rattaché (le rococo, les robes)et de reprendre des contes Européens que l’on connais depuis tout petits sans y avoir jamais fait vraiment attention…
    Oh et puis un cris du coeur pour Maki et Asuka: Faites des tailles plus graaaaaaaaaaandes ToT *fond en larmes* non, plus sérieusement *se reprend* T_T pourquoi les japonaises sont elles si petites…
    J’éspère que quand elles auront beaucoup de succès elles feront des tailles 40 *pars rêver…*

  4. Mitsüki

    Ouah, ben vous allez avoir des pavés à lire ce soir ! (enfin, matin au Japon je suppose? ^_^)

    Je suis en accord avec votre article, même si bon, les gueguerres entre lolita, on y a souvent droit… ce n’est meme pas la loi du plus fort, car par exemple, les lolita avec « beaucoup » de vêtement de marque vont se faire jalouser etc… ou vice versa, une personne n’ayant pas de vêtements de marque ne va pas se faire accepter, et je trouve ça franchement dommage, car nous sommes toutes lolita dans l’âme et nous devrions nous aider. Sur les communauté livejournal americaine tel que egl etc… il c’est même former des « bitch » ou « bitcheuse » à la francaise XD C’est pour dire que le taux d’acceptation de certaines est au niveau presque zero…
    On pourrait penser que le monde des lolita est un monde tout rose et dorée, mais en faite, certaines personnes se jugent au dessus des autres pour on ne sait quelle raison…
    Sur les forum lolita français, nous n’avons pas les « bitch americaines », mais il y a toujours pas mal de tension et là encore, seulement pour une rivalité dont on ne trouve pas la raison (enfin bon, je m’arrange pour ne pas être dans les conflits, même si j’ai le sang chaud et que j’aime bien défendre le partie que je pense juste sans trop cracher sur l’autre…) enfin bref, je crois que j’en avais à dire sur la « violence des lolita » (on a du mal au croire qu’on puisse utiliser une expression pareille… XD)

    Sinon, je trouve que le lolita se développe relativement bien en France, malgré le prix des robes, on peut desormais trouver des vêtements assez inspiré dans les magasins, bon, pas au point d’être 100% lolita, mais on n’en est pas loin, et c’est déjà beaucoup !

    J’ai hâte de pouvoir faire de grand meeting avec des tonnes de lolita, mais pour le moment il n’y en a pas assez… bientôt j’espère!

  5. Eleonora

    bonsoir!
    merci pour cet article, qui resume très bien la situation des lolitas!

    je pense quand même que les lolitas americaines ne sont pas si soudées que ça. quand on voit les communautés de livejournal, avec par exemble « get of egl », ou encore certains posts sur lolita_secret….il y a un vrai fossé entre celles qu’on nomme « itas » et les « bonnes lolitas ». je comprend (et je pense aussi ainsi) l’enervement de certaines face à celles qui se pretendent « lolita », et font des fautes de gout enorme (je parle de tissu satin, dentelle de polyester, jupe trop courte…) ou n’en ont pas l’esprit…;mais cela va trop souvent vers l’excès, quelqu’un qui n’est pas « all brand », qui debute, qui ajoute à sa tenue un accessoire qui ne colle pas selon des « puristes » à son style; ne merite pas qu’on la descende comme le fnt certaines…. je trouve ça vraiment triste et puéril.

    j’ai hate aussi de voir une vraie culture lolita apparaitre par chez nous. j’ai l’impression que l’on est toutes aglutinées autour du japon, comme si on ne pouvait rien faire pour créer notre propre culture….. voir un vrai monde lolita occidental apparaitre serait vraiment interessant!

    plus de solidarité serait vraiment necessaire. il y a des rivalités comme toujours, mais à paris de petits groupes lolitas se sont formés, surtout grâce au magasin baby qui est devenu un vrai lieu de rendez-vous. j’aime vraiment être lolita à Paris.

  6. L.

    Bon ben moi, je n’y connais rien, au milieu Lolita, à part ce que j’ai lu ici et chez Lolipauline, qui nous manque à tous, j’imagine (où es tu, Lolipauline ? Que fais-tu ?)… Et rien que pour ça, alors, je risque de me faire lapider aux sucres d’orge par les plus extrêmistes du mouvement, on dirait.

    Effectivement, en tout cas, François, je te rejoins sur le parallèle que tu établis judicieusement avec d’autres situations conflictuelles dans d’autres mouvements, notamment celui des débuts de la japanim’ en france. J’y étais et, c’est vrai, avant même que tu en parles, ce que tu écrivais m’y a automatiquement fait penser. Idem pour le milieu de la BD amateur à cette époque : je pensais que parce que les gens étaient dans la case « amateurs », ils se serreraient plus les coudes que ceux qui étaient « pros » et donc, concurrents, mais en réalité, c’était tellement l’inverse qu’écoeuré, j’ai fini par lacher quasi-complètement le dessin. D’ailleurs, au sujet du métal, ça vaut aussi pour le mouvement punk : tout le monde sait visiblement mieux que son prochain ce qu’est le vrai punk, en opposition aux faux qui n’ont rien compris (selon les alégeances : le créteux, le punkachien, l’anarchiste, le super-oldies, etc, etc…)… Comme si chaque mouvement un peu underground devait encore se scinder en mini-mouvements et s’auto-faire la guerre (mais n’est-ce vraiment valable que pour l’underground ?). Il y aurait donc sans doute ici une passionante étude psycho-sociologique à faire…

    Quoi qu’il en soit, je trouve ça aussi dommage qu’étrange qu’on retrouve ces travers dans le milieu Lolita parce que si j’ai tout bien compris de mes lectures précédentes, l’inclination Lolita, elle va quand même vers un certain idéal de mesure, de distinction, de classe, de maniérisme (au sens non péjoratif) et de tenue en toute circonstances. Or pour moi, le crépage de chignon, ça n’entre pas vraiment dans ce genre de catégorie.

    Ce qui me permet de terminer sur une hypothèse : celle d’un double mouvement Lolita. Plein de fausses Lolitas qui sont tombées dans le milieu de manière arbitraire comme elles auraient pu tomber raides fans de Tokio Hotel, de Gakt ou de moi-même, et qui se toruvent là par hasard, parce que ça fait cool, parce que ça fait style et parce que « de toute façon le monde il les comprend pas et elles sont tellement mieux que les humains normaux ». Bref, des Lolitas qui cesseront d’en être avec le temps, et qui se servent du milieu pour se donner une identité et une consistance « à part » qu’elles rêvent secrètement d’avoir pour être « exceptionnelles ». Puis, d’un autre côté, les rares et vraies, qui ont adhéré au mouvement parce qu’il renvoyait à des valleurs, des aspirations, des rêves, des principes déjà ancrés dans la personne, peinant à s’épanouir dans un monde très (trop) différent, et qui trouvent ce moyen-là, ce milieu-là pour pouvoir s’exprimer un peu, »respirer », exister pour ce qu’ils sont. Et donc, un moyen pour la « lolita qui s’ignorait » d’exister pour ce qu’elle est, de la même façon. Celles-là, par conséquent, le resteront toutes leur vie, qu’elles restent dans le milieu ou non, et ne tomberont pas dans le piège des polémiques stériles et inutiles parce que, justement, celles-ci ne leur ressemblent pas.

    J’ai juste ?

    (Je ne me relis pas non plus car je manque de temps de la même façon. mais le coeur y est pareillement !)

  7. Maud Amoretti

    Chers Tous,

    merci pour tous vos commentaires qui, c’est sur, viennent completer le billet.
    Comme d’habitude, je suis en retard pour repondre et mes connections (ultra) limitees rendent difficile bien des choses… Bref, je cesse de me donner des excuses et en viens au but: je fais une reponse globale puis rajoute a la fin des petits mots a chacun(e).

    Vous le remarquez tous, nous manquons en France de reperes. C’est un mouvement deja tres jeune au Japon et encore plus chez nous. Je suis dans ce milieu depuis pas mal d’annees et c’est un milieu assez petit, ou tout le monde se connait. Si quelqu’un commencait a faire la guerre aux autres, il s’alienerait tres vite. Il y a une majorite de createurs (creatrices surtout… C’est un milieu feminin a 99 pour 100) et il existe une veritable communication entre tous. Bon, certes, a chacun son echelle mais tout le monde se croise et participe. Que l’on soit illustrateur, designer, musicien, etc. Tout le monde oeuvre pour que la culture lolita s’enrichisse, s’epanouisse.
    En France, le milieu lolita est jeune. La barriere de la langue isole les lolitas francaises de leurs soeurs japonaises. Alors que ces dernieres ne pensent qu’a communiquer…
    Il ne nous reste plus qu’une seule chose a faire: nous mettre au travail pour interpreter ce que nous avons vu et nous l’approprier. Copier ne peut qu’etre bref. En resulte un chaos ininteressant. A nous, maintenant, de prendre nos marques et de battir notre vision de la culture lolita.
    Deja quelques marques font leur apparition: pour ma part, je connais Mushi no Kokoro (qui reste tres Visual Kei tout de meme…). Mais il est vrai que personne ne travaille au niveau professionnel…
    Il faut bien manger cela dit. Y a t il suffisamment de public en France pour esperer vivre de ses creations? Pour moi, il s’agit maintenant de vie ou de mort, de mort creative bien sur. Je n’arrive plus a dessiner autre chose, il me faut continuer. On verra bien. Et puis bientot le magazine. Meme s’il ne sera pas completement lolita, tant que j’y serais, les lolitas auront une partie a elles.
    Les gens qui partagent mon univers et dont je partage le leur, sont tous issus du milieu lolita. Ils sont les premiers a me considerer comme artiste a part entiere. Je veux vraiment leurs etre fidele et faire en sorte que cette culture prospere. Du moins, que ceux qui s’y interessent, s’y sentent bien, au chaud, comme dans un coccon familial, et cela sans dispute puerile. Je suis peut etre idealiste… mais pas d’avancement sans ideaux.

    Je parle trop. Pardon.

    Bon. Hum.

    Chere Karine,
    merci de venir me voir et de participer. Merci pour tes vues sur le milieu. Comme tu as du le lire dans les commentaires suivants, beaucoup pensent comme toi.
    J’espere te lire a nouveau ici!
    Bienvenue!!!

    Chere Chewby,
    Merci a toi pour ton commentaire.
    Moi aussi j’ai hate de voir ce qu’ont a dire les lolitas francaises. Les lolitas japonaises aussi attendent notre reponse. Beaucoup me disent qu’elles veulent voir notre interpretation de leurs creations. Inspirons nous, ne copions pas!

    Chere Hatsumi,
    Encore un point de marque! Il a fallu que les japonaises nous montrent que nous avions des choses formidables chez nous. La France n’est pas merdique, je pense qu’elle manque de createurs pertinents. Notre pays n’est pas tres ouvert a l’originalite, il est vrai…
    J’ai parle du probleme des tailles avec Maki. Elle est bien d’accord. Cependant elles ne peuvent pas vraiment faire autrement pour l’instant. Asuka et elle revent d’ouvrir une boutique a Paris, ce sera alors l’occasion de revoir la garde robe d’Angelic Pretty aux tailles francaises.
    Je dois repondre a ton dernier mail… desole pour le retard!!!

    Chere Mitsuki,
    C’est vrai, les vetements coutent cher. Tres. C’est dommage mais c’est aussi rassurant: ils sont crees en nombre limite, avec des materiaux de qualite et par des personnes qui croient en quelque chose. C’est aussi pour ca que les lolitas mettent toutes la main a la pate, oops, a l’aiguille plutot… hehe!
    Il existe des contres facons. Je vous engagent a les rejeter! Ignorons ceux qui veulent faire de l’argent sur notre dos!
    Moi aussi, j’ai hate de faire des rencontres avec plein de lolitas! Des vraies rencontres, pas des festivals de manga ou de visual kei. Des vrais evenements lolitas!
    Courage! On y arrivera!

    Chere Eleonora,
    Bienvenue!!! Merci de venir me lire et surtout de participer!
    Le magasin Baby est un premier pas. C’est une excellente chose. Et peut etre que bientot on va voir apparaitre des marques francaises. A partir du moment ou les lolitas s’impliqueront directement, on verra une vraie solidarite s’installer!
    Ce que je peux avoir hate!

    Cher L,
    C’est chouette de te lire sur un billet qui, a la base, ne doit pas vraiment t’interesser… Merci mon bon L!
    En ce qui concerne LoliPauline… elle n’a plus d’ordinateur depuis fin aout. J’ai eu un mail bref de sa part debut octobre ou elle me disait que ses depenses en fringues etaient telles qu’elle n’aurait pas d’ordi avant Noel, si sa mere le veut bien bien sur.
    Pour ce que tu dis, tu as juste! On est plein de microcosmes, tous persuades d’etre detenteurs de L’ultime verite.
    Effectivement, les lolitas sont censees etre polies et respectueuses. Mais ce sont aussi des choses qui viennent avec la maturite. Et effectivement, encore, nous devons faire honneur a celles qui depassent cette puerilite.

    Tout d’abord, la premiere regle que devraient appliquer les lolitas, c’est qu’il n’y a pas de regles. Le but du mouvement lolita est la liberte. La liberte d’etre soi meme. La preuve: elles font fi du standard et vivent leurs contes de fees. Etre lolita commence dans le coeur.
    Excusez moi de revenir a moi mais je suis un garcon mais je me considere lolita. Et vous ne me verrez jamais dans une jumper skirt d’Innocent World.

    … dommage d’ailleurs…

  8. L.

    Qu’on ne s’y trompe pas. C’est vrai que n’étant pas du tout du tout dans le milieu Gothic Lolitas, forcément, je m’y trouve un peu comme un poisson hors de l’eau, et sans doute que sans ce blog, je n’aurais jamais appris que ça existait, ou alors j’aurais confondu avec le Visual Kei, ou alors je ne m’y serais pas intéressé du tout, mais en découvrant le mouvement de façon humaine, par le regard de celles et ceux qui le vivent au quotidien, ça lui donne assez de passion pour que j’aie envie d’en savoir plus et de me pencher sur une question qui, pourtant, ne me concerne pas…

    Merci pour les news sur Lolipauline, au passage ! Je suis sûr que plein de gens attendent son retour sur la toile avec impatience ! ; )

    De ta réponse érudite et bienvenue, je retiendrais surtout : « Le but du mouvement lolita est la liberte. La liberte d’etre soi meme. La preuve: elles font fi du standard et vivent leurs contes de fees. Etre lolita commence dans le coeur ». ça rejoins ce que je pense, et c’est un beau leitmotiv. ça cadre bien le mouvement, je trouve, et c’est joliment formulé : dès lors qu’on sort de ce cadre, déjà, on sort du mouvement… Non ? Vivre un conte de fée n’est pas une question de marques, même si certaines le facilitent. la preuve : tu ne portes pas de jumper skirt, mais tu te considères Lolita quand même.

    Quand à moi… Ben même si ce n’est pas (complètement, mais il y a des points de raliement) mon univers, j’admets que j’aimerai bien qu’un mouvement Lolito émerge pour pouvoir porter des queues de pies, des chemises à jabot et des costumes façon Angleterre Victorienne Métaphorique. Si on pouvait rajouter des foulards et cravates aux motifs « croix », je serais ravi !

  9. Maud Amoretti

    Cher L,
    si tu te mets a porter des queues de pie, on va t’appeler Mylord. Ou gogoth. Hehe! Mais si tu jetais un coup d’oeil aux marques japonaises orientee goth, tu trouverais certainement ton bonheur! Surtout pour les cravates!
    Pour ce qui est d’un mouvement lolito, et bien, commencons-le! C’est que je ne serais pas contre d’avoir un visage ami a mes cotes!

  10. Aelin

    Puis-je savoir où tu prends tes bases pour sortir tes arguments ?

    (ne le prends pas mal… je sais que le français pur et dur donne l’impression d’être sec parfois… mais comme j’ai eu l’impression d’avoir à faire à quelqu’un ayant un langage soutenu..)

  11. Maud Amoretti

    Bonjour Aelin,
    Comme je le disais en tete d’article, j’ai recueilli pas mal de temoignages de la part de differentes personnes, notamment des personnes actives au sein du milieu lolita. Ce sont leur avis, ce n’est pas forcement une verite. Et puis chacun a son point de vue.
    C’est aussi seulement une interpretation.

    Ai-je un langage soutenu? Vraiment? Suis-je offensant? Si c’est le cas, j’en suis profondement desole.

    En esperant te relire ici de temps en temps!

  12. Sweet Lolita/ Sweetlolli

    Un langage très correct mais pas soutenu… C’est ce que je dirai mais ce n’est pas le sujet.

    J’avais envie de réagir bien avant aujourd’hui mais je n’en ai pas eu le temps (mes fiches d’arrêt auront raison de moi).

    Pour recadrer au sujet :

    Tout d’abord, je ne pense pas que les lolitas forment un groupe social (ni un sous-groupe) que cela soit au Japon, ou en France dès lors qu’il manque en nombre et surtout en cohérence.

    Les lolitas peuvent former des communautés. Si l’on part de ce postulat, il est nécessaire de préciser qu’il s’agit de communautés naissantes, balbutiantes, dont l’avenir est encore assez incertain.

    En France, c’est à nous, Lolitas, de le construire.
    Outre la nécessité de repères, plusieurs problèmes se posent. Le principal est le jeune âge de la grande partie des lolitas, d’où les gamineries, les cloisonnements en petits clans, les « t’as de la marque », qui me rappellent le collège. L’on aura beau créer des repères, si l’on est en face de gamines, cela deviendra inutile. Je ne dis pas que cela ne sert à rien de commencer dès aujourd’hui, au contraire, je trouve que c’est une bonne idée : toutes les lolitas n’ont pas 12 ans.

    Les avant-dernière et dernière propositions possibles, pour moi, se recoupent.
    Je considère le lolita comme un style vestimentaire au même rang que les styles classiques, casual, sportwear etc. Ce qui le distingue c’est la recherche d’une esthétique particulière. Cette esthétique est basée sur des thèmes communs (Alice au pays des merveilles, le rococo, etc). Dans ce sens, je trouve que le lolita se rapproche d’un mouvement artistique/esthétique comme le dandysme.

    Pour faire court, je conclue : les lolitas ont surtout besoin de grandir pour atteindre le « stade supérieur », ne serait-ce pas un comble pour de jeunes filles dont les principales références appartiennent à celles de l’enfance? Les prochaines années nous le diront.

    Veuillez m’excuser pour la lenteur du temps de réaction ainsi que pour la longueur de mes propos. Sur ce, je vais aussi me coucher…

  13. Gabrielle

    je suis globalement d’accord avec Eleonora, surtout à propos de la communauté américaine.
    elle n’est globalement pas beaucoup plus soudée que la nôtre (moins hypocrite peut être, mais aussi plus ouvertement violente!), seulement, elle est beaucoup plus grande.
    e ce fait, elle permet la création de communautés en son sein qui ont plus de poids que les nôtres – c’est exactement pareil, mais à une échelle différente.
    et c’est cette taille qui est un atout parce qu’elle permet des entreprises beaucoup plus audacieuses: la G&LB américaine par exemple, ou encore Cosplay Oneesan en Californie, qui ont réussi à organiser une sorte de convention 100% lolita avec comme invités les Sumire et AP. (moi je dis chapeau…)
    grâce à leur nombre, elles constituent un véritable public, et surtout une véritable clientèle – sans ce nombre, jamais l’idée de créer des marques de vêtements (Sweet Rococo, Candy Violet, La Dauphine, etc) n’aurait marché, par exemple.
    en France, tout cela me semble impossible. nous sommes quelques centaines, au mieux, et quelques centaines de collégiennes, lycéennes et étudiantes, au pouvoir d’achat limité. et même dans le fabuleux monde des lolitas, l’argent joue un rôle non négligeable.
    je considère donc qu’il faudrait plutôt réfléchir à la croissance d’une communauté lolita à l’échelle européenne, dans laquelle la « culture lolita » pourrait s’épanouir, dans tous les domaines.
    mais le problème qui se pose alors est la barrière linguistique, car elle n’existe pas seulement entre les lolitas japonaises et françaises, mais également entre les lolitas finlandaises, espagnoles, allemandes, … et françaises. il y a bien l’anglais mais l’anglais exclut automatiquement toutes celles qui n’ont que peu d’affinités pour les langues étrangères.

    je voulais aussi revenir au commentaire de « L. ».
    j’avoue trouver son opinion très « limitante », puisqu’il semble insinuer qu’il existe en tout deux « types » de lolitas: les « poseuses » qui veulent simplement se faire remarquer et se différencier de la masse (rébellion adolescente), et les « vraies » qui sont des « lolitas dans l’âme » et adhèrent à une sorte de philosophie implicite.
    et celles qui aiment simplement le style vestimentaire d’un point de vue purement esthétique, on en fait quoi?
    je pense que le manque de cohésion de la communauté occidentale découle surtout de là.
    au Japon, le style vestimentaire lolita est né au sein d’un mouvement culturel propre, un mouvement de jeunes qui avaient une vision particulière du monde. ce mouvement est né en réaction à la société japonaise, et comprenait toutes sortes d’arts, pas seulement la mode. la mode n’en est qu’une expression parmis tant d’autres.
    (c’est l’impression que j’en ai, en tout cas – corrigez moi si elle vous semble profondément fausse)
    en occident, la situation est radicalement différente – la société française tout comme la société américaine sont très différentes de la société japonaise.
    le lolita a ici été adopté d’abord en tant que mode par les jeunes qui avaient sans doute des goûts similaires et le courage d’afficher ces goûts de manière aussi exhubérante. mais leurs liens s’arrêtent là.
    il n’y a pas en France de message, d’idéologie ou même d’idée directrice sous-jacente.
    il y a juste un goût commun pour la poésie, la féminité, le retour à un esthétisme passé, je suppose (et encore!).
    et si certains choisissent d’en faire un mode de vie, ce n’est très certainement pas le cas de tous – il est donc impossible d’unifier l’ensemble de la communauté lolita sous cette bannière.

    pfiou…je ne sais pas trop si vous trouverez dans ce commentaire une queue ou une tête, mais j’espère au moins que j’ai pu soulever quelques questions passablement intéressantes.

  14. Maud Amoretti

    Chère Sweet Lolita,
    je suis désolé mais je me rend compte de votre commentaire seulement à l’instant…
    Je ne connais que très peu le milieu lolita français. Cependant il m’est apparu qu’il en était effectivement à ses balbutiements. Il est certain que de la maturité est nécessaire à son essor.
    Et pour souligner votre conclusion: seules celles qui conserveront leur âme d’enfant, quelque soit leur âge, donneront sa pérennité au mouvement.
    Merci Sweet Lolita pour votre commentaire enrichissant!

    Chère Gabrielle,
    (j’ai commencé à dire « chère/cher » à tout le monde, désolé ce n’est pas très poli pour une première rencontre…)
    Bienvenue à vous ici!
    Merci pour votre point de vue qui continue d’éclairer ce billet!
    Ne fréquentant pas les forums, je ne sais rien des conversations qui y ont lieu. Je n’aurais jamais imaginé de tels conflits. C’est bien dommage.
    L’idée d’un regroupement européen est une excellente idée! Certes, la barrière de la langue sera un obstacle mais il pourrait être contourné par un langage plus utopique, celui des créations. Le fait que tout le monde apprécie les mêmes marques et les mêmes artistes est déjà un pont. Bon, les conversations ne vont pas aller bien loin, c’est certain. Mais imaginons un festival lolita, qui durerait trois jours avec des marques, des groupes, des artistes, quelque chose de convivial, il me semble qu’on y viendrait de l’Europe entière. Et ce serait à la minorité linguiste de tisser des liens et de les consolider. Je rêve bien sûr. Quoi que…
    Ce qui rejoint ce dont vous parler à la fin de votre commentaire, sur l’impossibilité d’unifier tout le monde sous la même bannière. C’est très juste. Mais je voudrais tout de même rajouter un « mais ». Ce « mais » concernerait celles (et ceux aussi, même s’ils sont rares) qui ont le lolita dans le coeur, et temporairement celles qui ne l’ont que dans la garde robe. Ce serait déjà un point de départ.
    Oui, vous avez apporté de nouvelles matières à ce sujet et je vous en remercie!

    Je suis idéaliste (depuis peu c’est vrai) et je veux croire en cet univers que nous partageons même si nous ne sommes qu’une poignée.

  15. Gabrielle

    je ne suis pas du genre à être à cheval sur la politesse, alors « chère » me va très bien, et « tu » aussi d’ailleurs ;]

    je tiens juste à préciser que mon point de vue est sans doute très biaisé par mon cynisme et ma misanthropie.
    c’est pour cela que ton idéalisme, ta fascination presque enfantine et ton optimisme ont tendance à me dérouter. je ne crois pas à la vocation unificatrice et universelle de l’univers lolita, mais je dois bien avouer que ton entrain est charmant et peut-être contagieux.

    cependant je tiens à noter que l’un des clivages essentiels dans la communauté (anglophone plus que française, j’avoue ne pas être très active sur les forums français, je ne saurais donc dire s’il en est de même de ce côté là) pourrait se révéler très problématique pour l’éventuelle croissance d’une « culture lolita » occidentale: celui entre les « lifestyle lolitas » et les autres.
    il se trouve que la question de savoir si le lolita se résume à un style vestimentaire ou englobe plus d’aspects est loin d’être récente.
    nombreuses sont celles qui considèrent avoir « le lolita dans le coeur », et généralement elles l’ont tellement dans le coeur qu’elles désirent l’avoir partout ailleurs également, dans leurs chambres, leurs cahiers de maths, leur dentifrice. (j’avance la thèse qu’elles n’ont de rapports sexuels que si le préservatif est rose et à ruban – oh j’oubliais! le sexe, ce n’est pas rori, alors la chasteté est de mise)
    le problème qui se pose, et je pense qu’il découle de la nature même de la communauté lolita, càd un groupe de jeunes filles (tu m’excuseras cette remarque sexiste mais il s’agit bien là d’une constatation), c’est leur propension à créer de la concurrence là où elle n’a pas lieu d’être.
    il y a forcément une tendance à vouloir tout ranger dans des tiroirs nombreux et bien distincts (parce que de l’AP blanc n’est pas de l’amalolita mais du shirololita, attention! il y a eu de longs débats là-dessus, sèrieusement) et de se comparer aux autres (quant à la taille de la garderobe ou au nombre de points de crédibilité lolita. 1L de thé = 2 points alors on ne boit plus que ça, ça fait plus de points à la fin de la journée, et puis en plus c’est bon pour la santé)
    je m’égare…tout ça pour dire que malheureusement, celles qui se voulaient lolita dans l’âme et pas que dans la jumperskirt en sont rapidement arrivées à être élitistes et complètement coincées du rectum.
    l’idée de suivre non seulement le lolita-mode mais aussi le lolita-philosophie a mené à des règles ridicules, l’ostrascisme de celles qui ne les suivaient pas à la lettre, et un complexe de supèriorité vide de sens. on en est arrivé à des gamines de 14 ans qui se vouvoient entre elles et refusent de se trouver à moins de 2 mètre d’un jean ou d’un t-shirt.
    à la Tea Party organisée par Btssb en collaboration avec Kera! et Aoki Misako cet été, on a fait remarquer à Jeanne (la môme néant) qu’avoir pris du cidre n’était pas très lolita; dans leur conception du monde, il semblerait que les vêtements dictent le comportement.

    la vie étant faite d’actions et de réactions (on dit merci à M. Newton pour sa 3ème loi!), celles qui n’avaient aucunement envie de modifier leur manière d’être sous prétexte qu’elles portent des robes à froufrous ont affirmé leur différence en célébrant leur indépendance par rapport à toute notion de philosophie lolita.
    on en arrive à un groupe de filles qui portent une parfaite tenue en provenance directe de chez Mary Magdalene ou Baby, the stars shine bright, et qui énumèrent tout ce qui font d’elles des anti-héroïnes lolitas: elles fument, elles boivent, elles écoutent du heavy metal, et elles prennent des photos dans des sex shops.
    l’idée directrice n’étant évidemment pas de prendre des photos dans des sex shops mais plutôt de vivre sa vie comme on l’entend, habillée en lolita peut-être, mais pas pour autant 100% lolita certified sous toutes les coutures 24-7.

    tu disais que le lolita, c’est la liberté – or le lolita en dehors des vêtements est devenu synonyme de limitations.
    nombreuses sont celles qui auront tendance à refuser toute idée de « culture lolita » et préfèreront s’en distancer parce qu’elles ne veulent pas s’imposer une quelconque manière de vivre. (ni être associées à certains groupuscules à l’intelligence douteuse)
    elles affirmeront n’avoir rien à voir avec cette culture lolita même si elles mêmes apprécient les contes de fées, l’esthétique rococo, les couleurs pastel, Alice au pays des merveilles, le thé et les pâtisseries. même si elles écoutent Kokusyoku Sumire et ont dans leur chambre, aux murs roses et coiffeuses blanches, des reproductions de Kira Imai ou François Amoretti. (;p)
    elles te diront qu’elles considèrent ça comme faisant partie intégrante de leur personnalité, de leur vision du monde, de leur propre mode de vie – le lolita, les robes dans leurs armoires, n’en sont qu’un autre fragment, une autre expression.
    et peut-être que le black metal, la boxe thaï et la bière en sont d’autres fragments encore, et peut-être qu’on leur a dit qu’elles devraient les abandonner afin d’être une « vraie lolita », une qui a le lolita dans le coeur.

    évidemment que ce n’est pas vrai, mais reste qu’il y a toujours cette stigmatisation qui pèse sur l’idée de « culture lolita ».
    on a beaucoup trop tendance à penser que culture lolita signifie construire chez soi un autel garni d’encens et de roses bleues pour prier chaque soir Mananabananasama, et qu’on ne peut faire partie de cette culture que si l’on abandonne solennellement et à jamais les mots « merde », « putain » et « bordel ».

    étant donné qu’il y a au sein de la communauté ce fossé entre celles qui font de trop et celles qui ne font pas du tout, et une animosité permanente car chacune se sent supèrieure à l’autre, un ralliement pour la croissance d’un univers lolita commun me semble difficile.
    le problème c’est surtout qu’on est toutes trop individualistes, trop immatures, trop fières; alors on s’enfonce dans des conflits sans raison ni but, et on n’arrive pas à voir outre nos différents.
    mis à part le fait que nous sommes humaines et que généralement ce qui est humain est con. (personnellement c’est la principale raison pour laquelle je limite mes contacts avec la communauté. désolée d’être si terre-à-terre mais je trouve simplement qu’il y a beaucoup trop d’idiotes en son sein.)

    je ne sais plus trop où je voulais en venir, à vrai dire.
    je voulais tout de même te faire remarquer (si elle ne l’a pas déjà fait) que Jeanne a posté sur le livejournal egl, une des plus grandes communautés lolita sur internet, à propos de toi & tes oeuvres. je pense qu’on peut avec certitude avancer que tu as maintenant bon nombre de fans en plus, et pas seulement en europe ;]

    oh et à propos rassemblement européen – la Japan Expo de l’été dernier avait déjà réuni bon nombre de lolitas européennes (espagnoles, anglaises, allemandes, italiennes notamment) et j’espère bien qu’il en sera de même pour la prochaine édition.
    j’avais d’ailleurs tenté d’organiser, le lundi suivant, un meet-up européen à paris. une soixantaine de personnes avait confirmé pouvoir venir, mais le projet est tombé à l’eau (c’est le cas de le dire) à la dernière minute car la météo n’était pas de notre côté et j’avais (bêtement) négligé de prévoir un plan B tenant la route.
    j’avais pensé retenter l’expèrience l’année prochaine, voir contacter Cosplay Oneesan pour créer une sorte de filière européenne qui pourrait organiser un équivalent de leur Yumemiru Magical Paradise de novembre dernier, mais j’avoue ne pas être sûre de vouloir assumer la responsabilité (et le travail que cela représenterait), surtout aux vues du fiasco de cet été, et puis aussi parce que comme je le disais, je n’entretiens pas de rapports particulièrement cordiaux avec la communauté française. ^^;
    ceci étant dit l’idée m’attire toujours, alors qui sait…

  16. Maud Amoretti

    Chère Gabrielle,
    merci vraiment pour tes commentaires!!! Et tes liens: quelle surprise!
    Je répond indirectement à ton dernier commentaire par un billet. Il me semblait important d’en parler à tous. Oops TOUTES! hihi.
    J’espère pouvoir te lire à nouveau ici très bientôt!

  17. Kami

    Bonjour,
    cela fait quelques jours que je passe sur votre blog, lisant quelques articles par ci par là.
    Tout d’abord, désolé pour mes éventuelles fautes d’orthographe.
    J’ai choisi cet article pour poster un premier commentaire, je pense, parce que le sujet m’intéresse plus que les autres articles ?? x)
    Enfin, vous me verrez surement poster d’autres commentaires…
    Pour me présenter en court, je m’appelle Camille (j’abrège en « Kami »…), je viens d’avoir 14ans, et je ne suis que Lolita que depuis peu.
    Je pense faire partie des Lolita de la « next generation ».
    Je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de sorties avec d’autres Lolita, mais il est vrai que c’est chacun de son côté, il y a des clans et certaines se font vraiment la guéguére.
    Je ne peux pas dire grand chose, je ne suis une lolita que depuis très peu de temps et je n’y connais pas forcément grand chose…Mais…
    Je pense que les Lolita françaises ne vont pas continuer de former des clans, je pense qu’elles savent toutes très bien qu’elles doivent être soudées. Mais. Je pense que certaines ont peur de faire un pas en avant, de peur d’être rejeter. Je sens ça comme ça, de mon regard de novice. Enfin il me semble que ça ne soit pas un problème si gênant, ça se résoudra assez vite, selon moi (je suis très optimiste).
    Votre blog est très bien, je vous encourage et je vais essayer de poster des commentaires le plus souvent possible.
    A bientôt.

  18. Maud Amoretti

    Chère Kami,
    bienvenue ici et merci pour ton commentaire! Je suis très content de te lire!
    Tu as certainement raison, la peur de se faire rejeter entraine parfois de l’agressivité. Mais je partage ton optimisme! Moi aussi j’espère de tout mon cœur que le milieu lolita français va évoluer vers quelque chose de plus doux et de plus harmonieux!
    Merci aussi pour tes encouragements! J’espère te lire très bientôt ici!!!

  19. L.

    Tiens, j’avais manqué ces coms-ci !

    Merci pour les rèf’, François ! Si j’avais su que ça existait, je me serais rué dessus tant que j’avais encore le physique de l’emploi… Maintenant, j’ai bien peur que ça ne m’aille plus (oui, les vêtements doivent être jolis, mais oui aussi, il faut pouvoir bien les proter !), soupir… Ceci étant, je suis certain que ça va me faire faire d’énooooormeeees économiiiies ! (je ne sais pas, j’ai un mauvais pressentiment de ce côté là).
    Je serais Lolito sans la panoplie, du coup.

    Pour répondre à Gabrielle, mon point de vue est peut-être « limitant », mais je le vois plutôt comme simplement « procédurier », « froid », « distancié » et « autopsial ». J’ai expliqué ailleurs la différence que je faisais entre mode et mouvement. Je n’interdis à personne d’aimer s’habiller Lolita mais maintiens que, dans la mesure où ce type de vêtement représente une « transgression » vestimentaire affichée par rapport à la norme, je ne peux croire que ce choix soit purement gratuit. Comme je le disais plus haut, j’aurais adoré porter des queues de pie parce que j’aime les costumes hommes, mais j’aime aussi des vêtements plus standards, et ce sont eux que je porte au quotidien. J’aurais pu choisir de ne porter que des costumes (ce que j’ai fait à une époque), et ce choix aurait été motivé par mon goût pour ces vêtements, mais sans doute pas seulement.

    A l’inverse, les Lolitas qui portent du lolita « juste » par goût de porter du Lolita, si elles sont sincères, ne devraient s’occuper dès lors que de l’aspect de ce qu’elles portent, dans leur choix de vêtement, et pas des marques derrière (ça n’a rien à voir ! Il peut y avoir des mochetées chez les « grands » et des trésors chez les « petits »). Et de la même façon, on ne peut pas décemment critiquer une autre lolita parce qu’elle aura fait le choix du petit plutôt que celui du grand. La marque n’est qu’un indicateur, pas une garntie. Souvent, même, elle finit par devenir un leurre !
    (nan mais franchement, qui est prêt à payer pour un bras pour une horreur de pull-over Lacoste, juste parce qu’il y a un crocodile dessus ? ! Le seul crocodile qui vaille, c’est celui qui fait tic-tac !).

  20. nékomimi

    coucou 🙂

    petit mot pour dire que je suis contente de voir que certains se décarcassent vraiment pour se renseigner sur les lolitas et faire en sorte que le style soit compris et accepté voir même adopté.
    Pour ma part je suis une lolita de Lille, où se trouve une trentaine de loli donc pas besoin d’aller à paris pour en trouver ;).
    Les gens commencent seulement à connaitre le style, et pas toujours comme il faut car ils connaissent à cause d’émissions comme  » tellement vrai » ( qui est tellement faux…).
    Toutes les loli ne sont pas fan du japon, de musique jap, de sushi, ou de manga. ( non, ce style NE VIENT PAS DES MANGAS!! A ne pas confondre avec le cosplay, comme on me le demande si souvent) Et toutes les tenues ne coutent pas un salaire!
    De mon coté, je porte simplement des vêtements qui me ressemblent. Je ne suis donc pas sweet, gothic, steampunk ou autre style lolita, mon but n’est pas de me coller une étiquette et correspondre à un style précis. Quelque soit le style, si une robe me plait, je la prend tout simplement.
    D’autres lolis sont plus select: une jupe de 52 cm ( pas plus, pas moins) et d’autres encore sont incapables de sortir sans le bloomer ou la wig.
    C’est là que d’autres clans se forment malheureusement. Certaines loli sont impitoyables et ne se gènent pas pour critiquer si vos chaussettes sont mal assorties, ou pire, si elles ne sont pas de marque!! ( Perso des chaussettes, je vais pas y mettre 35€ quand avec ce meme prix je peux avoir une nouvelle robe ^^ )

    Pour rejoindre ce que disait  » sweet lolita » un peu plus haut dans les commentaires: Les loli ont besoin de grandire en effet, mais surtout il faut qu’on arrète de nous fermer en groupes. Pour que le monde s’ouvre à nous, il faut d’abord nous ouvrir au monde. C’est en effet due la plupart du temps au jeune age, mais sur lille la moitié des lolis ont passé la vingtaine ( moi y compris )

    Figurez vous qu’on m’a même demandé si les loli était une secte !! Car les lolitas sont justement trop souvent des filles fermées qui ne veulent pas de non lolita lors des meeting loli ou autres rencontres du genre.
    Le but d’un meeting lolita, est de rencontrer des lolitas afin de les découvrir et faire découvrir le style pour qu’il se répende. Pas de faire des rencontres loli entre loli, ça ne sert à rien et ça finit en club fermé ou chacune critique la tenue d’une autre. Les casus d’aujourd’hui seraient peut être les loli de demain si on s’ouvrait à eux.

    Bon ça fait un sacré monologue, mais j’avoue que je tenais à donner ma petite version des choses, c’est pas souvent qu’on peut s’exprimer sur le sujet 😉

    • Maud Amoretti

      Bonjour Nékomimi,

      Merci de votre commentaire!
      J’avais même oublié ce billet qui date de 2008… Fichtre! Que le temps a passé!
      Et tout ce qui est dit dans ce billet et dans les précédents commentaires ne sont plus trop d’actualité je pense. La communauté a bien changé depuis : des associations se sont montées, des conventions, des tea parties.
      Je n’ai plus trop d’avis (et je vais bien me garder de donner mon avis!!) concernant les lolitas maintenant, le milieu m’a fait souffrir et je vois bien que j’y suis complètement has been. Haha!
      Cependant je suis ravi que vous apportiez votre avis à l’édifice!!
      Merci Nékomimi!!