Lolitas et Alices

Alice à la croisée des chemins
Quand j’ai écrit le précédent billet, je n’aurais jamais imaginé voir de telles réactions. Et tous vos points de vue m’ont été passionnants. Et voici le mien.

 

Le précédent billet ne reflétait pas mon avis. C’était seulement une idée. Une dérive de mon imagination. Puisque l’idée du changement est tout de suite démentie par la couverture du même magazine: le mot « lolita » apparait plusieurs fois. Certes le titre reste l’argument écrasant.

 

Je pense que l’appellation « lolita » est bien trop ancrée maintenant. Changer un mot après presque 20 ans d’usage est difficile sur notre génération. Et qu’on le veuille ou non, il ne reste plus qu’à apprécier/subir cette nomination. Par contre, nous pouvons essayer de faire rajouter un sens à la définition du mot « lolita » dans le dictionnaire. Rien d’impossible: nombreux sont les mots aux multiples interprétations. Plus qu’à appeler Robert(le petit et le grand) et la Rousse.

 

D’un côté personnel. Je me bats comme un lion avec public et médias pour faire comprendre ce que sont les lolitas et ce, depuis plusieurs années. Si vous lisez ce blog depuis un moment vous vous souvenez peut être que j’avais contacté jusqu’à Canal Plus et Arte(notons au passage que seule LCM-la chaine marseillaise-, chaine de la tnt, avait répondu à mes appels). Et c’est une véritable croisade. Qui continue. Dernièrement, j’ai essayé de faire publier un magazine sur la mode japonaise le plus orienté possible sur les lolitas. Echec et nouvelle perte de temps. Sans parler des tonnes de dossiers de livres illustrés jetés par les éditeurs.
Si tout à coup, je me devais d’expliquer à mes contacts un changement d’appellation, on me rirait au nez. Et tout serait à refaire de zéro: notamment le peu de crédibilité que j’ai réussi à obtenir(à grand prix).

 

Malgré son ambiguïté, j’ai fini par aimer ce mot. Lolita. C’est qu’il en représente des choses! Je ne pourrais pas le mettre de côté et encore moins de l’abandonner.

 

J’aime Alice. Pour moi, l’œuvre de Lewis Carroll est vitale. Et elle me semble très proche de l’esprit lolita. Mais comme certaines d’entre vous l’ont fait remarquer, ce serait trop réducteur d’appeler les lolitas des alices. Les alices pourraient être des lolitas au même titre que les classics, les sweets, und so weiter.

 

Vous le savez déjà pour me connaitre, il me semble qu’un des moteurs principaux du mouvement lolita est la liberté. Alors que chacun(e) soit libre de l’appeler comme il lui sied: Lolita, Alice, Style de Harajuku, Princesse, …

 

Je n’ai pas participé au vote: je ne sais que choisir. J’aime Alice mais j’aime tout autant Lolita. Et pourtant les deux ne définissent pas ce mouvement que nous aimons tant. Et le sujet m’est intéressant.
Je ferai un autre article là dessus quand le temps du sondage arrivera à son terme.

 

Merci à tout le monde d’avoir participé activement à ce sujet! J’ai été ravi de lire vos points de vue!

 

ps: j’ai trouvé une salle pour le concert des Kokusyoku Sumire à Aix. Je vous en reparle très bientôt! Et très vite des nouvelles fraiches pour l’événement à Boddywood fin avril(fin de semaine?). Et un peu moins vite des nouvelles pour le défilé du 16 mai… grrr

12 Responses to “Lolitas et Alices”

  1. Heiwa

    Euh… merci d’avoir précisé ton point de vue sur la question parce que je dois t’avouer que me posais des questions! xD En fait je ne comprenais pas pourquoi un tel post maintenant?! Mais maintenant je comprends mieux. ^^

    hs total: on peut maintenant trouver les billets pour le concert du 26 avril au Glaz’art sur le site internet et dans toutes les fnacs qui se respectent. ^^ Je me suis d’ailleurs empressée de prendre mes billets pour le 26 et pour le 30! Donc au 26 si tu n’es pas trop débordé par les événements. Et encore bon courage pour l’organisation du 16 mai!

  2. sylvain

    Une question François : y a t-il des garçons dans le mouvement « Lolita », qui se définissent comme tel, et comment se nomment-ils ?

  3. hatsumi-no-baka

    ooooh ohhhh ooooh toi aussi tu dis und so weiter!♥ 8D

    Mh, pour moi le lolita correspond à ce mouvement, mais le lolita n’est pas réducteur autant que l’on peu le penser, car dans ma vie, chaque jours quand je me lève, je vois des choses « lolita ». Des bancs, des lampadaires♥, des marches, des fleurs, des coiffures que je vois passer, certains mouvements, même. Car le lolita a la faculté de s’adapter à toutes les modes qui existent sur cette terre! comme…comme…comme un gâteau qui serait sucré, salé, piquant, acidulé et tout ce qui existe sur cette terre, sans pour autant être indigeste ou mauvais. C’est pour cela que j’aime le lolita: car je suis tout et pourtant une seule personne! je peux être gothique, steampunk, punky, sweet, ama, shiro, kuro, hime, wa, qi et encore tant d’autres!♥
    En accord avec beaucoup, j’aime alice au pays des merveilles, mais ce n’est pas ce qui définirait « mon » lolita…

  4. Victoire

    Bonjour, Fracois!
    Ah, ça…c’est interesant. Et je voudrais dire mon opinion au meilleure manière possible (humm peut-être je vais écrire n’importe quoi, je suis un peu fatiguée maintenant et mon français n’est pas le mieux au minuit…Mais je vais essayer dire quelque chose avec sens).

    Alors…
    J’ai grandi comme Lolita avec ce nom. J’ai appris aimer, adorer ce nom.
    Et maintenant, je ne pourrais pas sentir la même chose que je sens quand je dis « Lolita » si je dis un autre chose, si j’essaye changer le terme, si je veux rattacher un autre nom avec mes sentiments. Pour moi, Lolita est une référence. Maintenant, je ne pourrais pas changer ça. C’est comme vouloir changer le mot « Père », « Chaise » ou « Caramel ». On ne peut pas.

    Excusez-moi, je suis très fatiguée. Je suis sûr, j’ai oublié dire quelque chose. Mais je retournerait, peut-être demain, pour compléter mon point de vue.

    À bientôt.
    Victoire.

  5. Llewella

    J’avais lu le billet précédent mais n’ai pas eu le temps d’y répondre « comme il faut ».
    Le débat n’est pas inintéressant, et est loin d’être clos ! Je songe justement à une des dernières fois où j’ai parlé de « lolitas »: ce fut avec ma mère, et elle a (comme vous le disiez au sujet de certains éditeurs idiots) tout de suite fait le rapprochement avec le roman de Nabokov, elle a donc trouvé le terme choquant. J’ai essayé de lui expliquer, mais je crois que son premier réflexe restera longtemps celui-ci.
    J’ai du mal à lui en vouloir, et pour faire un parallèle, tout cela me rappelle le débat autour du mot « gothic », qui semble être apparu à l’époque dans la bouche de quelques journalistes et chanteurs avant de s’imposer comme le « titre » d’une culture d’abord musicale. Mais parlez du mot avec un spécialiste de la littérature anglo-saxonne ou encore avec un médiéviste: ils ne ne comprendront probablement pourquoi ce mot a été choisi.
    Pourtant, il se trouve que le mot s’est imposé (jusqu’à être surexploité et déformé) et, même si nous disposons d’autres termes pour le rappeler, il a continué à être utilisé et le restera.

    Je pense qu’il en est de même pour le « lolita ». Le mot s’est imposé de lui-même, comme s’il avait une vie propre, et j’espère qu’il finira par être accepté pour ce qu’il est, sans [une trop grande] déformation de sens. Étant une grande fan de Lewis Carrol, j’aime beaucoup cette idée d’ « Alice ». Mais même si des personnes pourront se définir en tant que telles, je pense qu’elles n’en resteront pas moins et avant tout des « lolita » (un mot dont j’aime bien les sonorités, d’ailleurs) parce que le terme est « installé ».

    Sinon, par rapport à votre post-scriptum: c’est super pour la salle !! °0°
    Et pour répondre votre mail: les disques sont géniaux ! Je les ai déjà écoutés plusieurs fois, je ne m’en lasse pas ^^

  6. sylvain

    Merci pour les liens vers les « princes » La Môme, c’est intéressant tout ce mouvement !

    A+,

    Sylvain.

  7. Victoire

    Bonjour encore une fois! Je voudrais exprimer la deuxième parti de mon opinion.
    Commençons, emh, Continuons. J’ai dit Lolita est un référence pour moi; maintenant, je ne pourrais pas changer ce mot dans ma vie (et c’est quelque chose avec beaucoup d’importance dans ma vie!).
    « Alice » ne me dit beaucoup. J’aime Alice et son pays de merveilles…Mais pour moi… je sens que ça reste là.
    Et aussi… Je pense que si nous changeons le nom « Lolita » (je vois ça un peu difficile; comme vous dites, changer un mot après presque 20 ans d’usage…) par « Alice », nous ne nous sauverons pas du thème de comparaisons. Alice est un nom très connue, et la gents dejà a un histoire pour ce mot (juste comme avec « Lolita », mais c’est un -on dirait- meilleure idée ou image.). Ils rattacherait les idées, on ne peux pas faire rien avec ça…
    Alice ne me dit pas rien u,u.
    Lolita est Lolita, ce mot a gagné un place dans mon coeur. Je ne peux pas changer ça (je ne sais pas si les autres Lolitas pourrons).
    Comme j’ai dit, c’est comme vouloir changer le mot « Chaise »; Oh, attendez! Une meilleure comparaisons: C’est comme vouloir changer le mot « amour ». On ne pourrait pas. On ne pourrait pas sentir la même chose si on change le mot « amour » par, je ne sais pas, un autre comme Tràlala (mais ce mot décrit très bien l’amour haha). Je compare l’amour avec Lolita parce que c’est exactement la même situation (pour moi).

    Attendez, nous pouvons changer « Lolita » par « Amour »!, ah? Pour moi, ils sont la même chose :3

    Au revoir!
    Victoire

  8. Chewby

    Ouh, ça fait un sacré moment que je ne suis plus passée par ici moi é_é

    Après avoir lu le précedent article, celui-ci et tous les commentaires qui les accompagnaient, j’ajoute mon avis ( Certes un peu tard…):
    comme l’ont dit certaines un mot est un mot, et ce mouvement sera, au fond, toujours le même. Donc, tant que les choses que nous aimons demeurent, c’est le principal, et peu importe le terme par lequel chacun le nomme =)

    Seul soucis avec le mot « lolita », la connatation, forcément…ahhh, si ces éditeurs (et les gens en général)cherchaient un tantinet à voir plus loin que le bout de leur nez…

  9. L.

    L. mode « ils sont où les clous ? »…

    A nouveau, je vais mettre mes pieds plats dans le plat (plat ?), parce qu’avec le recul que j’ai, je peux me permettre le luxe de l’iconoclastie primaire et de la question qui poil-au-gratte, mais en toute amitié et avec moult respect, cela va sans écrire…

    Moi, Lolita, Alice, tout ça… Bon, comme je n’appartiens pas au mouvement, l’enjeu n’est pas important (du tout) et ne va pas changer ma vie du jour au lendemain… Juste que j’ai d’emblée trouvé que le terme ne correspondait pas à la réalité telle que je la percevais… (big béotien…).

    Maintenant, c’est vrai que si les termes sont si bien implantés, je le disais aussi, difficile d’enc hanger (même si j’ai fini par m’habituer aux Twix, alors que je disais bien que pour moi, ça resterait TOUJOURS des Raiders) (j’ai dit que JAMAIS je ne renoncerai à mes francs pour payer en euros, aussi. Et j’y suis quand même venu, comme quoi…).

    Là où je tire la sonnette d’alarme, c’est sur l’attachement excessif à un terme ou un autre : il ne faut pas que la volonté d' »appartenir à » devienne une aspiration à « s’enfermer dans » (encore que les gens sont libres). Ce serait dommage. Dès lors (tm : moi – il paraît -), quand on sent que l’attachement qu’on a pour une chose ou une autre devient une pseudo-prison qui nous enlève des perspectives, c’est qu’il est temps de s’élever haut dans le ciel et de repartir d’un autre pied, sinon, à long temre, c’est la sclérose assurée. mais ce n’est que mon humble et contrariant avis…

  10. Maud Amoretti

    Chère Heiwa chaaama,
    c’est très étrange… j’ai vraiment l’impression que le précédent billet a choqué tout le monde. Je n’y exposais pas mon point de vue mais juste une pensée, une réflexion.
    Je ne sais pas exactement comment les choses vont se passer au Glaz’art… on va faire une sorte de cabaret, entre concert et théâtre. Mais nous n’aurons que peu de temps pour répéter alors je ne sais pas trop…

    Cher Sylvain, chère Môme Néant,
    vous avez l’air de bien vous débrouiller sans moi…
    Juste un mot: je me sens lolita mais pas vraiment Ouji… quelqu’un me disait que je faisais Kodona… je ne sais pas…

    Chère Hatsumi,
    je pense qu’à chaque lolita sa propre définition du Lolita. Je me répète mais pour moi le Lolita c’est une liberté, une expression de liberté. Et ta propre vision est très simple, elle me plait.

    Chère Victoire,
    maintenant, le mot « lolita » est bien trop chargé de sens pour nous tous. Il serait presque impossible de vouloir le changer tout à coup… ce serait possible mais sur une longue période de temps.
    Amour? Ca, ça serait joli! Tellement joli!
    Merci Victoire!

    Chère Llewella,
    le mot « lolita » va finir pas passer dans le langage courant avec le sens que, nous, nous lui donnons. Le mouvement lolita est de plus en plus médiatisé, surtout au Japon certes mais ici aussi, petit à petit.
    Je compte sur vous pour le concert du premier mai!!! Par contre… elles n’apporteront malheureusement pas le nouvel album… il ne sera pas encore sorti à ce moment là… à moins qu’elles fassent une exception pour la France?

    Chère Chewby,
    c’est impossible de changer les gens. Je pense qu’il faut bien se trouver soi et de s’assumer tel qu’on est. Et si des questions viennent, essayer d’y répondre simplement et clairement. Pour ceux qui sont butés, rien à faire. En ce qui me concerne, je laisse tomber: c’est trop souvent des pertes de temps et d’énergie. Pour finalement se faire insulter un peu plus.
    La seule solution est de faire connaitre le mouvement un peu plus pour qu’un nouveau sens soit rajouté à la définition « lolita ».

    Cher L,
    rien de contrariant dans ton avis je pense. C’est ce que j’essaye de dire aussi depuis longtemps: libeeeeeerté!!!!!! Au diable le reste!!! C’est juste dommage pour les personnes qui s’enferment: le monde est dur et violent mais il recèle tant de belles choses aussi, ce serait dommage de passer à côté.
    Fanfan – mode cheveux au vent, regard perdu vers l’horizon.

  11. L.

    YEEEEEEESSSSS !

    Le fer de lance de la Sémantique Générale, c’est le leitmotiv « une carte n’est pas le territoire », ce qui signifie « le mot n’est pas la chose qu’il représente ». ça n’a l’air de rien, écrit comme ça, et pourtant c’est fondamental et les gens le perdent de vue plus souvent qu’ils ne le croient.

    Dès lors, un nom de mouvement n’est pas le mouvement. Il doit servir à le désigner, mais pas à le définir, ce qui serait l’emprisonner.

    Qu’importe le nom, dès lors : il ne modifie pas la réalité de la chose qu’il désigne, mais la perception qu’auront les gens de cette réalité.

    Qu’importe, donc, le nom. Seule importe la réalité.

    (L. mode « se la joue grave »).