Lolitaisme

Depuis quelques jours un billet, intitulé « lolitas », resurgit, argumenté par Sweet Lolita et Gabrielle. C’est un sujet délicat et à chaque personne, une nouvelle interprétation apparaît. Ca me semble normal, le peu d’informations qui existe provient du Japon, la barrière de la langue (il ne s’agit pas seulement de parler japonais, il faut aussi savoir le lire) n’aidant en rien.
J’allais répondre au dernier commentaire de Gabrielle puis je me suis dit que la conversation pouvait intéresser tout le monde. Bien qu’apparemment, le sujet a déjà été remué bien des fois, et souvent de manière houleuse.

 

Pour ma part, je suis naïf, plutôt idéaliste. L’univers lolita est devenu mon refuge, le seul endroit où je peux m’asseoir, me promener sans être regardé de travers. Je ne le connais pas encore dans son entier et le découvrir m’est vraiment agréable.

 

Depuis quelques temps, je parle avec vous ici de ce monde et vous m’avez appris que ce n’était pas tout rose. Cela ne m’étonne qu’à moitié finalement. Pourquoi le milieu lolita serait-il différent des autres communautés? Malheureusement, nous sommes humain et individualiste. La mode est souvent une démarche individualiste. On prend soin de soi, on utilise son temps et son argent pour soi. Si vous n’avez pas lu Shimotsuma Monogatari, vous l’avez certainement vu. Momoko ne vit que par elle-même, pour elle-même, le reste du monde lui importe peu. C’est l’image des lolitas donnée par Nobara. Qui est la personne qui écrit le plus sur le sujet.

 

J’ai envie de rajouter que la majorité des lolitas sont adolescentes (je m’avance beaucoup, c’est une supposition). L’adolescence est une période violente. Personnellement ça n’a pas été un moment agréable pour moi et je n’ai pas dû le rendre agréable à mon entourage non plus. Avec le recul, j’ai presque honte de mon comportement mais à faire bond en arrière, pour tout recommencer, je ne ferais certainement pas autrement.

 

En créant une communauté, même si elle est composée de personnes matures et responsables, il y aura toujours conflits et disputes. Pas besoin d’aller loin, regardez autour de nous: à l’échelle de votre quartier, de votre village, de votre ville, de votre pays. Tant que nous ne serons pas des robots ou sous pression dictatoriale, les conversations animées perdureront. Et pourtant je ne nous souhaite bien de rester comme nous sommes!

 

Alors si notre société lolita souffre de ces problèmes, ça n’a rien d’étonnant. C’est dommage certes. Très.

 

Je disais que le lolita était basé sur le principe de la liberté. Je pense effectivement que le fait d’être/devenir lolita est la preuve d’un désir de liberté. Vous le savez bien, porter des vêtements lolitas, ce n’est pas évident. Il y a une volonté. Une envie de dire qu’on fait ce que l’on veut. En prenant le lolita de cette manière, on ne peut pas fixer de règles sinon celles que l’on se donne. Pour moi la liberté des lolitas est une liberté intelligente, ce n’est pas anarchique, ce n’est pas un « je vous emmerde » stérile. La liberté lolita respecte la liberté des autres, puisqu’on attend d’eux qu’ils respectent la nôtre.

 

Pour ma part, j’ai envie de rajouter Romantisme, Elégance, Féminité, Onirisme, Dignité… mais ce ne sont pas des règles. Que chacun, chacune surtout, envisage le lolita à sa façon. Et que celles qui se ressemblent, se retrouvent. Et qu’importe si d’autres pensent différemment. Il ne serait pas la peine de les convier. Elles se retrouveraient entre elles, elles aussi. Et puis peut être qu’un jour tout le monde se retrouverait (japan expo par exemple). Inutile de se critiquer, c’est tellement dommage.

 

Ensuite, il est vrai que j’ai des espoirs de regroupement même juste le temps d’une après midi. Si j’ai les moyens, j’ai même envie d’organiser un week end dans un château à l’automne prochain avec concert des Kokusyoku Sumire. Participerait qui voudrait.
Gabrielle disait elle-même qu’elle voulait organiser ce genre d’événements alors qu’elle se dit cynique. Gabrielle, si tu as l’énergie de recommencer, je ferai de mon mieux pour t’aider!
A ce propos, une association lolita se serait formée et aurait à sa tête une jeune fille motivée! Voilà une autre bonne nouvelle! N’est ce pas?

35 Responses to “Lolitaisme”

  1. La Mome

    Cette idée de Sumire dans un château est l’idée du siècle.
    Concernant l’association, j’imagine que tu as du recevoir un message de Nella, c’est bien ça?? Tu en sais plus?
    Jeanne, scout toujours.

  2. L.

    Voilà un billet particulièrement bien écrit, pile comme je les aime : idéaliste, engagé et authentique. Il ne se cache pas, il ne triche pas, il vient directement du coeur et n’en est que plus admirable !

    Bravo !

    Honnêtement, à ta place, j’en ferais une « postface personnelle du dessinateur » à la fin de Yumeko. Voir peut-être même un texte qui accompagnerait tout ce que je ferais passer aux maisons d’édition.

    Il y a tout ce qu’il faut : la passion, la clarté, la lucidité, l' »aspiration à », le « moi parmi les lolitas », le côté profession de foi et le souffle d’écriture.

    Aucun artiste ne devrait pouvoir se prétendre ou être reconnu tel s’il n’aborde pas son art, justement, avec la même ferveur.

    Chapeau !

  3. L.

    Puisque ça m’inspire, je vais même être plus général.

    Pourquoi réduire les choses à l’art ?

    C’est ainsi que tout un chacun devrait aborder l’existence !

    Avec ce même 200 %, cette même sincérité, cet émerveillement et cette « foi » (puisqu’on en parle) en l’autre qui est le fondement de l’humanité dans, justement, ce qu’elle a d’humain.

    Or, dans la réalité, cette humanité, justement, met biiiiennnnn plus d’énergie à se taper dessus et à paraître ce qu’elle n’est pas qu’à, tout aussi justement, se comporter comme elle serait censée le faire. Les gens qui fonctionnent comme toi (allez, soyons honnêtes : « comme nous ») sont ceux que l’on taxe de naïfs, puisqu’ils sont idéalistes. Mais le contraire de la naïveté, c’est le cynisme, qui est une « naïveté inversée ». Dans ce sens, elle ne vaut pas mieux, bien au contraire (puisqu’elle pense valoir mieux malgré tout). En effet, le naïf-idéaliste croira, malgré tous les éléments de la vie qui l’encourageront au contraire. Et le cynique, lui, ne croira pas, malgré tous les éléments de la vie qui devraient lui faire nuancer sa position.

    Dès lors, il n’est pas question d’avoir plus raison que l’autre, juste celui de choisir le camp qui nous ressemble, celui des valeurs qu’on désire véhiculer.

    Moi, je n’ai pas hésité ! : )
    Toi non plus, visiblement !

    PS : tiens, ce texte, si j’étais toi, je l’enverrai aussi à la presse quand tu les contactera. Il faudrait aussi lui trouver une place à l’expo… (je m’enthousiasme, je m’enthousiasme !).

  4. ningyou_hime

    Je suis votre blog depuis longtemps déjà, mais ma procrastination (j’aime ce mot! tant d’efforts à faire pour le prononcer, malgré son sens)
    a longtemps repoussé mes commentaires.

    Premier commentaire oblige..MERCI.
    Pour ce que vous dessinez, écrivez, êtes.

    Ensuite, votre idée de rencontre m’enchante!tout y serait: le cadre parfait.

    Serez-vous à la chibi JE sud? Car j’aimerais beaucoup me procurer votre livre, et encore plus le faire dédicacer!

    Je dois avouer que ce commentaire n’était pas très utile, mais j’avais l’impression de vous espionner.

  5. Maud Amoretti

    Chère Môme Néant,
    oui ce serait vraiment fantastique de pouvoir le faire! Coûteux aussi, à organiser mais aussi pour y participer… Ca impliquerait trois repas, un petit déjeuner, le concert, une nuit… sans compter le transport! Au bas mot 100 euros par personne. Je vais tout de même me renseigner.
    Nella m’a contacté par mail. Elle a l’air plein de bonne volonté! C’est bien que quelqu’un ait pris le courage de monter une association! Pour l’instant, elle est restée assez vague. Je lui ai répondu. Le dialogue est ouvert en tout cas! Yipi!

    Cher L,
    merci mon bon ami pour ces encouragements! C’est vrai que je ne sais plus faire autrement qu’être sincère puisque c’est exactement l’hypocrisie et l’agressivité qui m’horripilent le plus. Et puis maintenant que j’ai trouvé un milieu qui me plaît, je n’ai plus qu’à le défendre et à l’encourager. Je suis sûr qu’on pourrait en faire un endroit douillet.
    Pour ce qui est de le mettre dans un livre pourquoi pas mais il faudrait le retravailler, lui donner un peu plus de corps, d’envergure.
    Merci aussi pour le mot « ferveur »: je pense que c’est un élément indispensable pour pouvoir faire avancer les choses avec coeur!

    Chère Ningyou_hime,
    merci de commenter! Et de venir espionner! J’en suis ravi! (jolie pseudonyme d’ailleurs!)
    Je serai à la Japan Expo (chibi je je crois) de Marseille des 20, 21 et 22 février! J’y tiendrai un stand avec Fumiko de Chantilly/Atelier Pierrot et avec Mina de Mushi no kokoro! J’espère vous y rencontrer!
    Votre commentaire est très important et j’espère que ce ne sera pas le dernier!!!!

  6. Eleonora

    *bavouille* pour une telle soirée, je veux bien lacher 100euros! *_*

    qu’est ce qu’est cette association lolita, exactement…?

  7. Maud Amoretti

    Chère Eleonora,
    oui moi aussi!!!
    Pour l’instant je n’ai eu qu’un seul mail mais dès que j’en saurais plus, je vous tiendrai au courant! Mais la jeune fille qui m’a contacté, Nella, a l’air motivé et d’avoir des idées. Tant mieux!

  8. silveryohko

    Eleonora > C’est l’association que Nella (ex-Tsubame) a montée. Je me souviens d’avoir lu des posts sur ce projet il y a quand même un petit bout de temps (1 an voir plus) sur le Boudoir, si je me souvient bien c’était pour faire des activités de groupe plus poussées que les ‘simples’ rencontres d’une après-midi.

    Pour en revenir au sujet principal je suis totallement pour aussi l’idée du château! Même ça revient à un peu cher ça laissera un merveilleux souvenir.

  9. Maud Amoretti

    Chère SilverYohko,
    effectivement, tu es bien renseignée! Nella me disait qu’elle mettrait certainement en ligne un site en janvier. J’ai hâte d’avoir de ses nouvelles pour en savoir plus.
    L’idée du château est sympa! Il faudrait la creuser. Même si c’est coûteux, il y a de grandes chances pour que ce soit un moment inoubliable!

  10. Gabrielle

    déjà je vais me permettre de me sentir flattée que mes commentaires t’aient en partie inspiré un nouveau billet :p

    ah Nella, Nella Nella…non décidément je n’arrive pas à m’habituer, alors pour moi elle restera Valérie. (c’est joli Valérie d’ailleurs, alors…)
    je disais donc que Valérie a cette idée en tête depuis un bon bout de temps, comme l’a fait remarquer Karine (SilverYohko), d’ailleurs voici le post qu’elle a fait sur la communauté egl_france à ce propos en octobre 2007 (!).
    (je ne suis inscrite ni sur le Boudoir ni sur GL, je ne peux donc pas te transmettre les sujets correspondants. quant à CC, j’ai…la flemme de chercher. xD)
    comme tu peux le voir, les réponses n’étaient globalement pas très enthousiastes, mais également très peu représentatives puisque peu nombreuses.
    j’étais à l’époque parfaitement d’accord avec Lucie (poupeedesoie) et Aurélie (lilikadesbois).
    ceci étant dit, il est vrai qu’avec les informations que tu partage avec nous à propos de la « scène » japonaise et l’exemple américain de Cosplay Oneesan notamment, l’idée me paraît aujourd’hui moins folle qu’il y a un an.
    par contre, le fait que ce soit Valérie qui tirerait les ficelles me titille non pas parce que j’ai un problème avec elle (sans l’apprécier outre mesure je l’aimais bien et sa compagnie ne m’étais pas désagréable) mais plutôt parce que ses derniers agissements m’ont paru inquiétants; elle est partie, avec Korrigan (dont l’attitude, pour être honnête, m’agace beaucoup), dans des délires que je ne peux que trouver ridicules. Anamorphose est pour moi tout au plus une blague pathétique et je ne voudrais pas qu’une association lolita française lui soit associée de quelque manière que ce soit.
    passons…

    « Que chacun, chacune surtout, envisage le lolita à sa façon. Et que celles qui se ressemblent, se retrouvent. Et qu’importe si d’autres pensent différemment. Il ne serait pas la peine de les convier. Elles se retrouveraient entre elles, elles aussi. »

    c’est précisément ce qui se passe aujourd’hui, sauf que chaque petite « sous-communauté » est minuscule et n’a donc aucun poids.
    et les rassembler ponctuellement semble rester quasi-impossible parce que, plutôt que de vivre indépendemment (d’ailleurs ça aussi serait impossible – aux vues de la taille de la communauté dans son intégralité, nous sommes forcément interdépendantes sur certains points, rien que pour avoir accès à des infos par ex), elles se chamaillent pour un rien.
    je doute à vrai dire que la communauté puisse trouver assez de maturité pour réaliser que chacun a sa vision du lolita et que chacun a le droit de vivre sa « lolita-ité » comme il l’entend.
    on ne pourra pas empêcher des enfants de penser que leur vision du monde et leur opinion est la plus vraie, ni les forcer à admettre qu’il en existe peut-être d’autres qui sont tout aussi justes et justifiées. je pense que c’est une sagesse qu’on acquière chacun pour soi avec le temps et l’expèrience.
    donc ça:
    « Et puis peut être qu’un jour tout le monde se retrouverait (japan expo par exemple). Inutile de se critiquer, c’est tellement dommage. »
    exit, à mon avis. oui on se retrouve, mais on forme rapidement des petits groupes, et on ne se prive pas de remarquer que Miss X porte une vulgaire jupe Bodyline ou que Miss Y va bientôt faire craquer les élastiques de sa JSK Angelic Pretty. que Miss Z est vraiment complètement coincée et devrait arrêter de jouer un rôle ridicule qui ne lui correspond aucunement, ou que Miss W est vraiment une honte pour les lolitas et se comporte comme une vulgaire gamine qui manque d’élégance.
    les gens – les filles – sont comme ça. moi aussi. je doute que cela change.
    ça ne veut pas forcément dire que pour des évènements exceptionnels nous soyons complètement incapables de nous serrer les coudes et de réaliser des exploits.
    il se trouve que quoi qu’il arrive, nous aurons toujours en commun un goût prononcé pour des robes importées ridicules et que nous pourrons toujours nous retrouver autour d’une table pour discuter de la dernière fournée d’horreurs que Méta a pu sortir. et puis il y aura toujours bon nombre d’entre nous qui aimeront la musique des Sumire ou les dessins de Yoh, tout simplement parce que bon nombre d’entre nous partagent forcément des goûts et des valeurs esthétiques communes.
    alors il n’y a pas de raison pour qu’un rassemblement autour de ces points communs là plutôt qu’au nom du lolita lui-même soit impossible.

    alors des « week end dans un château à l’automne prochain avec concert des Kokusyoku Sumire », pourquoi pas?
    je suis pour, et dans la mesure du possible, bien décidée à aider si besoin est.

    (est ce que j’ai fait mention de l’idée qui est apparue dans la communauté récemment, celle de la scinder en gothic/classic d’un côté et sweet de l’autre? non? parce que ouais, effectivement, ia aussi ce genre de conneries qui font surface. juste pour dire.)

    bref ce commentaire n’a pas vraiment de finalité si ce n’est de dire que je ne suis pas convaincue que nous puissions vraiment unir l’ensemble de la communauté lolita sous une même bannière.
    d’ailleurs je ne suis toujours pas convaincue non plus que ‘lolita’ signifie vraiment plus qu’un style vestimentaire. pour moi ce style vestimentaire aurait plutôt tendance à s’inscrire dans un univers qui n’a pas forcément besoin de nom et que chacun qui désire en faire partie doit définir un peu comme il le sent pour pouvoir s’y sentir à l’aise.
    mais je veux bien croire que l’on puisse faire bouger les choses en son sein et que des rassemblements à plus-ou-moins grande échelle soient possible pour organiser une véritable scène, vivante, qui favoriserait les échanges et les évènements tels des concerts ou des expos, par exemple.

    quant à ceci:
    « Gabrielle, si tu as l’énergie de recommencer, je ferai de mon mieux pour t’aider! »
    je ne sais pas où j’en serai le moment venu, mais dans l’absolu, bien sûr.
    voici les posts que j’avais fait à l’époque, pour info:
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    on pourrait en fait refaire tout exactement pareil, sauf qu’il faut un plan B au cas où le temps est mauvais. (pluie, mais aussi vent ou même froid)
    sauf que pour une soixantaine de personnes, il faudrait trouver un local (salon de thé, par exemple) assez grand à l’avance et surtout réserver – mais dans ce cas là on peut dès le départ faire ça et zapper l’idée d’un picnic.
    sauf que dans ce cas là le meet-up sera forcément payant et ça risque d’en exclure quelques unes, surtout celles qui ont déjà beaucoup investi dans le voyage lui-même.
    bref ia du brainstroming à faire mais je vois pas pourquoi ce ne serait pas faisable.

  11. Gabrielle

    ah au fait, des lolitas américaines de la région de Chicago ont déjà organisé plusieurs fois des weekends dans des B&B charmants à la campagne. ça rejoint en gros ton idée de Château, les Sumire en moins.
    je vais essayer de retrouver les posts concernant tout ça…

  12. Maud Amoretti

    Chère Gabrielle,
    merci à nouveau pour tes réactions et tes liens (que je vais lire au plus vite!).
    Je ne connais pas vraiment les gens dont tu me parles. Certaines si, étant des habituées de ce blog. Ces dernières, sans exception, très polies et agréables. Et qui participent à tenir mon moral au beau fixe.
    En lisant le premier lien (par rapport à la création de l’association), les réactions sont plutôt négatives, c’est vrai. Mais en même temps, avoir une association lolita ce serait changer d’image vis à vis de l’extérieur: les lolitas ne sont pas issues de la japanim, ne sont pas forcément auditrices de visual kei, n’ont aucun rapport ni avec le cosplay ni avec les maids.
    En effet les différences n’aideraient en rien l’association. Elle ne regrouperait peut être que quelques membres. Mais mon idéalisme me pousse à y croire: c’est toujours un début et ça ne coûte rien d’essayer (sinon du temps et de l’énergie).
    Par contre je ne sais rien de la blague anamorphose et je ne connais pas Korrigan.
    Tu vas certainement dire que je cherche des excuses à tout le monde mais n’arrive-t-il pas de craquer et de faire un peu n’importe quoi?
    Et si on attendait de voir ce qu’elle va faire? Et puis tu dis qu’elle ne t’est pas désagréable, alors pourquoi ne pas l’encourager?
    Je suis bien naïf… je sais…

    Ensuite je ne peux que te donner raison: si les sous groupes sont insignifiants, rien n’aboutira vraiment. Surtout si on se chamaille.
    Pour moi, il n’y aurait que deux sorties envisageables. La première serait que la situation n’évolue pas et que la communauté se désintègre ou se change en autre chose, en tout cas autre chose que du lolita. La seconde serait que tout le monde finisse par se lasser des enfantillages et commence à se tolérer.

    Tu sais, pour moi, l’univers (je dis bien univers) lolita est mon refuge. Que dis-je, c’est mon domicile. J’y vit dans un coin dont j’essaye d’entretenir le jardin et d’y préparer une table accueillante. C’est l’endroit où je vit. J’ai mis du temps à le trouver et à me décider à y vivre. Je l’aime ce monde-là, il est devenu ma vie. Je ne peux pas le laisser tomber. Si plus personne n’y habite, j’y serais seul, comme un idiot, avec plus personne pour regarder mes illustrations (finalement, des images de ce que je vois depuis ma fenêtre). Et c’est pour cela que je ne veux pas participer à quelconque guerre: je ne suis pas un combattant et je pense être un médiocre bretteur. Alors je vais rester dans ce petit coin du loli-monde, en ermite s’il le faut. Je sortirais avec plaisir si une fête se prépare, j’aiderais à l’organiser et je dois t’avouer que j’espère que tu y seras aussi. Parce que si tu prends ça sérieusement c’est que tu n’y es pas indifférente, que pour toi aussi le loli-monde est un endroit à défendre.
    Comme tu le suggères, mettons en place des petits événements pour commencer, voyons comment ça se passe, ne nous pressons pas.

    Je suis content que tu viennes mettre des commentaires ici. Merci Gabrielle!

    Pardon, j’espère que tu ne me vois pas comme un illuminé. Je ne pense pas en être un. Un rêveur peut être… mais pas un illuminé.

    Et encore moins un prophète!

  13. L.

    Pour rebondir sur ce qu’à écrit Angilram, à mon sens, il s’agit moins d’une volonté de « détester » qu’une volonté d’être « meilleur que… » ces fameux gens. C’est là qu’être bouffi d’un véritable orgueil peut être un avantage. Etre tellement imbu de soi qu’on ne va pas se contenter d’un « meilleur en apparence », mais chercher à l’être pour de vrai, voilà qui est paradoxalement bien plus sain ! Dès qu’on s’engage dans cette voie, en effet, on ne peut qu’être « au-dessus de ces guéguerres stériles et surtout pas-classe », juste parce que « mince, on vaut mieux que ça ! ».

    C’est presque contradictoire, mais c’est ainsi.

    Je vais être dur, là, et j’espère qu’on m’en excusera (en tout cas, je m’en excuse auprès de celles et ceux que ces lignes choqueront). Je l’ai sans doute déjà écrit ailleurs parce que c’est un crédo qui m’est cher mais si les êtres humains mettaient ne serait-ce qu’à moitié autant d’énergie à « être » qu’à « paraître » ce qu’ils voudraient être, le monde serait autre chose que ce qu’il est aujourd’hui.

    En lisant le commentaire de Gabrielle, par les anecdotes qu’elle rapporte, je découvre un « autre mouvement G.Lolita », qui ne me plaît pas du tout du tout (du tout). Certainement, comme François l’a bien souligné lui même, est-ce là une question d’âge (je n’ose écrire de « maturité », parce que ce n’est pas un qualificatif qui me convient vraiment)…

    Je cite : « on ne se prive pas de remarquer que Miss X porte une vulgaire jupe Bodyline ou que Miss Y va bientôt faire craquer les élastiques de sa JSK Angelic Pretty. que Miss Z est vraiment complètement coincée et devrait arrêter de jouer un rôle ridicule qui ne lui correspond aucunement, ou que Miss W est vraiment une honte pour les lolitas et se comporte comme une vulgaire gamine qui manque d’élégance ».

    Pas de surprise, hélas.

    Tout mouvement finit toujours par tourner à « ça » d’une manière ou d’une autre et c’est fort regrettable, parce que dès lors, ça cesse d’être un mouvement et ça devient quelque chose de sans intérêt, voire de grotesque. Voire les deux à les fois.

    Pour moi, donc, tant pis pour les nuances et pour l’ouverture d’esprit : il n’existe qu’un seul vrai mouvement GL, celui de François, dans le sens où il ne limite pas, et où il englobe toutes les autres visions empreintes de tolérance et d’idéalisme, même divergeantes des siennes. C’est cette somme, pour moi, le GL. En tout cas, c’est sa seule part qui m’intéresse (sans doute parce que c’est sa seule part qui a de l’intérêt).

    Le reste, ce n’est que du vent. Du tissu. Des masques. Des aspects, sans rien derrière. Des coquilles vides, font semblant d’être pleines. L’expression d’une volonté de se démarquer, « d’être différent de et de l’affirmer », pas parce qu’on est vraiment différent mais parce qu’on a du mal avec le monde et que, dès lors, plutôt que de faire l’effort de s’y adapter, on le décrète « minable » et on le considère de haut. Un aspiration au non-conformisme qui n’est en fait qu’un conformisme déguisé.

    Comme il serait triste (voire pathétique, au sens fort) que le mouvement GL se réduise juste à s’habiller en GL, à claquer le maximum de fric pour avoir LA tenue en vogue et en mettre plein la vue. ça n’aurait rien de plus profond ou porteur qu’un mardi gras prolongé à l’année entière. Ce ne serait qu’une mascarade. Ce ne serait que, effectivement, « jouer un rôle ».

    S’il n’y a rien derrière l’apparence, s’il n’y a aucune substance, aucune aspiration, aucune réalité, à quoi bon ? Finalement, ce n’est jamais qu’une crise d’ado habillée victorienne.

    Plutôt que de « faire semblant de » (mais c’est si confortable), autant s’assumer pour ce qu’on est vraiment, cesser de se la jouer et acheter le magazine Fan 2avec son chouchou brésilien Beyoncé, pour faire exactement les mêmes remarques, les mêmes réflexions dans un autre contexte. Sur le fond, ce sera EXACTEMENT la même chose et sur la forme, eh ben ça permettra à tout un chacune d’être mieux acceptée dans la cour de récré. Mais du coup, ça sera cette excuse en moins pour justifier ce « personne-il-me-comprend » dont il faut faire son deuil pour devenir adulte.

    Moi, j’ai le plus grand respect pour celles et ceux qui adhèrent au mouvement qui m’intéresse très sincèrement, mais uniquement pour celles et ceux qui y adhèrent VRAIMENT. Les autres, à l’occasion, je n’aurais aucun scrupule à me moquer d’elles ou de leurs tenues, du rôle qu’elles jouent ou de leur manque d’élégance. Juste histoire de rappeler que « tout est relatif », et que ce qui est valable à une échelle peut être invalidé à l’échelle suivante !

    Parce que, aussi, critiquer la gaminerie d’une fille qui manquerait d’élégance, c’est déjà manquer d’élégance et se comporter comme une gamine.

    D’ailleurs, quand on a 15, 16, 17 ans, on ne peut pas vraiment savoir ce que c’est que de la « gaminerie ». ; )

    Je ne suis pas méchant, comme gars, je pense. Je n’attends qu’une chose de la part des gens : le respect mutuel. Lequel est d’autant plus indispensable quand on fait partie d’une minorité. S’il ne s’y trouve pas, alors, j’estime qu’il n’y a pas appartenance à cette minorité, mais récupération à des fins personnelles purement égocentrique.

    Quand on est vraiment différent, quand on ne fait pas juste semblant, quand on n’a pas eu le choix, c’est le genre d’hatitude qui ne peut que révolter au plus haut point.

    Lolipauline avait écrit que les leitmotivs du mouvements étaient « élégance, distinction, idéalisation », ce genre de choses. Or dans le tableau qui en est dressé dans ce com’, je ne vois rien de tout ça. Porter une belle jupe ne suffit pas pour être une belle personne… Heureusement ! : )

  14. L.

    Donc je soutiens François dans sa croisade à 200 % ! Même si ce n’est pas la mienne…

    Mieux vaut croire à l’impossible que se résigner à accepter le médiocre !

    J’ai dit !

    Raliez-vous à mon panache blanc !

  15. L.

    @François : à mon avis, en terme de retravail, il ne lui manque vraiment pas grand chose, à ce billet, franchement ! Tu devrais y songer ! Il ferait une jolie postface, ou une jolie introduction. Non seulement il présente le mouvement GL, mais il présente aussi TA vision d’auteur dudit mouvement. C’est d’autant plus intéressant, voire fondamental !

  16. L.

    Culpabilisation post-rebellitude oblige, la minute « détendons l’athmosphère et apprennons des choses » : le saviez-vous ? Amoretti est aussi le nom d’un peintre célèbre, mais avant tout, surtout et plus que tout (je viens de le découvrir, en fait) le nom donnée à une somme littéraire, un cycle poétique composé de 89 sonnets !

    Questiion classe, ça en jette, non ? ; )

  17. Gabrielle


    mmmmmm.

    « Mais en même temps, avoir une association lolita ce serait changer d’image vis à vis de l’extérieur: les lolitas ne sont pas issues de la japanim, ne sont pas forcément auditrices de visual kei, n’ont aucun rapport ni avec le cosplay ni avec les maids.« 

    on est d’accord…sauf que vraiment, créer une association pour ce qui est à mes yeux un style vestimentaire me paraît toujours un peu insensé.
    et il n’empêche qu’il y aura toujours des filles qui iront à des conventions habillées en robes noires trop courtes à dentelle blanche de mauvaise qualité après avoir vu une Maid dans un quelconque anime bourré de moe et de fanservice, et elles continueront toujours à proclamer qu’elles se sont déguisées en rorita-chan parce qu’elles trouvent ça cho kawaii desu ne~~
    a-t-on besoin d’une association pour aller proclamer au monde que ce n’est pas ça, le « vrai lolita »? pour nous battre pour une image plus juste?
    dans des interviews, des reportages télé, on le dit déjà. au final les journalistes ne gardent que ce qui leur assurera de l’audimat ou des exemplaires vendus, et le grand public ne fait même pas la différence. les gens s’en foutent, pour eux nous sommes toutes des gamines un peu folles qui s’habillent bizarrement, que nous soyons des itas weeaboos ou semblions tout-droit sorties d’un G&LB.

    « Tu vas certainement dire que je cherche des excuses à tout le monde mais n’arrive-t-il pas de craquer et de faire un peu n’importe quoi?« 

    …c’est fort probable, mais je ne prétend pas non plus pouvoir lancer une association qui se veut forcément représentative d’un ensemble de personnes avec des opinions très diverses.

    « La première serait que la situation n’évolue pas et que la communauté se désintègre ou se change en autre chose, en tout cas autre chose que du lolita. La seconde serait que tout le monde finisse par se lasser des enfantillages et commence à se tolérer.« 

    ça dépend entièrement de ta définition du lolita.
    pour moi, tant que la communauté sera constituée de gens qui portent des vêtements lolitas, Btssb, Victorian Maiden, ou de leur propre fabrication, ça restera du lolita. (même si la mode elle-même évolue, mais ça c’est une autre question) nous sommes un groupe beaucoup trop divers pour qu’on puisse nous définir autrement.
    et la communauté ne se désintégrera pas parce qu’il y aura toujours des groupes qui discuteront de la dernière collection de telle ou telle marque et qui organiseront des commandes groupées.
    ensuite, la moyenne d’âge sera toujours de 15~25 ans. alors les enfantillages…on ne pourra pas faire sans. tu semble croire que l’espèce humaine est capable de changer pour le meilleur mais personnellement ça fait longtemps que j’ai laissé tomber l’idée, et à vrai dire, l’histoire tend à le prouver. ;]

    « Tu sais, pour moi, l’univers (je dis bien univers) lolita est mon refuge. Que dis-je, c’est mon domicile. J’y vit dans un coin dont j’essaye d’entretenir le jardin et d’y préparer une table accueillante. C’est l’endroit où je vit. J’ai mis du temps à le trouver et à me décider à y vivre. Je l’aime ce monde-là, il est devenu ma vie. Je ne peux pas le laisser tomber. Si plus personne n’y habite, j’y serais seul, comme un idiot, avec plus personne pour regarder mes illustrations (finalement, des images de ce que je vois depuis ma fenêtre).« 

    je ne suis pas d’accord, et c’est juste une question de point de vue. je considère que ce que tu décris, c’est ton univers, ton monde. il est fabuleux, et parfois, tu y invite des gens qui en apprécient la beauté; Yuka, Fumiko, Jeanne, moi…et puis parfois tu vas aller leur rendre visite parce que les leurs t’intéressent et te plaisent aussi.
    et souvent tu y trouves les mêmes fleurs que dans ton propre jardin. et il y aura toujours ces fleurs dans pleins d’univers différents parce qu’il y aura toujours des gens pour les trouver jolies.
    alors je pense que, quoi qu’il arrive à la communauté lolita, ton univers restera sain et sauf. parce qu’il y aura toujours des gens qui verront à quel point tes dessins sont beaux et poétiques, et parce qu’il y aura toujours des gens qui apprécieront la dentelle, les rubans et les contes de fées, qu’ils appellent ça « lolita » ou non.

    « Parce que si tu prends ça sérieusement c’est que tu n’y es pas indifférente, que pour toi aussi le loli-monde est un endroit à défendre.« 

    ce n’est pas tellement ça.
    ce que je défends, c’est moi-même; c’est mon monde, et le lolita en est une partie intégrante. je suis lolita, je le proclame haut et fort, et j’y tiens. alors je ne vais pas me taire quand d’autres cherchent à définir ou à modifier cette notion qui m’est chère, sans forcément tenir compte des visions autres que la leur. le lolita, c’est quelque chose qui me définit. c’est une partie de mon identité. alors forcément je me manifeste quand on cherche à lui coller une étiquette avec laquelle je ne suis pas (entièrement) d’accord.
    d’ailleurs je suis lolita au sens le plus strictement vestimentaire du terme, et je considère que je suis tout aussi lolita que celles qui y voient plus. (alors L. peut aller se faire voir for all i care. ^_^)
    « Romantisme, Elégance, Féminité, Onirisme » font partie de mon monde, aussi, mais ce n’est pas parce que je suis lolita – c’est juste que j’apprécie aussi ces notions, et ce sont des fragments de mon être qui se marient bien, somme toute.
    et dans mon monde je continuerai à avoir des piercings, à écouter du grindcore, à dire au moins 2 vulgarités à la minute, et je serai quand même lolita, parce que je continuerai à porter de l’Innocent World ou de l’Angelic Pretty.
    le fait que j’aie dans ma bibliothèque Alice’s Adventures et Through the Looking Glass n’est pas directement lié au contenu de ma garderobe.
    mais jamais je n’aurai l’arrogance d’aller dire aux autres comment vivre leur vie simplement parce que nous partageons les mêmes goûts vestimentaires.

    tu vois, moi, je suis profondément individualiste et je ne partage pas la même définition du lolita que toi.
    il n’empêche que je considère que nous avons tous les deux le droit de revendiquer notre « identité lolita »; tu es aussi lolita que moi, que Valérie, que Asüka…mais pour chacun d’entre nous ça veut dire quelque chose d’autre.
    alors comment nous regrouper au nom de ce mot que personne ne pourra clairement définir une fois pour toute? comment faire de cette notion floue un point de ralliement solide?
    qu’on organise des weekends dans des châteaux avec concert des Sumire – si je peux, j’y serai. mais qu’on ne prétende pas que c’est un évènement spécifiquement lolita. il y a des chances pour que la majorité des personnes présentes soient des lolitas (en l’occurrence, c’est surtout parce qu’en dehors du Japon surtout, il faut généralement connaître et aimer le lolita pour découvrir Kokusyoku, tout simplement) – mais ça ne veut pas dire que toutes les personnes présentes seront des lolitas, ni que toutes les lolitas voudront venir.
    pareil pour tous les autres musiciens ou tous les illustrateurs dont tu fais si souvent mention – leur fanbase est sans doute essentiellement constituée de lolitas.
    pourquoi? parce que d’une part, ils sont essentiellement actifs dans ce milieu, et collaborent entre eux. et si c’est ainsi, c’est surtout parce que la mode lolita et leurs oeuvres ont en commun un certain sens esthétique et certaines références.
    alors évidemment il y a beaucoup de recoupements, mais ça n’en fait pas des synonymes!
    certains décideront d’y voir une grande entité, un même univers, une culture. certains décideront de considérer que c’est l’ensemble de cet univers qui fait le « lolita ».
    ça n’en fait pas une vérité pour tous.

    et c’est pour ça que j’ai du mal à imaginer, à espérer le futur de ce mouvement de la même manière que toi…alors je ne sais pas trop encore où me placer.

    la suite ne s’adresse pas vraiment à toi François mais ça m’a trop énervée pour ne pas réagir, alors here goes.

    « Pour moi, donc, tant pis pour les nuances et pour l’ouverture d’esprit : il n’existe qu’un seul vrai mouvement GL, celui de François, dans le sens où il ne limite pas, et où il englobe toutes les autres visions empreintes de tolérance et d’idéalisme, même divergeantes des siennes. C’est cette somme, pour moi, le GL. En tout cas, c’est sa seule part qui m’intéresse (sans doute parce que c’est sa seule part qui a de l’intérêt).« 

    suivi de:

    « Comme il serait triste (voire pathétique, au sens fort) que le mouvement GL se réduise juste à s’habiller en GL, à claquer le maximum de fric pour avoir LA tenue en vogue et en mettre plein la vue. ça n’aurait rien de plus profond ou porteur qu’un mardi gras prolongé à l’année entière. Ce ne serait qu’une mascarade. Ce ne serait que, effectivement, « jouer un rôle ».

    S’il n’y a rien derrière l’apparence, s’il n’y a aucune substance, aucune aspiration, aucune réalité, à quoi bon ? Finalement, ce n’est jamais qu’une crise d’ado habillée victorienne.« 

    BULLSHIT. et complètement contradictoire.
    si c’est à ça qu’aspire cette mouvance, si c’est un tel univers que vous désirez créer, alors ce sera sans moi.
    les lifestyle lolitas dont je parlais en commentaire sur l’autre billet? celles avec un manche à balai dans le cul? ouais, grosso modo c’était la même chose.
    il y aura toujours des filles qui vivront leur vie, qui créeront leur propre univers, qui auront leur propre putain de personnalité, et qui s’habilleront en lolita parce que ça leur plaît, tout simplement. ce n’est pas jouer un rôle – c’est adopter un style vestimentaire que l’on aime.
    comment peut-on se permettre de juger, alors qu’on avoue ne rien y connaître, comment peut-on alors affirmer avec une telle certitude qu’il existe des vraies lolitas et d’autres qui ne font que semblant?
    foutaises. si on veut vraiment jouer à ce jeu (et vraiment ce n’est pas mieux que le jeu de ces goths élitistes qui se moquent des « poseurs » et ont un complexe de supèriorité, comportement que L. semblait pourtant condamner), alors on ne peut affirmer que la chose suivante; les vraies lolita se sont celles qui portent ces vêtements parce que ça leur plaît, et qui assument. la seule chose que absolument toutes les lolitas ont en commun, c’est le goût pour ces vêtements.
    qu’elles choisissent ensuite de s’identifier à une hypothétique « manière d’être », de s’intégrer dans une hypothétique « culture » avec son sens esthétique, sa musique, sa littérature, son art…si pour elles être lolita c’est ça, tant mieux!
    mais que personne n’affirme que c’est absolument nécessaire, que personne n’ait le toupet d’affirmer que le lolita, c’est forcément ça, tout ça, et que sinon ce n’est que « mascarade » ou « mardi gras ».

  18. L.

    @Gabrielle :

    Je comprends ton agacement légitime. Tu noteras que je m’étais excusé par avance, ce qui fait que je ne perds pas ici mon statut de gentleman. J’ai de l’ADN de Franck Dubosc, ça me sauve.

    Il y a plusieurs choses fondamentales que je voudrais reprendre ici en guise de réponse, parce que je n’écris pas les choses n’importe comment ni pour n’importe quelles raisons (et n’en suis que plus agaçant, je l’admets de bonne grâce).

    – Primo : concernant le contenu de mon commentaire, celui-ci est « cynique », sur le fond comme sur la forme. Je ne le suis pas moi-même mais je sais l’être à l’occasion, parce que ce n’est pas un exercice très difficile et que n’importe quel être humain a des prédispositions naturelles pour ça. Je l’ai donc fait volontairement. Je me suis contenté d’étendre le cynisme ambiant du milieu GLolita que tu décris, à une autre échelle, pour bien en montrer les limites. Si toi, tu acceptes le mouvement tel que tu le décris, alors tu dois accepter mes jugements odieux sur celui-ci parce qu’ils reposent sur des constructions mentales identique. La première chose pour un cynique, c’est d’apprendre a accepter le cynisme des autres, c’est un minimum. Si tu tolères (je n’écris pas que « tu prends part » à celles-ci, attention) les dérives que tu as rapportées, si tu les considères comme « normales » ou « acceptables », alors, tu dois aussi considérer comme « normal » et « acceptables » les propos que j’ai tenu, vu qu’ils sont construits de la même manière. Ce serait trop facile, sinon. Une chose tenue pour « vraie » ou « acceptable » ne doit pas l’être sur un seul plan, mais sur l’ensemble de ceux-ci.

    Ce que je voulais dire (et il me semble qu’en me relisant attentivement, c’est quand même assez clair), c’est que si les Gothics Lolitas ne se respectent même pas entre elles, pourquoi est-ce que « moi » (et j’écris moi pour dire « le reste de l’humanité, bien sûr) (et ça me fait bien mal, d’ailleurs !), j’irais les respecter ? Ce serait bien un comble, non ? On pourra toujours accuser les gens n’appartenant pas au mouvement (comme moi ou tes éventuels camarades, ou que sais-je encore) de ne rien y comprendre, de ne pas faire l’effort d’essayer, de faire preuve de bêtise et de méchanceté gratuite envers celles et ceux qui sont différents, mais ce serait (selon l’expression consacrée) « l’hopital qui se moque de l’infirmerie » si même « celles et ceux qui sont différents » ne se comprennent déjà pas entre eux, ne font pas l’effort, ne font pas preuve de tolérance et se montrent odieux les uns envers les autres.

    POur être plus clair : en temps le quidam normal qui ne connait pas cette mouvance, d’emblée, a deux options antithétique quand il s’y trouve confronté :

    option 1 : il rit haut et fort et suggère grassement à la malheureuse victime de retourner chez elle s’habiller avec des vrais vêtements.

    option 2 : il se dit « tiens, il y a quelque chose, là, un monde à découvrir. Comme je ne suis pas habitué, ça me déroute un peu mais je vais chercher à comprendre, pour peut-être apprécier ».

    Or si j’en crois ce que tu décris de manière si « vivante », les GL sont massivement dans l’option 1 les unes vis-à-vis des autres. Elles ne font pas preuve de compréhension, elles ne cherchent même pas à s’y essayer. Elles jugent leurs paires, et en retire nt des rires haut et fort ainsi qu’une grisante sensation de supériorité.
    Par conséquent, je ne vois pas pourquoi elles pourraient reprocher à un quidam d’en faire autant. C’est le principe de la paille et de la poutre, en somme : un truc vieux comme le monde.

    – Deuxio (et là je vais insister) : attention avec les termes que l’on emploie ! On ne peut pas les utiliser n’importe comment non plus, ils ont un sens précis et une forte valeur symbolique. Ne mélangeons pas tout ! Evidemment que les GL sont libres de n’aspirer qu’à porter des vêtements qui leur plaisent (du moment qu’elles se respectent), c’est la moindre des choses et ça n’a rien de criticable ! Mais ATTENTION, là c’est un point essentiel à prendre en considération, on ne peut pas appeler cette faction un « mouvement » ! Il y a en effet un fossé entre une « mode » (au sens vestimentaire du terme, sans connotation péjorative) et un mouvement ! Nous vivons dans un pays nnti d’un fort passé culturel que nous nous devons de respecter en évitant les amalgames. Dans un « mouvement », il y a nécessairement quelque chose « derrière », un « fond » au-delà de la « forme », une intention, une réflexion, voire la poursuite d’un idéal (artistique, social, ou autres…). Romantisme, Symbolisme, Modernisme, etc… Et, par extension, ce qu’on trouve justement sur ce blog et chez les artistes cités par François. S’habiller dans un style, c’est une question de reconnaissance de soi dans une « mode » (je n’aime pas ce terme parce qu’il est connoté, je le répète, il n’y a rien de honteux ou de haïssable dans cette notion de « mode »), d’apprécier un type de vêtement et de se plaire à le porter. Il n’y a rien de mal à ça, évidemment, on doit tous s’habiller et nous sommes nombreux à faire attention à ce que nous portons, c’est aussi une façon de devenir « sa-propre-petite-oeuvre-d’art-quotidienne » et c’est une chose que n’aurait sans doute pas renié l’illustre Oscar Wilde. Mais on doit pas faire l’amalgame. Il n’y a pas de « mouvement jean taille basse », de « mouvement body moulant », etc… Ainsi, puisque tu cites les gothiques, de la même façon, il en existe deux branches distinctes, qui peuvent se rejoindre mais qui ne le font pas nécessairement : le « mouvement » et la « mode ». Certains appartiennent au mouvement et suivent aussi la mode, mais pas tous. D’autres suivent la mode parce que ça leur plaît mais n’adhèrent pas au mouvement. Cela peut s’étendre à tout mouvement associant une « forme » à un « fond ».

    – Tertio : bien que je puisse comprendre, je trouve assez déconcertant que tu te retrouves à t’indigner de mes propos invitant à la tolérance, au respect mutuel, à l’entraide et au pluralisme des visions tout en défendant un milieu que tu décris comme mesquin, superficiel et individualiste. N’est-ce pas là un de ces étranges mondes à l’envers où conduit souvent le cynisme ?

    – Quatro (en écho à un mail de Corto) : j’aurais tout à fait été en droit de réagir avec plus de virulence dans la mesure où un tel débat de « forme » (puisque le fond n’est pas à l’ordre du jour)est humainement indécent. Je ne te vise pas toi, je précise, je parle ici plus du mouvement que tu dépeins dans son ensemble, mais arriver à se perdre dans de telles polémiques stériles à longueur (visiblement) de forums ou de blogs, ça dénote d’un manque de recul et d’empathie à faire froid dans le dos. Je sais bien qu’il faut que jeunesse se passe et que définir son identité par rapport aux autres est une pahse importante de la constitution de la personnalité, mais je pense aussi qu’il faut, un jour, ouvrir les yeux et ne pas oublier le monde dans lequel on vit. Arriver à se déchirer pour savoir ce qu’est le vrai GL, qui l’est et qui ne l’est pas, si une telle est sincère ou si elle joue un rôle, alors qu’il y a chaque jour des gens qui crèvent dans la rue, oui, d’accord, effectivement, ça fai image d’épinal mais ça n’en est pas moins vrai, et pas moins affligeant. Une question d’âge, sans doute. Mais qui amène à lire le terme de « gaminerie » (pour te citer) sous un autre aspect. On a parfaitement le droit d’être passionné par un sujet et de vouloir en défendre bec et ongle sa vision. mais on a le DEVOIR d’en voir aussi les limites et d’être capable de relativiser, de le replacer dans un contexte plus vaste.

    – Jaiperdulecompto : La GL qui critique ses consoeurs parce qu’elles sont boudinées, enfantines, parce qu’elles manquent de classe ou semblent jouer un rôle », qu’est-ce qui lui dit qu’aux yeux d’une autre (ou aux miens ?), elle n’est pas elle-même boudinnée, enfantine et manquant cruellement d’élégance ? Pourquoi serait-ce SA vision des autres qui serait la bonne ! Et pourquoi refuserait-elle ainsi aux autres le droit de vivre les choses différemment ? Tu écris « comment peut-on se permettre de juger, alors qu’on avoue ne rien y connaître ? », et tu as tout à fait raison, évidemment. Simplement, il faut encore couper ta phrase. « Comment peut-on se permettre de juger tout court ? », là est la vraie question, et la réponse est inclue entre les lignes.

    Quinto : dans mon commentaire, j’ai donné MA définition du GL (tut comme toi tu le fais dans celui auquel je réponds). Comme toi, tu en as une, j’ai tout à fait le droit d’avoir la mienne. Pourquoi aurais-tu raison et moi tort ? Pourquoi ne serait-ce pas l’inverse ? Pourquoi n’aurions nous pas tort tous les deux ? Ou raison tous les deux, de la même façon ? François a lui aussi donné la sienne dans ce billet, et d’autres se sont aussi exprimées sur ce plan. C’est sans doute le point le plus important de mon long et pénible (pour moi autant que pour toi, je te rassure) exposé. Dans le GL comme dans tout autre mouvement, il n’existe AUCUNE vérité objective, parce que ces mouvements, justement, ne sont que des concepts. Dès lors, il n’existe aucune vérité unique, mais autant de vérités qu’il existe de personnes parties-prenantes, et chacune aura autant raison que les autres, par conséquent. Dès lors, chacun en aura sa vision et c’est justement, ce qui devrait faire la richesse de tout mouvement. Malheureusement, a contrario, chacun essaie d’imposer sa vision personnelle aux autres pour donner plus de matière à celle-ci et se convaincre, voire convaincre les autres, que c’est celle-ci la « vérité vraie ». A nouveau, c’est humain, et à nouveau, c’est regrettable. Car d’autant plus réducteur. Quand on comprend qu’en la matière, il n’existe pas de vérités, on se libère, on devient tolérant, on s’ouvre des perspectives et on est enfin à même d’apprécier le mouvement dont on se réclame dans sa diversité, sa multiplicté, et pas notre seule vision des choses. Un mouvement est formé d’une somme de visions similaires, mais qui divergent toutes les unes des autres, et c’est heureux !

    Voilà, je crois que j’ai fait le tour et clarifier mon point de vue. sans doute ai-je été encore trop cassant ou tranché ici et là, et je m’en re-excuse. Mon mouvement à moi, c’est, j’imagine, « l’humanisme », et c’est ma manière à moi de le défendre. Tout le monde défend sa vision… j’ai le droit aussi, non ?

  19. heiwa-chan

    Je débarque un peu de nulle part… (enfin pas vraiment, je suis amie avec La_mome_néant et Gabrielle)

    Mais sans avoir vraiment lu les looongs commentaires de L et de Gabrielle (Gabrielle, tu parles/écris trop! :p), j’éprouve le besoin de donner mon avis moi aussi. Il vaut ce qu’il vaut étant donné que les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas vraiment portée sur les grands rassemblements.

    Certes il semblerait intéressant au premier abord de fonder une association en vue d’organiser des événements et des rassemblements en rapport avec la mode lolita. Cependant, je ne pense pas que ça puisse vraiment tenir la route longtemps. Le lolita n’est en effet qu’une mode vestimentaire quoi qu’on en dise.

    Ses « adeptes » ont toutes des modes de vie, des origines et une univers socio-culturel différent, -je concède que la diversité est une richesse- et ce n’est pas parce que nous portons le même style de vêtements que nous allons forcément nous entendre. Certes j’ai rencontré plein de gens intéressants grâce à cette mode. Mais si je suis restée amie avec certains d’entre eux, c’est surtout parce qu’au delà de la mode nous partageons des valeurs et des intérêts communs. S’il n’y avait que la mode pour nous rassembler, ça ferait longtemps que nous ne nous verrions plus du tout.

    La description que tu fais (je me permets de te tutoyer François, toutes mes excuses si c’est inconvenant) de la mode lolita et de ton ressenti par rapport à celle-ci est très poétique et touchant. Mais au sein du « mouvement » -si tant est qu’il existe- tout le monde n’a pas les mêmes motivations. Et souvent, ce qui pousse les petites Françaises (je m’y inclue) à porter des vêtements lolita ce n’est généralement pas quelque chose de très rose et de poétique. Je ne voudrais pas faire de généralisation cependant. Il y a donc déjà un obstacle à ce niveau là : la conception que chacune/chacun a de cette mode. Et il est difficile de se fédérer si tout le monde a un point de vue différent sur la question.

    Deuxièmement, comme tu le dis dans ton billet, on ne peut éviter les relations conflictuelles. Il ne faut pas oublier que la plupart des membres de la « communauté » lolita sont des filles et qui dit fille dit: rififi, crêpage de chignon et tutti quanti. Ce n’est pas parce que l’on s’habille comme une petite fille modèle que l’on en est une ^^;

    Qui plus est il existe une très forte amplitude d’âge entre les lolita les plus « âgées » et les lolitas les plus jeunes. Cela rend le dialogue encore plus difficile. En effet je dois sans doute faire partie avec Jeanne et Silver des lolitas les plus âgées alors que les plus jeunes doivent avoir autour de 12-13 ans… ça fait plus de 10 ans de différence quand même!

    En ce qui me concerne j’en ai soupé des tentatives d’organisation de « rassemblements » et de meet-ups plus ou moins ratés. Je passe la main aux personnes plus motivées et moins désabusées sur la question que moi… Mais je dis sans doute tout ça parce que je suis vieille et aigrie xD

    En tout cas, je ne cherche pas à décourager les bonnes volontés. S’il y a besoin d’aide, on pourra compter sur moi. Mais je tenais à exposer mon point de vue sur la question. ^^

    (désolée pour le caractère décousu du commentaire, je devrais être couchée… >.>)

  20. Korrigan

    Miaous et salutations !

    Tsubame m’a beaucoup parlé de vos créations, mais je ne me doutais pas qu’il se cachait derrière vos créations une telle passion pour le lolita.

    J’ai beaucoup appris en lisant votre blog et je vous remercie du temps que vous consacrez à écrire à lire et à répondre à vos commentaires.

    Je suis une lolita française depuis 6 mois maintenant (avant j’étais à la Réunion) et je peux vous dire que la communauté française m’a plus d’une fois fait halluciner X3. Mais voilà, comme vous, je suis accro. J’ai parfois un peu de mal à considérer les tensions à leur juste valeur (la plupart du temps tout me paraît exagéré et loufoque, c’est peut-être pour ça que les gens me perçoivent mal d’ailleurs) mais comment dire… J’ai des projets, des choses à faire et il faut vraiment que cela trouble le petit monde qu’est Gothic Lolita Forum (dont je suis admin) pour que je me rende compte qu’effectivement… Qu’est ce qu’il y a comme prises de tête chez les loli françaises O_o…

    L. , je ne vous connais pas (enfin pas à ce que je sache) mais permettez-moi de partager votre point de vue.

    Chacun a sa vision du lolita et l’apprécie pour ce qu’il lui apporte. J’aime me dire que le lolita peut être un point commun pour des centaines de personnes qui ne partagent rien en commun. Pourquoi des avis devraient-ils s’affronter lorsqu’ils ne sont que différents? Existe-t-il seulement une unique vérité Lolita à démontrer et qui justifierait… Tensions et que sais-je encore.

    Pour ma part la réponse est non. Il y a autant de vérité lolita que de lolita. Ce qui est vrai pour une lolita, ne le sera pas pour moi, et vice-versa. Sa vérité lui est propre et intime. Qui suis-je pour remettre en cause le cheminement de cette personne vers sa Vérité-Lolita?

    Est-ce que l’association marchera? Nous verrons bien… Du moment qu’il y a du fun et des rencontres, pourquoi se priver? L’on s’apprécie ou au contraire, c’est la Vie!

    Pour tout vous dire, je suis Tsubame dans cette aventure car je me suis mis en tête de sortir de ma bulle et de mieux connaître le lolita francophone.

    Vous vous interrogiez sur « Anamorphose »… Ce n’est qu’une expression artistique, un univers visuel créé de toutes pièces. Nous nous amusons beaucoup en le concevant, c’est tout ^^.

    J’espère mieux vous connaître, et soyez sûr que je prendrais grand plaisir à vous lire et à vous commenter. Merci encore pour ce moment de lecture.

  21. Maud Amoretti

    Chers tous,
    ayant une rentrée de boulot terrible, je ne vais pas pouvoir écrire autant que vous tous. Je vais faire une réponse globale puis revenir vers chacun plus précisément. Désolé!

    Je n’exprime à nouveau mal… quand je dis que je vis dans le monde lolita je me trompe. Gabrielle a raison: je vis dans MON monde lolita.

    Je suis resté dans mon coin longtemps… l’extérieur me faisait peur (c’est toujours un peu vrai). Je n’ai pas attendu la mode lolita pour dessiner des lolitas (j’ai fait un billet sur mon premier truc « lolita », fait il y a plus de 15 ans). Le terme est venu après. C’est pour cette raison que je l’utilise parce qu’il me semble être une bonne définition de ce que je fais, de ce que je suis. Pour moi, le lolita n’est pas qu’une mode vestimentaire. Je suis un garçon. Pas question de porter des robes. Certains hommes le font. Tant mieux. Moi ce n’est pas mon truc. Pour moi le lolita, c’est un mouvement, une culture. Et j’espère en faire partie. Il en va de ma survie.

    Pour ce qui est de l’association de Nella. Voyons voir la suite. Attendons ses résultats. Et puis si son existence paraît inutile, il suffit tout simplement de l’ignorer. Cependant je ne peux que saluer cette initiative et l’encourager.

    Je vous assure que je n’ai absolument pas l’intention de dire à qui que ce soit comment vivre. Non non, je veux juste vous parler de ce que je sais, de ce que j’observe, de ce que je fais et communiquer avec les gens que ça pourrait intéresser. Je n’ai pas de message, pas de bonne parole. Et je suis sincèrement désolé si c’est l’impression que je laisse.

    Je n’ai plus de temps… je reviens dès que je peux pour continuer à répondre. Individuellement surtout!

  22. L.

    @Korrigan : non, nous ne connaissons vraisemblablement pas, vu que je ne suis pas du « milieu » (peut-être nous sommes-nous croisé au détour d’une ruelle, bien sûr, mais ce serait un de ces clins d’oeils du destin que j’apprécie tout particulièrement), mais je souscris à mon tour tout à fait à ce que vous écrivez ! C’est donc avec d’autant plus de plaisir que je vous autorise à partager mon point de vue, évidemment ; ) !

    Si la réalité GL n’est pas rose, on a deux choix possible, quand on l’aime : soit on l’accepte telle quelle, soit on essaie de changer les choses, de les améliorer, dans une optique de respect et de tolérance (y compris vis-à-vis de celles et ceux qui n’y aspirent pas). Et tant pis si c’est impossible, dès lors ! Au moins, on aura essayé, on n’aura pas de regret à avoir, on pourra se dire qu’on aura essayé. Dans ce sens, toute initiative de type association est à encourager, du moment qu’elles ne tombent pas ensuite dans le piège d’une dérive similaire !

    Mes propos étaient certes un peu secs, car passionnés, mais ce qui me navre, en découvrant le côté face de la pice GL, c’est de constater que le mouvement n’a aucune chance d’acquérir reconnaissance et crédibilité tant que les attitudes de celles et ceux qui le font s’emploieront à le décrédibilser autant.

    Il n’y a pas de vérité, c’est là bien la seule… vérité ! ; )

    (J’ai été heureux de vous lire, du coup, je me suis senti moins seul, avec mes aspirations idéalistes dont personne ne semble vouloir, la plupart du temps !)

    Recevez donc tous mes encouragements pour vos projets présents et à venir !

    @François : Ce que tu écris est aussi très juste, et ton témoignage personnel rejoins ici ce que j’ai écrit dans un autre com’, sur le billet précédent, comme quoi le monde des idée est petit ! Ton « je vous assure que je n’ai absolument pas l’intention de dire à qui que ce soit comment vivre » est fondamental, une fois encore (j’utilise un peu trop fondamental, ces temps-ci, non ?), et je le rejoins… Si tous le monde pensait ainsi, le monde aurait un tout autre visage, et les débats interminables dont il est question ici n’existeraient même pas !

  23. Nella

    Bonjour à tous et à toutes,

    Je me présente, Tsubame (et non pas « Ex Tsubame), ou bien Nella de mon prénom (Qui est Valérie ? 😉 Non, plus sérieusement, merci d’oublier ce nom !).

    Je vais faire une réponse assez globale à tous vos longs et nombreux commentaires.

    Je rejoins L: je suis une grande idéaliste et une passionnée du lolita… C’est une part intégrante de ma vie, c’est mon moteur, ce qui m’aide chaque jour à avancer… Ma vision du lolita va au-delà du simple vêtement : c’est pour moi un mode d’expression artistique. Tous les mots que je ne peux dire, que je voudrais pourtant crier, je les exprime grâce au lolita. C’est mon espoir dans mon désespoir. C’est ce qui illumine ma vie. Ma définition du lolita est liée à la créativité. Pour moi c’est une culture, une inspiration artistique.

    Et comme dit Korrigan, il y a autant de définition du lolita qu’il y a de lolita.
    C’est d’ailleurs ce qui enrichi cette mode et qui en fait, de mon point de vue au moins, un mode d’expression au-delà même du style vestimentaire.

    Je m’explique : mon objectif n’est pas de rassembler des lolitas pour en faire une définition unique, ni d’en faire une secte. Au contraire ! Mon objectif est de montrer toute la diversité de cette mode, et tous les styles différents, et toutes les visions que l’on peut en avoir.

    Une association permet de regrouper des personnes ayant un intérêt commun et qui souhaitent partager et développer cet intérêt ensemble.

    Après tout, le lolita nous rassemble malgré nos différences, et même si nous ne l’apprécions pas de la même manière, c’est ce qui en fait toute sa richesse, et qui fait de cette mode une vrai inspiration.

    Avons-nous un intérêt commun ? Oui.

    De plus, le lolita est l’inspiration créative de beaucoup de personnes. La preuve avec les créations de Mr Amoretti. Il en va de même pour la bonne blague pathétique Anamorphose… Rien d’une blague mais rien de sérieux non plus. Juste le besoin de créer un univers artistique afin d’exprimer ce que l’on partage Korrigan et moi. D’ailleurs, Anamorphose n’est pas liée à l’association. Notre projet est surtout récréatif, et on s’amuse sans se prendre la tête.

    Bref vous en saurez plus sur l’association en temps voulu. Mais sachez que mon objectif n’est pas purement personnel mais il s’agit bien d’une volonté de partager avec les autres ma passion.

    Ps à Gabrielle : je vais vous envoyer un MP privé pour parler. Je n’ai en aucun cas envie de polluer le blog de Mr Amoretti par des règlements de compte ou autres enfantillages ne concernant pas son art et le contenu de son article. Je veux parler d’un seul élément : le meet up européen que vous aviez organisé en juillet et annulé au dernier moment : sans vouloir vous offenser, qui a rattraper le coup et rassembler les lolitas égarées de ce jour pour finalement réaliser votre projet, si ce n’est Lulla, Mery, Korrigan et moi même ? C’est bien dommage que vous ne soyez pas venue. Et je ne vous cache pas qu’un nouveau meet up de ce genre est prévu.

  24. Gabrielle

    « Je veux parler d’un seul élément : le meet up européen que vous aviez organisé en juillet et annulé au dernier moment : sans vouloir vous offenser, qui a rattraper le coup et rassembler les lolitas égarées de ce jour pour finalement réaliser votre projet, si ce n’est Lulla, Mery, Korrigan et moi même ? C’est bien dommage que vous ne soyez pas venue. Et je ne vous cache pas qu’un nouveau meet up de ce genre est prévu.« 

    le meet-up était sensé être un picnic sur le Champs de Mars le lundi suivant Japan Expo.
    le matin du jour-J, en sortant du métro, je me suis fait tremper par une pluie torrentielle. le temps s’annonçait instable au mieux, carrément insupportable au pire. l’herbe aurait de toute façon été mouillée, même s’il ne pleuverait plus.
    j’ai donc décidé, plutôt que de jouer à la roulette russe, d’annuler le meet-up.
    à contre-coeur, mais qu’étais-je sensée faire d’autre? si le moment venu il avait plu, qu’aurais-je pu dire aux nombreuses participantes (une soixantaine) qui seraient venues?
    je n’aurais su gérer un groupe de 60 personnes sous la pluie dans des vêtements coûteux, dont la grande majorité ne parlait pas français, et qui avaient toutes besoin d’un abri. j’avais pensé former de petits groupes pour trouver refuge dans des salons de thé aux alentours mais je ne connaissait pas assez bien les environs pour leur indiquer des endroits adéquats.
    j’ai donc appelé toutes celles dont j’avais le numéro de téléphone (une majorité, d’ailleurs) pour les prévenir.
    il y avait effectivement un certain nombre de participantes que je n’ai pas pu joindre. pourquoi? parce qu’elles avaient ignoré mes demandes répétées, sur egl, egl_europe, egl_france ou encore newslolita de me donner leur numéro en commentaire (screené, donc caché au public, et seulement visible par moi) sur une entrée publique que j’avais postée à cet effet. est ce ma faute?
    j’espérais qu’elles verraient le post que j’avais fait le matin même sur egl annonçant l’annulation. la nouvelle s’est d’ailleurs répandue, notamment sur vos forums.
    je ne vois pas en quoi vous avez « rattrapé le coup » ni « réalisé mon projet »; seule une minorité des lolitas qui étaient sensées venir se sont véritablement rendues au point de rendez-vous. si vous n’y aviez pas été, j’ose espérer qu’elles auraient eu la présence d’esprit, aux vues du temps et de l’absence notoire de lolitas, de repartir…
    au final, il n’y a pas eu de véritable picnic, presque pas de communication, juste quelques photos. (c’est ce que m’ont dit quelques participantes, en tout cas) quant au temps, il y avait beaucoup de vent et des averses sporadiques qui aurait empêché le bon déroulement du projet initial.

    j’ai fait une erreur importante. ce n’était ni d’avoir annulé le meet-up, ni de ne m’y être rendue qu’en début d’après midi pour une demi-heure.
    mon erreur a été de ne pas prévoir de plan B en cas de mauvaises conditions météos. c’était une erreur idiote et grosse comme une maison, j’en suis consciente, et j’en assume la pleine responsabilité.
    j’ai bêtement fait foirer ce projet auquel je tenais et j’en suis profondément désolée.

    maintenant dis-moi, quel est le rapport?

  25. A.

    Le rapport c’est que vous critiquez des personnes sur un projet don vous ne savait même pas le contenue.
    Et que donc avec cette histoire vous n’êtes donc point a la meilleure place pour vous permettre des propos aussi dur.
    En plus ici je ne pense pas que se l’endroit le plus approprier pour craché du venin que vous pensiez avoir raison ou non.
    Je parle en tout impartialité.

    Merci Francois (je vous appelle par votre prénom désolé ^^)
    J’adore votre façon de voir le lolita vos billets sont doux a lire^^

  26. Maud Amoretti

    Je n’aurai jamais imaginé déclencher une telle discussion… Cependant, je suis heureux de vous lire et je vous remercie tous pour vos participations!
    Je vais tâcher de vous répondre un par un cette fois-ci. Désolé pour le retard!

    Chère Gabrielle,
    c’est vrai que vu sous cet angle, créer une association sur une mode vestimentaire est une idée légère. Mais comme je le dis à droite et à gauche, pour moi, ce n’est pas qu’une mode. Je ne porte pas de vêtements lolita (quatre paires de chaussettes, une écharpe, un sac. C’est tout il me semble…) et plus que l’aspect mode, c’est l’univers qui s’est développé derrière qui m’intéresse.
    Par contre, je suis bien d’accord avec toi sur les échos venant des médias. Ils ne gardent que ce qui pourrait faire sensation. Que ce soit en France et même au Japon. L’émission de la NHK de septembre était focalisé sur les goths et on n’aura retenu seulement qu’elles écoutent toutes Marilyn Manson.
    Les médias ne sont pas les alliés des groupes/artistes indépendants.
    Ensuite, tu dis que je crois trop en l’espèce humaine. Je ne crois pas en notre espèce. Je crois qu’une minorité a intérêt à se serrer les coudes pour pouvoir bien vivre.
    C’est vrai que la moyenne d’âge est basse. Je m’en rend compte de plus en plus. Les lolitas que je fréquente sont plutôt dans la tranche 25-35. Et je n’ai jamais vu une seule dispute. Quand j’étais adolescent, je sortais avec un groupe de copains. On était tous goth. Le plus âgé devait avoir 20 ans. Mais je n’ai pas le souvenir de disputes. Au contraire, on échangeait nos disques, nos écrits, on passait nos soirées à parler de tout et de rien. Pourtant on en avait tous gros sur la patate, de cette société dans laquelle on ne se retrouvait pas. Alors le fait d’être ensemble nous rassurait. Peut être que les lolitas ne se voient pas comme un mouvement, une mode indé. Les disputes dont j’entend de plus en plus parler ces derniers temps me laisse perplexe. C’est que je lis tellement de personnes agréables ici et ailleurs (je ne vais pas sur les forums mais sur les blogs, les sites).
    Bon je poursuis.
    Tu as raison, je me suis trompé. Je ne suis pas dans le monde lolita, je suis dans mon monde lolita.
    Je te présente mes excuses: c’est vrai que je fais des recherches sur le mouvement lolita, ses origines, ses façons d’être interprété. Il est vrai que j’essaye de le définir. Mais je ne cherche pas à imposer ni ma vision ni celle de mes amies. Je voudrais seulement proposer aux gens de passage de jeter un coup d’oeil aux résultats de ces recherches et de ces réflections. Pas d’y adhérer.
    Pour ce qui est d’organiser un quelconque événement, comme un week end château-Sumire, ce n’est pas encore fait. Et si je le fais, je ferai attention à mes choix de mots. Promis!
    Pour ce qui est d’envisager le futur du mouvement « lolita », sans vouloir généraliser (… et etc), le futur se fera avec celles (ceux?) qui resteront. Pour moi, effectivement, il continuera.
    C’est que je suis un rêveur et que j’ai besoin de rêves.

    Chère Heiwa-chan,
    bonjour et enchanté de faire ta connaissance!
    Je te rejoins aussi sur les motivations de non-roses et non-poétiques de certaines. J’imagine que porter des vêtements lolita peut venir d’une colère, d’une réaction. Pour moi, il reste, cependant, un désir de liberté. Mais je n’ai pas la prétention de pouvoir appliquer ma théorie à toutes! De toute manière il y aura toujours des contre-exemples. Et si je devais suivre les conseils de certains mails agressifs que je reçois, je devrais peut-être arrêter d’écrire ici, de garder mes idées pour moi, me taire définitivement et me « contenter de dessiner » (comme un mail anonyme me l’a suggéré récemment).
    Et pourtant, je voudrais vraiment que tout le monde comprenne que je n’ai aucune prétention agressive et que ce que je fais ou dis n’est pas à prendre comme règles ou autorité. Je crée par nécessité et par plaisir, pour le plaisir des personnes qui sont sensibles à mes images. Et j’écris mes pensées pour ceux que ça pourrait intéresser. Je ne peux pas plaire à tout le monde et tant mieux, le contraire serait inquiétant.
    Donc, soyez tous bien sûr de cela: tout ce que j’écris, si cela ne vous plaît pas, ignorez-le. Ca n’a aucune importance.
    Pour ce qui est des questions d’âge. Effectivement, chacun se retrouve en fonction de ses centres d’intérêts et les différences d’âge sont parfois des gouffres. Surtout quand on en vient aux conversations, la preuve sur les forums (d’après ce que rapporte souvent les personnes de passage ici). Et personne n’oblige personne à se fréquenter. Alors organiser des événements avec tout le monde… Moi même, je doute pouvoir intéresser une personne de 12 ans. Ma conversation lui semblerait bien fatigante.
    Mes propos aussi commencent à devenir décousus.
    Merci Heiwa chan pour ton avis! En espérant te lire à nouveau ici! A bientôt!

    Chère Korrigan,
    enchanté aussi! Et merci de venir participer!
    Je pense que votre phrase « à chaque lolita, un lolita différent » marque un point. Et que même si chacun a son point de vue, peut être que la passion commune du lolita (je ne sais plus si je dois l’appeler lolita, mouvement lolita, mode lolita: choisissez donc l’expression qui vous sied le mieux) pourrait fédérer. A lire les avis de tout le monde, ce n’est pas possible. Et si ça l’était? (je jete de l’huile sur le feu là…) Ca pourrait seulement rapprocher les personnes qui ont envie de se rapprocher les unes des autres.
    Ainsi, si Nella a la force de monter une association c’est très bien, elle aura certainement des gens pour la suivre, des gens qui attendaient une initiative comme la sienne. Et que les personnes qui ne sont pas d’accord (personne ne peut l’empêcher de faire son association) l’ignorent, la snobent.
    Les disputes me semblent superflues.
    Je reviens à moi, pardon: je n’aime pas la télévision, les programmes ne m’intéressent pas (à part Arte ou la cinq de temps en temps). Alors je ne l’allume pas (passionné de cinéma, je regarde beaucoup de DVD donc je possède une télévision). Je continue mon exemple. La star academy ou les comiques qui animent les quizz ne me plaisent pas. Ce n’est pas drôle (pour moi), leur musique est nulle (pour moi) mais je n’ai pas l’énergie ni l’envie de les empêcher de continuer. Je m’en fiche c’est tout. Mais avant de prendre cette décision, soyez sûr que j’ai suivi quelques émissions pour ne pas me plaindre sans savoir.
    Je ne sais pas si très clair…
    Je suis très heureux que votre point de vue rejoigne le mien, Korrigan, je me sens moins seul. Et moi aussi, je serais très content de vous relire ici! A bientôt!

    Cher L,
    pour moi, le lolita a un avenir, celui qui sera construit par les personnes qui l’aiment et ont envie de le voir grandir. Il y a quelques billets, on parlait avec Hatsumi, Mitsuki et la Môme (il me semble…) que ce serait bien d’avoir une culture lolita propre, pas de copier en permanence ce qui nous vient du Japon.
    Et je suis persuadé que ceux/celles que cela dérange feront leur bout de chemin de leur côté qu’ils restent ou non lolita. C’est une des moindres des choses, non? De pouvoir choisir ses loisirs? Ou son mode de vie? (en Europe en tout cas).
    On en a utilisé de l’énergie dans cette conversation! Pfiouuuu! Héhé!

    Chère Nella,
    nous nous étions déjà présentés par mail mais je suis content de vous lire ici!
    Dans mes précédentes réponses, j’ai pas mal évoqué votre association. Je continue de penser que c’est une bonne chose, et que les personnes intéressées vous soutiendront.

    re-chère Gabrielle,
    cette mésaventure est regrettable. Surtout que l’initiative semblait intéresser beaucoup de monde. Et c’est une logistique difficile à gérer pour une seule personne. Même si le temps avait été parfait, cela aurait été compliqué.
    Mais pour un plan B, il aurait certainement fallu un appartement de taille conséquente ou un lieu public couvert capable d’accueillir 60 personnes… donc difficile…
    L’initiative était pourtant bonne… c’est vraiment dommage…

    Bonjour A! et merci de venir ici! Merci aussi pour vos compliments touchants!
    En espérant vous lire à nouveau!

    (j’espère avoir répondu convenablement… pas forcément à vos attente peut être… mais j’espère que vous croyez en ma sincérité surtout quand je dis que je ne veux que du bien à ce petit monde!)

    (merci à tous de venir quelque soit votre point de vue!)

  27. Korrigan

    Miaous!

    Je n’avais pas d’attentes particulières, quoi qu’il en soit, votre réponse vous fait une fois de plus honneur à mes yeux.

    C’est une belle rencontre pour moi ^^.

  28. Maud Amoretti

    Chère korrigan,
    merci pour ces gentils mots! C’est pour moi aussi une belle rencontre! Je n’aurais jamais imaginé rencontrer autant de gens en faisant ce blog…
    A très bientôt alors!

  29. Sweet Lolita

    J’ai lu rapidement tous les commentaires.

    Personnellement, j’approuve votre démarche. Il est normal lorsqu’on veut créer un mouvement autour d’une chose, il faut d’abord la définir. Ce qui n’est pas aisé lorsqu’il s’agit du Lolita.

    Je me suis sans doute mal exprimée dans mon commentaire de l’autre billet. Je souhaite vivement que le Lolita suive la voie d’un mouvement artistique. J’avais juste souligné l’impossibilité d’en faire une véritable culture : la culture et un mouvement sont deux entités différentes. La culture implique la préexistence d’un groupe social alors qu’un mouvement artistique en est totalement indépendant.

    La situation actuelle ne permet d’affirmer de manière certaine que le Lolita n’est qu’un style vestimentaire. C’est certes assez réducteur mais c’est plus qu’une mode qui est, par définition, temporaire.

    Il est vrai que je vis mon « expérience Lolita » individuellement même si je la partage via mon blog. Je connais très peu de Lolitas en vrai. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a autant de Lolitas que de définition de Lolita. Cela ne veut rien dire. Le Lolita n’existerai pas. Je me permets donc de corriger : les Lolitas, que nous sommes, sont des exemples. C’est à partir de ces exemples qu’il faut se baser pour trouver une définition. Au fond, l’on vise un idéal, qui est le Lolita.

    L’on revient encore à cette question : qu’est-ce que le Lolita?

    A travers le Lolita, je vise un esthétisme, et vous?

    L’on peut en discuter à l’occasion d’une association, une réunion dans un château, pourquoi pas, un meet-up européen, pourquoi pas non plus…

    C’est un débat qui devient trop houleux à mon goût et qui ne donne pas envie de le développer.

    Encore, une fois, François, je vous soutiens dans votre démarche!

    D’ailleurs, j’ai été contactée par une journaliste de NHK. Je me suis, au passage, permise de lui donner l’adresse de votre blog.

    A bientôt! <3

  30. Maud Amoretti

    Chère Sweet lolita,
    merci pour votre intervention!
    Quand je parle de culture lolita, je me réfère essentiellement au Japon. C’est surtout les lolitas japonaises que je connais et il y a, elles me l’ont encore confirmé le mois dernier, une véritable culture lolita.
    En France peut être pas… non d’après tous les commentaires récents…
    Oui pour l’esthétisme. Tout à fait. Par contre je dois vous avouer que je ne me risquerai pas à relancer le débat lors d’une rencontre. Pas de ma propre initiative en tout cas.

    Je vous remercie pour votre soutien (vous savez que vous avez le mien)!

    Une journaliste de NHK? C’est intéressant! Dites m’en plus si vous avez d’autres nouvelles!