l’anniversaire de Tsubaki

Tablée
Tsubaki a eu 26 ans et nous étions un peu plus d’une vingtaine à le fêter. Une vingtaine de lolita et deux garçons: Shichinohe Masaru et moi (il faut que je vous parle de Masaru, il est extraordinaire! Je l’adore).
Finalement, en réfléchissant bien, je me rends compte que je ne connais qu’une facette de la communauté lolita japonaise. Juste le côté des créatrices (peu de créateurs…). Elles ont leur marque de vêtements, sont musiciennes ou illustratrices, écrivaines, dans tous les cas engagées. C’est un milieu tout petit. Pas par la taille. Petit parce que tout le monde se connaît. Quand on rencontre quelqu’une, on finira tôt ou tard à rencontrer tout le reste de la clique. Et c’est une joyeuse clique! Studieuse et laborieuse (dans le sens où les filles travaillent comme des dingues). Qui sort de temps en temps et se retrouve avec plaisir. Un des hauts lieux de rencontre, je vous en ai souvent parlé, est le Sumire no Tenmado de Yuka et Sachi. A une époque, tous les jeudis soirs, on pouvait y rencontrer une bonne partie du gratin: Yumi de Zakuro, Kozue, Cojima Miyako, Kari Miaki, miss Seraphim, Fumiko de Chantilly, Shichinohe Masaru, des membres de Phnom phen Model, de Inugami circus dan et j’en passe. C’est toujours possible. De manière moins régulière certes.
Depuis que j’évolue parmi ce petit monde, que je commence à bien connaître, je n’ai pas vu de dissensions. Vraiment. Tout le monde agît au mieux pour créer de belles choses. Le fait est que les filles créent sans se poser la question si ça appartient au monde lolita. Leurs créations y tombent forcément mais le but premier est la création (et puis bien évidemment, la substance! Il faut bien vivre).

 

Ce que je veux vous dire par là, (un peu la suite du précédent billet…) c’est que faire les choses naturellement, sans trop réfléchir, en essayant de se faire plaisir, sans essayer de paraître, ne peut que faire du bien. Et puis si on arrive à faire plaisir aux autres c’est encore mieux.

 

Je sais… je fais encore l’idéaliste… Mais si la Môme Néant reprend du cidre, je prendrais bien une bière pour trinquer avec elle. Ce sera convivial!

 

ps: qui reconnaissez vous sur la photo???? (je voulais en mettre trois mais blogger m’en empêche, sale bête) (du coup j’ai mis la photo où personne ne regarde l’objectif… pffff)

17 Responses to “l’anniversaire de Tsubaki”

  1. La Mome

    Encore la 1ère à commenter… Quelle fangirl je fais.

    Je ne reconnais pas grand’monde sur la photo, sauf Fumiko en bas à gauche.
    On devine qqn en kimono, à gauche: Nene?
    S’il y a Miaki, je ne la reconnaîs pas u_u Mais je reste persuadée qu’elle a changé de couleur de cheveux, c’est donc difficile de la reconnaître.

    J’ai eu un grand éclat de rire en lisant l’anecdote du cidre, mais je crois qu’il y a tout un tas de malentendu au sujet de cette histoire, qui ne méritait pas tant d’être montée en épingle.

    J’ai eu plusieurs retours très positifs de l’article que j’ai écrit sur toi sur EGL. Ne sois pas surpris si tu me vois acheter plein d’exemplaires du Petit Chaperon rouge, ce sera pour envoyer aux filles qui m’ont demandé de leur en prendre un.

  2. Mitsüki

    C’est dingue, c’est en vous lisant que j’ai l’impression de ne rien y connaitre au lolita ! Mais nous, les lolita occidentals, à moins de savoir parler japonais, on ne connait pas grand grand chose du lolita japonais et de leur petite communauté…
    C’est triste quand même… j’aimerais bien avoir des copines lolita japonaise… J’aimerais bien echanger mon anglais plutôt potable contre du japonais… même si l’anglais c’est utile…

    Sinon sur la photo, je ne reconnais que Fumiko, et encore ! Il m’a fallut du temps ! x)

  3. L.

    La Mome m’a grillé la première place ! Je me vengerai, c’est évident. Surtout maintenant qu’on a lu le côté obscur de ma force, je ne peux pas laisser de témoins… ; ) !

    Bravo, François, tu as mis des mots sur une chose que je n’arrivais pas à formuler, et qui est essentielle !

    Quel que soit le mouvement, si « ce qu’on est » en fait partie, on en fait partie soi-même, qu’on le revendique ou non, qu’on le montre ou on, etc… Il peut donc y avoir des GL qui s’ignorent, et beaucoup plus GL que des filles qui revendiquent le « statut ».

    Dès lors et par effet inverse, si on ne l’est pas « en soi », on n’en mettra que plus d’ardeur à le paraitre, à critiquer, à se rassurer ainsi sur soi-même.

    Que l’on se pique de « créer » ou que l’on se pique « d’être », il faut absolument être « soi » et ne pas chercher à entrer dans un moule, un univers, parce que même si c’est aspirer à moins de conformisme, ça n’en est que plus conformiste, puisque réducteur.

    On ne crée pas GL. On crée. La classification se fait ensuite.
    On ne nait pas GL. On nait. Et puis…

    Si je devais être relié à un mouvement, je pense sans grand mal cadrer avec les canons du romantisme dans lequel je me reconnais d’autant plus volontiers que ce mouvement est mort depuis facilement deux siècles. Je n’ai jamais cherché à en faire partie, ceci étant. je crée. Et ensuite, là encore, la classification opère. C’est ainsi que je suis sûr de ne pas faire semblant, que c’est réellement moi. Et donc, que je suis réellement un vrai Romantique !

    Yes !

  4. La Mome

    Ce serait dommage de vouloir se venger de moi, moi qui aimerait tant rencontrer le mystérieux L., avec qui je partage la vedette sur un dessin.

  5. L.

    Ha.

    OK.

    C’est sûr que vu sous cet angle, je ne peux qu’enterrer ma future ex-vengeance avec mon pourpre rosé sur les joues ! (je suis très émotifs, pour un super vilain ! : ) !)

    Il est vrai que nous sommes camarades de co-illustration !
    Mais delà à vouloir me rencontrer, crois-moi, il y a des poooooortes en ce moooooonde qu’il vaut mieux garder fermées ™. Où alors, achète une batte de base-ball en vue du grand jour ! ça pourra te servir… ; )

  6. Gabrielle

    « Le fait est que les filles créent sans se poser la question si ça appartient au monde lolita. Leurs créations y tombent forcément mais le but premier est la création (et puis bien évidemment, la substance! Il faut bien vivre).

    Ce que je veux vous dire par là, (un peu la suite du précédent billet…) c’est que faire les choses naturellement, sans trop réfléchir, en essayant de se faire plaisir, sans essayer de paraître, ne peut que faire du bien. Et puis si on arrive à faire plaisir aux autres c’est encore mieux.« 

    (un peu la suite du précédent commentaire ;])
    si elles ne réfléchissent pas à ce que c’est, à quel nom il faut coller dessus, qu’est ce qui te permet de le faire et de dire que c’est forcément « lolita »?
    pour moi, ça ne l’est pas. mais ça va sacrément bien avec. tout le monde ne sera pas d’accord, mais on s’en fiche!
    alors si on se rassemblait parce qu’on aime ces choses, et pas sous prétexte que ces choses sont lolita et que nous sommes lolitas aussi?

    idk.

    je ne reconnais que Fumiko également mais il faut dire qu’on ne voit pas les visages des autres, alors :/
    en tout cas je t’envie, cette « clique » doit être merveilleuse à découvrir.

  7. Maud Amoretti

    Chère Môme Néant,
    Merci pour le fangirl! c’est chouette! Héhé!
    Oui, c’est bien Fumiko. Et Nene que tu as déjà rencontrée je crois… J’adore Nene! Une vraie Otome!
    A droite, on peut voir Masaru et un peu derrière lui Haruna, l’aide de camp des Sumire. Il y a aussi Hiakri et Tsubaki mais difficilement visibles… et bien d’autres!
    Cette anecdote du cidre m’a fait rire! Et j’espère que nous aurons le temps de prendre un verre en janvier prochain.

    Chère Mitsuki,
    Il y a tellement de gens qui ne se montrent pas sur le devant de la scène que c’est normal de ne pas les connaître. Ne t’inquiète pas!
    Quand Fumiko sera à la maison en février, je vais tâcher de lui faire écrire quelque chose sur ce blog. Je lui ai déjà parlé de ses visiteuses et je pense qu’elle aussi aimerait bien rencontrer tout le monde! Ce sera un début!

    Cher L,
    Le romantisme n’est pas mort!!! Croyons-y! Nourrissons-le!
    Cependant, j’en connais certaines qui disent être née Lolita… Sachi par exemple…

    Chère Gabrielle,
    Non non je ne permet pas… pardon, je m’exprime mal. Ce que je veux dire, c’est qu’elles n’ont pas besoin de se forcer pour créer des illus/vêtements/musique/etc lolita. C’est que c’est une création naturelle. Une création qui rejoint le style lolita ou tout du moins qui est nommé lolita par la presse. Puisqu’il n’y que cette presse là qui parle d’elles. Ce sont Gothic&Lolita Bible mais aussi Yaso par exemple. Comme il y a eu Rococo et Escargot skin. Ces magazines qui regroupaient mode lolita, arts, littérature, poupées, etc. Je ne me permettrai pas de le décider pour elles, elles sont mes amies. Mes alliées.
    Comme je le disais plus haut à L, certaines disent qu’elles sont nées lolita et qu’elles ne vivent que pour ça.
    Je devrais choisir mieux mes mots, certes. Pardon!

  8. Chewby

    Hé bien…hé bien moi aussi, je ne reconnais que Fumiko.

    Je trouve la cohésion de leur milieu lolita vraiment enviable. Je crois qu’en occident, on se pose trop de questions, on va trop chercher la petite bête, on se permet de juger les autres lolitas selon des critères discutables et ça casse tout. On oublie que le lolita, c’est quelque chose qui est censé nous faire plaisir et nous faire nous sentir bien, et on finit par se crêper le chignon pour de petits rien au lieu de créer ensemble et s’entraider. Bien sûr, le monde n’est pas tout rose, mais on pourrait peut-être commencer par arrêter de se prendre la tête pour des bêtises : ce serait déja un bon début.

    Ce que j’écrit est aussi en référence au précédent article, bien que j’aie un peu de mal à me positionner face à tant d’avis différents et que j’aurais également du mal à formuler une réponse complète et constructive après avoir lu les nombreux commentaires. Et puis ce n’est pas assez clair dans ma tête ^^ »

    Quoi qu’il en soit, je trouve ce débat très intéressant, il permet de se poser de vraies questions sur le lolita.

  9. Maud Amoretti

    Chère Chewby,
    aaaah, chère Chewby! Mais oui! Tout ça c’est bien vrai! Ca devrait même être une évidence.
    Etre lolita est un peu une marginalsation. Si on ne se serre pas les coudes, il faudrait au moins se tolérer.
    Quand on positionnement… pfiouuuu, en voilà une chose difficile! (on va encore me jeter des pierres mais) Moi j’aime bien tout le monde de ce milieu. Je ne me vois pas me lancer dans une gué-guerre…

  10. L.

    Juste une précision par rapport au débat, parce que ça me tient quand même à coeur, et j’étendrais donc au hors-GL :

    Quel que soit le mouvement, les créateurs qui se reconnaissent dedans ne se forcent pas à créer pour entrer dans ce qui ne seraient qu’un moule. Ils ne sacrifient pas cette part d’eux qui fait que, justement, ils sont des créateurs juste pour être sûr d’avoir la bonne estampille. C’est, indirectement, le fait d’avoir des accointances intellectuelles, personnelles, émotionnelles et/ou thématiques avec ledit mouvement qui va faire que, sans qu’ils l’aient décidé, leurs oeuvres vont entrer d’elles-mêmes dans ce cadre. C’est ce qu’on pourrait parler « une heureuse coïncidence » « fortement prédéterminée ».

    Ainsi donc, pour reprendre mon cheval de bataille à moi, les poètes romantiques se reconnaissaient dans le romantisme, mais ils ne se disaient pas, au moment de prendre la plume « ouah alors attention, il faut bien que je veille à faire quelque chose de romantique ! », non, évidemment. Ils écrivaient ce qu’ils voulaient écrire, ce qui leur ressemblait, et, parce qu’ils étaient « romantiques dans l’âme », le produit de leur écriture l’était inévitablement, mais de manière différente pour chacun. D’ailleurs, en ce moment, je relis un poète romantique appelé Leopardi, qui l’est à deux cent pour cent, mais qui ne supportait pas d’être considéré comme tel ! Comme quoi… Quand on l’est, on l’est bien !

    @François : ça me permet de rebondir, justement. je me suis mal exprimé, on dirait bien. Par « on naît », dans ma phrase, on pourrait écrire « on est », ce qui est quand même très très classe (lol) parce que ce sont deux propositions quasi-homophones.
    Pour reprendre l’exemple de Fumiko, qui rejoint, en fait, ce que j’écris, à l’en croire, elle était déjà GL avant d’avoir eu vent de l’existence du mouvement, peut-être même avant l’existence dudit mouvement et sans doute que, si le mouvement n’avait pas existé, elle aurait été GL dans l’âme quand même !

    C’est la différence entre « être » et « chercher à cadrer à ».

    Maintenant, « chercher à cadrer à » n’est condamnable que dans le milieu artistique, je pense, juste parce que c’est sclérosant. Ce n’est d’ailleurs jamais que mon avis ! ; )

  11. Maud Amoretti

    Cher L,
    Les artistes aimeraient être uniques et libres. Vouloir les mettre dans des boîtes les énerve toujours un peu. Moi même par exemple, ça m’irriterait que l’on dise de moi que j’appartiens au Néo-Manga. Et pourtant le manga a été une influence immense dans ma progression. Par contre je veux bien être mis dans la boîte « lolita ». Héhé!
    « être » et « paraître »… on pourrait encore discuter des millénaires là-dessus… Et c’est qu’il y en aurait des choses à dire!
    (par contre, c’est Sachi qui dit être née lolita).

  12. L.

    Waaaaaaa… La honte sur moi (une fois de plus), je me suis carrément emmêlé les pinceaux, là ! Effectivement, j’ai posté trop vite (« j’étais pressé », ajoutera-t-il, pour se trouver une vile excuse, mais personne ne sera dupe), c’est bien Sachi, et pas Fumiko, qui est « née Lolita » (mais peut-être que Fumiko aussi ? Quelqu’un lui a-t-il demandé ?). Toutes mes excuses aux intéressées et au maître de séant pour ce grossier amalgame !

    Je suis d’accord avec toi. C’est à l’artiste qu’il revient de choisir sa « boîte » (ou de choisir d’être « hors-boîte », même si c’est impossible, sur le fond comme sur la forme). Sûrement pas aux éditeurs, au public, etc… Pour Leopardi, justement, il ne se reconnaissait pas dans l’appitoiement permanent qui faisait le courant romantique de son époque (et sans doute l’aurais-je rejoint sur ce point), donc il a bien signifié qu’il n’appartenait pas à ce mouvement, voire qu’il s’y opposait. Il n’empêche que sur le fond comme sur la forme, quand on lit ses productions avec du recul, elles sont éminement romantiques, sur le fond comme sur la forme, ce qui implique qu’il en était un lui aussi (en théorie). Mais voilà, le mouvement était tel qu’il s’est focalisé sur ce qui l’en différenciait plutôt que sur ce qui l’en rapprochait.

    Je ne savais même pas qu’il existait une vogue Néo-Manga ! De toute façon, en soi, la « boîte » est ici une aberration. Néo-manga, ça veut dire quoi ? Sont-ces auteurs de plus en plus nombreux qui font de la BD européenne mais avec un dessin style manga ? ça impliquerait que le manga se définit uniquement par le graphisme « à la hjaponaise », sachant qu’il y a bien des mangas dans lequel ce style « à la japonaise » est tout sauf aussi marqué qu’on l’attendrait (Miyazaki, Taniguchi)… Partant de ce principe, il ne s’agirait pas de manga, alors… A l’opposé, sont-ces auteurs qui commencent à émerger et qui imitent (avec plus ou moins de tatonnement) les mangas à l’identique (fond et forme) ? En ce cas, le préfixe « Néo » n’a pas de raison d’être, puisque rien n’y est apporté ?

    Pour prolonger et donner mon avis personnel d’ancien « dessinateur amateur repenti », qui y a pas mal réfélchi (« comme d’habitude »), le manga se caractérise d’abord par son système de narration, sa façon d’aborder le rapport entre l’image et l’écrit. Non qu’il se réduise essentiellement à ça, évidemment, mais si on creuse, c’est vraiment cela, LE gros apport du manga en terme artistique. Le graphisme n’apporte rien, au fond, c’est une variante plus idéalisée, qui a sa valeur propre comme le style comics ou le style européen ont leur valeur aussi. Réduire, donc, le manga à ce seul graphisme particulier me semble donc franchement superficiel et dénote d’une méconnaissance du genre. A l’opposé, la narration, elle, apporte un réel quelque chose, ouvre de réelles perspectives, peut amener à créer de nouvelles choses, à sortir des sentiers battus, à envisager, conter et proposer des histoires différentes… Pour moi, le Néo-maga, ce serait donc une vague qui s’engouffrerait dans la brèche narrative ouverte par le manga pour explorer des horizons nouveaux sur ce plan-là, et encore serais-je dans le faux parce que, de la même façon, il existe des mangas à la mise en page et au narratif très européens (Taniguchi, notamment, encore), qui ne seraient dès lors pas du manga, ce qui serait retomber sur une nouvelle aberration terminologique (tout le monde suit ?) (lo,) (ce que je suis embrouillé, aujourd’hui !)

    Tout ça pour en arriver à la conclusion que le « manga » comme « boîte », ça n’existe pas tant il existe dans le manga une variété graphique et narrative allant du contraire à son opposé : le seul dénominateur commun à tous les mangas, finalement, c’est qu’ils viennent du japon. Dès lors, s’il n’existe pas de modèle-manga dont on pourrait définir des caractéritiques de référence, comment pourrait-il exister un « néo-manga » ? Mystère…
    Les gens qui enferment dans des boîtes sont souvent des gens qui ont une idée toute aussi réductrice des arts auxquels ils s’intéressent (ou font mine de s’intéresser).

    Encore un débat autour duquel on pourrait discuter longtemps !

  13. Maud Amoretti

    Cher (prof) L,
    héhé!
    Oui je n’aurais pas dû mettre ce « néo »… mais si je disais cela c’est en réaction aux commentaires des éditeurs vis à vis de mon trait. Qu’ils trouvent, tu l’auras compris, très manga. Ce que je voulais dire par néo-manga, ce sont, comme tu le dis, les auteurs européens qui s’inspirent du style, de la narration japonais. Beaucoup en Italie, en France. Je pense à toute cette génération des années 90: Morvan, Trantkat, Lejeune, etc. J’imagine que nous avons tous le même âge d’ailleurs.
    J’ai beau me sentir différent, je suis dans cette boite-là!
    Mais saches que les éditeurs de maintenant aiment réduire. Regarde la production littéraire française (j’englobe la bd aussi): aucune innovation. Ils attendent tous que le concurrent fasse quelque de nouveau et de voir les résultats des ventes puis ils lancent leur propre produit copié sur le premier. Excellent exemple de Harry Potter. C’est une conversation que je poursuis par mail avec Angilram. C’est très intéressant de voir la nullité des éditeurs.
    Oui on pourrait discuter longtemps. Surtout que je n’ai pas vraiment répondu à ton commentaires mais vu que je pense à peu près la même chose…

  14. L.

    Houlà, loin de moi l’idée de jouer les profs (même si c’est ce que j’étais supposé devenir), mais c’est vrai que je deviens vite didactique et pompeux. Gomen gomen ! Cette longue diatribe n’était pas dirigée contre toi, ne te méprends pas. Parce que, même si le terme « néo » n’est pas employé, il suffit de regarder bourgenonner ce type de BDs sur les étalages pour être convaincus que s’il n’est pas utilisé texto, ce à quoi il renvoie est bien envisagé comme tel. Les éditeurs (et les lecteurs, souvent !) ont effectivement une vision réductrice des choses et c’est vraiment dommage, parce que ne pas comprendre ce dont on s’occupe, au moins dans les grandes lignes, c’est déjà empêcher ce même « ce dont on s’occupe » d’évoluer comme il le devrait. Parce que mine de rien (à mon sens), l’art de la bande dessinnée n’en est toujours qu’à ses balbutiements. je suis sûr qu’il peut être encore plus riche, plus innovant qu’il ne l’est déjà aujourd’hui. Il n’y a qu’à lire Clover pour s’en convaincre !

    En ce qui me concerne, je ne trouve pas ton style si « manga » que ça. C’est sûr qu’il en a des caractéristiques, mais comme je te l’ai déjà écrit ailleurs, il a aussi des caractéristiques européennes et américaines, je trouve. C’est sans doute même ce qui le rend si charismatique…

    En tout cas, je souscris à ce que tu écris ! Cette mode Harry Potter est si navrante que je m’y suis mis à mon tour, j’ai écris mon pitch de « Harry Potter Like », sous le titre : « le monde d’un millier de mondes ». ça commence par un attentat suicide et l’Australie rayée de la carte. Comme quoi, j’ai tout compris au schmillblick : ) !

    Tout ça est artistiquement navrant. Alors qu’il y aurait tant à faire…

    (en plus, du coup, moi, je ne sais pas dans quelle boîte ranger mon bouquin quand je le présente aux éditeurs… C’est une vraie galère. Si tu as une idée, après l’avoir lu, je suis preneur…)

  15. Maud Amoretti

    Cher L,
    non non ne te méprend pas! Le « prof » était affectueux! C’est que tu as de la culture! Et de la pensée! Héhé!
    Olala, ça me fait penser que j’ai des mails de retard… je te répond au plus vite! Pardon!

  16. L.

    Qui, moi ? De la culture ? De la pensée ? J’en connais beaucoup qui pleureraient de slarmes de sang rien qu’à la lecture de ce com’, mais merci… De la pensée, peut-être, j’essaie de m’y employer, c’est un hobby… Et puis, j’ai une vie extrérieure tellement pauvre que je me dois de compenser par une vie intérieure extrêmement riche ! J’aurais au moins ça de l’artiste ! ; )
    De la culture, par contre, hum ! Je dois publier ici un démenti ! Même si j’en ai plus que je ne le prétends, j’en ai beaucoup moins que je ne devrais en avoir. Par fénéantise et manque d’intérêt, vraisemblablement. Mais je vis très bien sans !

    Ce que j’ai à coup sûr, par contre, c’est de la passion. Plutôt que d’aimer maintes choses modérément, je préfère n’en aimer que peu, mais les aimer à la folie !

  17. Maud Amoretti

    Ca c’est parfait:
    « Plutôt que d’aimer maintes choses modérément, je préfère n’en aimer que peu, mais les aimer à la folie ! »