FAQ – Foire Aux Questions

De nombreuses personnes me posent des questions, tous les jours et je ne peux plus répondre individuellement à tous… j’en suis sincèrement désolé mais ça me prend trop de temps… J’ai fait un condensé des questions qui reviennent régulièrement. Je suis parfois un peu dur mais dessiner est mon seul revenu et je ne peux pas le brader. J’espère que vous trouverez les réponses à vos questions et que vous ne m’en voudrez pas trop…

– Depuis quand êtes vous illustrateur / dessinateur ?

Je dessine depuis tout petit, depuis que je suis capable de tenir un crayon. Mais j’ai commencé à gribouiller de manière sérieuse uniquement depuis le début de mes études d’art. J’avais 21 ans.

– Quel est votre parcours ? Quelles études avez-vous fait ?

J’ai étudié le droit avec une spécialité en droit pénal et criminologie. Mais ce n’était pas fait pour moi. Juste après j’ai suivi les cours d’arts graphiques à l’académie de Penninghen à Paris. A part l’année de prépa, le reste a été inutile, du temps perdu.
Ayant eu du mal à trouver de quoi vivre de mes illustrations, je suis parti étudier la pharmacie tout en travaillant à mi-temps. C’est le moment où j’ai réalisé que je n’étais bon qu’à dessiner, que j’ai commencé à ne faire plus que ça.

– Quels sont vos premiers livres ?

J’ai publié trois livres dans la collection Blackberry, aux éditions Soleil. Le premier est Gothic Lolita, princesses d’aujourd’hui, puis il y a eu Les aventures d’Alice au pays des merveilles et le dernier est Le petit chaperon rouge et ce qu’il advint dans le ventre du loup.
Ces livres ont été publiés grâce à Audrey Alwett.

– Comment travaillez vous ?

J’ai plusieurs techniques. Je travaille à l’acrylique, aux crayons de couleurs, à l’aquarelle mais c’est surtout pour mon travail à la plume que je suis reconnu. J’utilise des plumes très fines que j’achète au Japon. Ces plumes n’existent pas en France.

– Quelles sont vos inspirations et vos univers de prédilections ?

Le champ de mes inspiration est vraiment vaste. Les premiers illustrateurs a m’avoir vraiment influencé sont Arthur Rackham, Nielsen, Dulac, Edward Gorey, Tim Burton, Gil Elvgren. Mais il y a aussi des auteurs comme Tony Sandoval, Des Taylor, Dave Cooper, Charles Burns, Daniel Clowes, et encore plein d’autres. Je trouve beaucoup d’inspirations dans des magazines comme Hi-Fructose, Juxtapoz, Fraulein Wunder mais aussi chez des photographes comme Viva van Story.
Puis la musique a un grande part dans mon travail. Je ne peux pas travailler sans. Impossible. J’ai besoin de rockabilly, psychobilly, punk, post-rock, electro, industriel, drone, metal, musique contemporaine, pop, etc.

Mes univers de prédilection… là, c’est beaucoup plus restreint. Avant c’était vraiment les lolitas (pas celle de Nabokov, bien au contraire!) mais pour différentes raisons je préfère m’éloigner de ce mouvement. Maintenant, je dirais que mon fer de lance reste l’onirisme et les histoires de filles. Que ce soit sombre ou coloré.

– Quels sont vos conseils pour les jeunes dessinateurs ?

Il faut dessiner tout les jours. S’inspirer mais pas copier.
Le marché de la BD et de l’illustration est saturé, il y a trop d’auteurs, trop de livres. Maintenant, il faut soit être un excellent exécutant ou avoir de la personnalité. Donc pas évident de résister…
Je vois beaucoup, beaucoup trop de gens qui me demandent mon avis et me montrent des pages de mangas. J’en voient parfois de bonnes mais c’est du manga. Qu’on s’inspire du manga me semble une bonne chose mais copier, même si c’est bien copié, ça n’intéressera personne. Les japonais font déjà ça très bien donc si un éditeur veut un manga, il ira le chercher au Japon parce qu’en plus l’image japonaise fait vendre. Regardez des albums hybrides comme Freaks Squeele, l’inspiration est nette mais c’est personnel. Et ça marche! C’est très bon!
Bref, ne troquez pas votre personnalité.
Ensuite, quand on s’engage comme auteur, il faut avoir les reins solides parce que c’est très très très mal payé surtout au début. Donc il faut avoir l’aide de ses parents, ou des économies ou encore avoir un travail à mi-temps mais là encore, on dessine moins donc ce n’est pas évident d’avancer.
C’est un métier de passion, il faut avoir la foi. J’ai 37 ans et je ne mange pas tous les jours.

– Faites vous régulièrement des dédicaces ? Quelles sont vos conditions pour intervenir en dédicace ?

Oui je tourne beaucoup. Les dédicaces sont annoncées sur mon blog ou sur Facebook.
Je peux me déplacer jusqu’à loin mais il faut que mon trajet aller-retour, mon hôtel et mes repas soient payés par l’organisateur. Les dédicaces sont des actes gratuits pour les gens qui ont acheté mes livres, je ne fais donc pas de dessins sur d’autres livres que les miens ni sur papiers volants. Sauf pour ces derniers si je m’embête.
A savoir aussi, je prends du temps sur mes loisirs et sur mon temps de travail pour faire ses dédicaces. Je suis heureux de les faire mais ce n’est ni repos ni travail concret.

– Vendez-vous vos illustrations ?

Tous mes originaux sont à vendre. Contactez moi, dites moi la page qui vous intéresse et je vous annonce le prix.
Je fais aussi du troc : entre artistes pro ou contre une paire de chaussures neuves, hihi.

– Faites vous des illustrations sur commandes et quelles sont les conditions ?

Je ne prends que les commandes venant de professionnels. Trop souvent les prix proposés par les tiers sont trop en deçà des tarifs habituels. Il m’est difficile aussi de m’adapter à l’univers de quelqu’un d’autre.
De plus je ne peux pas faire cadeau de mes images. Sauf pour certaines oeuvres de charité. Si vous organisez un concours pour gagner une de mes illustrations, ce n’est pas à moi à offrir mais à l’organisateur du concours.
Chaque image demande temps et compétence et tout travail mérite salaire. L’illustration est mon métier, pas mon passe-temps.

– Acceptez vous de faire des dessins pour des tatouages ? Si oui, quels sont vos tarifs ?

Ca m’arrive. J’aime l’idée du dessin appliqué sur la peau. Par contre je ne suis pas tatoueur. Ayant très peu de temps (et ça ressemble beaucoup à la question précédente), je privilégie les propositions intéressantes. Il faut vraiment que l’idée du demandeur me soit alléchante.
Je prends 100 euros pour une demie journée de travail.
Mais je pense que je vais arrêter cette activité, prenant trop de temps et ne rapportant pas assez.
De plus, je n’accepte aucun travail venant de mineurs.

– Peut on vous interviewer ?

Oui, bien sûr!
Je répondais souvent à des interviewes pour des dossiers d’étudiant. Je ne suis pas contre. Cependant mes réponses peuvent prendre beaucoup de temps. De même si les réponses se trouvent déjà dans ce FAQ, je ne répondrais pas.

– Quelles sont les conditions pour utiliser vos dessins ?

Il faut me prévenir, apposer mon copyright et si c’est dans un but commercial me reverser des droits. Par exemple si vous fabriquez des cartes postales ou des bijoux/accessoires tirés de mes illustrations, vous devez me contacter et me verser une part. De même pour les tatoueurs.
Je ne peux bien évidemment pas contrôler tout le monde mais utiliser mes productions sans mon consentement est illégal.

2 Responses to “FAQ – Foire Aux Questions”

  1. Yahel

    Mhhh.. je sens que je vais venir vous porter des sandwiches le midi…

    Tiendez bon, François!!!
    Planchez planchez!
    Ca va viendre, les sous, les zorros, les dollars et tout ça (je fais la danse du scalp en même temps que je tapuscrite).
    Hop on y croit!

  2. Amélie

    En tout cas, je ne vous trouve pas « trop dur ». Vous avez entièrement raison : votre travail ne doit pas être bradé. Ceux qui imaginent que les auteurs peuvent « offrir » des dessins ne se rendent pas compte du travail que cela suppose.
    Bon courage, bonne continuation (et j’ai beaucoup, beaucoup aimé Alice !)