En résumé…

Jules Scalbert - The crown of rosesJe viens de terminer le dossier pour Les Destructeurs. Ce fut long, il y en a eu des pages, des illustrations et tout ce qui gravite autour : clips, photos, musique, journal (donc écrire des articles, les illustrer, mettre en page) et recherches de collaborations. Et je me suis rendu compte en le finissant que j’avais prévu trop et que je devais tout recalibrer. Mieux vaut tard que jamais, hein! J’allais faire de grosses boulettes mais il est encore bien temps de rectifier le tir et si le projet voit le jour, ce devrait être amusant. Rhaaa mais quel boulot! Heureusement que j’ai reçu toutes sortes d’avis pour mûrir l’ensemble.

 

Je reviens donc à Doggybags. Il me reste encore les deux tiers environ. Le scénario est très bien, il me fait quand même peur de par sa violence, sa cruauté. J’ai hâte de voir ce que ça donnera dans son ensemble.

 

Et puisque je n’arrive pas à faire autrement que de travailler pendant mes temps de loisirs, j’ai commencé à écrire le scénario de Fraise, Macaron et Arsenic. Je pense que j’ai enfin quelque chose d’intéressant. Toutes les idées sont là et j’attaque cette nuit le séquentiel. Ca fait du bien de revenir dans le domaine Lolita. Au moins ce retour sera riche, j’ai muri et me sens capable d’amener quelque chose de nouveau. C’est vraiment agréable d’y revenir, c’est comme retrouver de vieux amis ou un petit coffret bourré de souvenirs qui avait glissé derrière un meuble.
J’en ferai un petit livre illustré j’espère.

 

Ca fait donc deux projets sans éditeurs. Les Destructeurs est bien trop énorme pour se passer d’éditeur. Pour Fraise, Macaron et Arsenic se serait plus facile d’en faire un kickstarter au cas où le projet resterait orphelin.
Ca fait surtout beaucoup de travail, et tout autant de raisons de s’éparpiller. Mais c’est compulsif, il faut que je crée et raconte des histoires. Ca ronge de l’intérieur, il faut que toutes ces idées sortent, que ces personnages vivent.
Quand je relis le blog, je vois bien dix-quinze projets qui ne sont rien devenus, certains très avancés pourtant. Ca m’énerve car au moment où je les envisage, j’y crois, ils me semblent viables mais la réalité est toute autre, la réalité de l’édition. Et il est vrai que les laisser de côté leur permet aussi de prendre de la bouteille et se rendre compte après un temps de leur réel intérêt.

 

Ce travail d’illustrateur/dessinateur/scénariste est effrayant parfois. Faire voir le jour à une idée, un livre, ce n’est pas simple car sans éditeur la marge de manœuvre est trèèèèèès limitée. Quand on est soi-même persuadé de l’intérêt d’un projet, c’est aussi le cas de 5000 autres personnes qui font la même chose et proposent leurs propres trucs à ces mêmes éditeurs. La probabilité qu’un livre voie le jour est finalement très douteuse et nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. La création doit rapporter de l’argent à l’éditeur et en ces temps de crise les éditeurs sont frileux. Trop. Frileux. Il me semble que les sorties BD sont trop nombreuses et trop nombreuses de la même chose. Vous allez me répondre que je dis ça parce que je ne trouve pas souvent ma place sur ce marché et c’est bien vrai. Je suis jaloux et je ne comprends pas toujours les éditeurs sortent autant de copycats. Pour faire du chiffre c’est sûr. Difficile de leur en vouloir mais un peu plus de prises de risques ne ferait pas de mal. Je ne parle pas seulement pour moi mais aussi pour des auteurs de ma connaissances à qui ont ne laisse pas de place ou de liberté. On pourrait en parler pendant des heures. Et je m’arrête. Mais j’espère que mes prochains projets verront le jour. Au moins un.
J’arrête d’écrire, je n’y arrive plus : mes doigts sont croisés, haha!
Portez vous bien!!

 

ps : pour illustrer Fraise, Macaron et Arsenic, voici Jules Scalbert et son The crown of roses.

2 Responses to “En résumé…”

    • Maud Amoretti

      Bientôt bientôt!! A la rentrée j’espère, en octobre peut être… Tu seras vite au courant : je risque de rabattre les oreilles de tout le monde à ce moment-là! Huhu!!