Dans le Monde

Hier, j’ai rencontré monsieur Sakurai. Vous ne connaissez certainement pas son nom mais vous en savez déjà pas mal sur sa dernière création: Kawaii Taishi – les ambassadrices du Kawaii. Oui oui, c’est bien ce monsieur qui est à l’initiative de ce projet, sponsorisé bien entendu par le Ministère des Affaires Étrangères du Japon. Monsieur Sakurai a des activités tentaculaires: relations publiques, relations internationales, dessins animés(il est producteur, réalisateur), mode, presse écrite, presse télévisée(Tokyo Kawaii Tv, c’est lui) et j’en passe. Bref une rencontre très instructive.

 

Et quand un amoureux de la culture Lolita et un lolita(j’ai le droit de me désigner comme tel? Ca ne vous dérange pas?) se rencontrent, il est prévu des interactions. Nous commencerons un peu avant la Japan Expo de juillet où Aoki Misako se joindra à nous. Puis, outre quelques apparitions dans des magazines, nous ferons une émission télé à Tokyo dans le courant de l’été. Est-ce que tout se réalisera tel quel? Je n’en sais rien… mais ce monsieur a l’air prêt à consacrer du temps aux lolitas. Tant mieux! Je vous en reparlerai si ces choses se concrétisent.

 

Puis mercredi soir, nous sommes allés diner à la résidence consulaire, c’est à dire chez Monsieur le Consul. (Oui, vous lisez bien). Un repas à quatre: Monsieur Iwata, Monsieur Sakurai, Monsieur le Consul et moi-même. La conversation a été très soutenue et j’ai eu un mal fou à suivre, 50% de la conversation m’a échappé. Mais j’ai apporté mes participations quand les ouvertures se produisaient et j’ai pu parler des lolitas, de la culture lolita. Ce fut une expérience surnaturelle: franchir les portes de ce genre de lieux, c’est changer de monde.

 

Aujourd’hui, Fumiko et moi avons accompagné Monsieur Sakurai dans Aix. Nous avons discuté tout du long, avons interviewé maintes personnes: Dominique Latil, Simon Van Liemt, Laurent de Timomo(boutique avant gardiste pour le sud de la France), Mina de Mushi no Kokoro, etc. Fumiko et moi étions sur notre trente et un et personne n’a ignoré notre passage, surtout Fumiko bien entendu.(si j’avais eu mon appareil photo… pffff).

 

Fumiko et moi avons eu une grande discussion sur un sujet délicat, la mise en mots-phrases-définitions de la-mode-culture-mouvement lolita. Et nous nous sommes dit que puisque notre premier moteur commun était le désir de liberté et qu’à chaque lolita existait une définition du mot lolita, il n’y avait aucune nécessité d’écrire quoi que ce soit. Et le discours prévu pour samedi donnait un aperçu relativement correct pour les novices. Personnellement nous nous en contenterons. Exit le manifeste. Et vive la liberté!

 

Pour finir.
Après le défilé, nous organiserons(vraisemblablement) une marche lolita dans Aix-en-Provence. Nous y convions toutes les lolitas et leurs alliés. Je sais que certaines d’entre vous viendront et j’espère que je pourrais compter sur vous pour nous rejoindre.

16 Responses to “Dans le Monde”

  1. Heiwa

    C’est bien, ça bouge dans le petit monde des lolitas! xD Faut que ça continue!!!

    Bon courage encore une fois pour le défilé et pour la marche lolita. J’espère que cette fois tu prendras des photos! 😛 Mais de toute façon j’ai chargé Jeanne de prendre 3 tonnes de photos (qu’elle aurait sans doute prises même si je ne lui avais pas demandé…)

  2. Misa L. Maiden

    Oh! Je suis tellement contente que vous soyez à aix ! Je vous avais déjà vu à la japan expo de Marseille en février 2009 et j’aime beaucoup ce que vous faites! Je suis allée à la conférence qui se tenait au théâtre No à aix en provence aujourd’hui même et en sortant je vous y ai vu! =) Mais je n’ai pas osée vous aborder car vous aviez l’air occupé.
    J’espère pouvoir assister demain à votre défilé !
    Bon séjour à Aix !

  3. L.

    C’est terminé, maintenant. Nous ne sommes plus du même monde ! Moi, ce soir, j’ai soupé avec le ministre de Mon Désespoir et l’ambassadeur du trente-septième dessous car ce dernier souhaiterait rebaptiser ledit trente-septième dessous « dessous L. », en mon honneur et parce que j’y vis quasiment à plein temps. Non, décidément, c’est sûr, nous ne sommes plus du même monde, snif !

    Mais c’est tant mieux, en fait, François, vu cette nouvelle fournée de news bien trippantes à la mode de Caen (une de mes meilleures vannes, je précise, au cas où ce ne serait pas évident) ! Encore plus bravo que bravo pour cette avalanche de bonnes nouvelles susceptibles de te propulser encore un peu plus près de ces étoiles que nous affectionnons tant (les vraies, celles qui brillent dans le ciel, et non pas sur papier glacé). Carrément une émission TV ! Mazette ! A quand un film, alors, si le monsieur est réalisateur ? Un vrai film de vraies lolitas ?

    Bon enfin bref, je suis toujours aussi époustouflé par le nombre et la qualité des projets qu’il te faut mener de front. Une chose est sûre : tu ne t’ennuieras pas en 2009 ! La classe !

    Par contre, je me permets au passage de jouer les compères ronchons (mais pour la bonne cause) : concernant cette histoire de définition, je comprends l’intention de laisser les choses le plus ouvertes possible, mais à mon avis, plus le mouvement se développera et plus le besoin de « cadre » défini, même ouvert, se fera ressentir. Il n’est pas ici question d’enfermer mais de poser des jalons, quelques points de repères. Par exemple, définir ce que l’on peut trouver de points communs entre toutes les GL, tout en spéciafiant bien que ces points communs minimums sont la matière première à partir de laquelle les GL construisent LEUR vision de la « chose »…

    Mais oui, je suis un vieux saoûlant qui n’a plus de rêves… Le Peter Pan en moi n’a jamais grandi, et pourtant, il n’est pas resté enfant non plus. Bizarre.

  4. Maud Amoretti

    Chère Heiwa chama,
    finalement nous n’avons pas fait la marche lolita: nous étions tous épuisés… à la fin du défilé, le stress retombant, personne n’a eu le courage de sortir… Ce sera pour une prochaine fois!

    Bonjour Misa L. Maiden,
    merci d’être venue nous voir! J’espère que le défilé vous a plu! Mais la prochaine fois, n’hésitez pas à me dire un mot, je suis toujours content de rencontrer des gens! Et peut être que nous nous croiserons, je suis aixois après tout!

    Cher L,
    si tu savais… nous sommes toujours du même monde toi et moi: pas de doute là-dessus! Quelques soient les sphères dans lesquelles j’évolue je reste moi-même: un imbécile accroché à ses idéaux et à ses rêves et c’est bien pour cette raison que je resterai dans le rayon underground. Sauf miracle. Le livre qui sortira en octobre nous le dira…
    Oui, je mène trop de projets de front et je dois avouer que le stress(plus que la fatigue) me ronge.
    Pour ce qui est de cette définition/ce manifeste… j’ai vraiment envie de l’écrire. Depuis le temps que j’y travaille… mais à chaque billet ici qui traite de cette culture lolita, je reçois aussi des volées de pierres(notamment des mails agressifs, souvent anonymes). Mon but est de réunir les lolitas, de leur faire prendre conscience qu’être ensemble est une force. Si écrire ce manifeste doit me couper de la moitié des lolitas françaises, j’en serais trop triste. Je ne suis pas le père Noël, certes, mais j’aime quand tout le monde est heureux. Alors tant pis pour le manifeste, ce n’est pas si important peut-être…

  5. L.

    Tout à fait ! Je me reconnais à la lettre près en lisant tes premières lignes de com à mon attention ! Nous sommes des Peter Pan de la création ! Nous refusons de grandir si ça signifie perdre toute notre magie potentielle, puisque nous ne sommes vraiment chez nous qu’à Neverland ! ; )

    Pour le stress, le souci, outre l’avalanche de projet, c’est le fait d’être par conséquent constamment la tête dedans et donc, de ne pas pouvoir prendre de recul, ce qui entraîne souvent une situation d’étouffement, moral voire physique. Le tout, donc (ou en tout cas, une partie du tout), c’est de se forcer à se ménager des temps (quitte à les programmer expressément dans l’emploi du temps) de pause, une heure ici ou là, pour le prendre, ce recul. Cela pourra paraître revenir à en perdre, mais tu n’en auras que plus d’énergie, de sérénité pour affronter la suite et donc, tu devrais y gagner (m’enfin, c’est un conseil de « moi », tm les conseils qui ne marchent jamais) (pas dans cette dimansion, en tout cas). Le recul, pour les êtres humains, c’est indispensable, surtout dans le domaine de la création. C’est ce qui évite les angoisse de la page blanches et autres joyeusetées !

    Sur cette histoire d’underground, tu vois, je réfléchissais à ma situation personnelle et je me demandais si, de anière inconsciente, je ne faisais pas exprès de rater ce que j’entreprends « artistiquement » (oui, j’ai mis de sguillemets, les gens ! Pas la peine d eme faire un procès), en choisissant les parti-pris les plus invendables possibles et les approches-ventes les moins appropriées. Je me demande si ça ne me rassure pas quelque part, d’être condamné à l’entre-les-lignes, comme si c’était la garantie de garder le contrôle de ce que je fais, une certaine liberté (dans le choix des thème comme dans l’absence d’obligation commerciales). J’ai souvent l’impression de m’auto-saboter de peur que les choses deviennent « sérieuses ». Et je me demande si je le vivrais bien, si je devais un jour parvenir à mes fins. Toi, justement, tu arrives à ce passage charnière où, peut-être, on pourrait avoir l’impression de risquer d’être dépossédé d’une partie de son univers par un public ou un éditeur, ce qui est peut-être cause d’angoisse intérieure inconsciente supplémentaire. Non ? pardon ! Je fais mon psy à deux euros cinquante, désolé… Pense à me faire penser de t’envoyer un Twix en dédomagement ! (ceci étant, sur le plan conscient, j’espère réussir un jour. Non pas pour la gloire, mais parce que je n’ai vraiment l’impression de vivre que quand je crée, hélas).

  6. L.

    Et puisque je suis ici en mode sérieux-sombre, je vais poursuivre sur ma lancée, parce que la suite de ton com’ m’interpelle aussi, sur un autre registre. Si tu me permets, je ne vais pas y aller par quatre chemins : mon conseil est aussi simple que radical ! BLOQUE L’ADRESSE MAIL sur ton profil Blogger ! Désactive-là ! Tords-lui le cou ! Je ne vois pas pourquoi tu t’infliges ces inévitables mails de désobligeants : internet est ainsi fait, c’est le royaume de la jalousie, du trollage et du débat d’idée houleux tendance sanglant (sur des sujets fondamentaux comme « la X-Box c’est mieux que la Wii », entre autres). Donc jette l’éponge et filtre ! Tu pourras toujours la donner aux demoiselles courtoises dont tu voudras bien exaucer la requête en la matière, ça n’empêche rien. Et ça t’éviterait bien des désagrément et des « crises de foi ». Parce qu’en bon passionné que tu es, sincère et bienveillant, à chaque fois, tu les prends comme des gifles, et tu n’as rien fait pour mériter ça, bien au contraire. Que tu le veuilles ou non, comme je le disais, petit à petit, tu changes de statut. Tu passes de l’anonyme façon moi à celui d’homme public, ce qui implique qu’il va falloir que tu apprennes à te protéger et à mettre des barrières, même si ce n’est pas dans ton tempérament (car ça ne l’est pas, je le sais bien. Tu voudrais toujours être proche des gens comme au premier jour mais voilà, d’un autre côté, tu poursuis un rêve, et pour le réaliser, et trouver ce que tu recherches au fond de ton coeur, il faut, hélas, aussi, que tu perdes certaines autres choses pourtant précieuses, c’est comme ça. On n’a rien sans rien). Ces lignes te sembleront peut-être surréalistes, parce que toi, tu es « en plein dedans », comme je l’ai écrit ailleurs, tu ne te rends pas compte ! Mais tu peux compter sur moi pour avoir du recul sur ta situation et oui, je le répète, tout est en train de changer, là. Tu le sens aussi, j’imagine. Or qui dit changement dit aussi qu’il va falloir renoncer à ce qu’il était de toi « avant », en essayant d’en préserver le maximum, mais en étant conscient que sur certains point, tu ne pourras rien faire, tu devras t’adapter. Celui-ci en est un. Tu ne peux quand même pas poursuivre dans une voie où tu serais démoli à chaque fois que tu risquerais un mot ou un trait dans une direction susceptible de ne pas faire l’unanimité. Parce qu’au bout d’un moment, tu finiras vraiment en miette et tu ne trouveras plus l’énergie de rceonstruire le puzzle. Aussi, parce que cela finira aussi par te poser des limites créatives que tu n’oseras plus franchir, de peur de froisser telle ou telle « sensibilité » (on parlera plutôt de susceptibilité, ici). Ce qui serait le comble puisque tu l’as bien écrit à plusieurs reprise : pour toi, le Lolita, c’est la liberté. Est-ce qu’alors, tu dois renoncer à la tienne pour éviter de faire des vagues ou de déplaire aux « activistes » du mouvement ? Est-ce que ça n’aurait pas quelque chose de triste, voire de tragique ? !

  7. L.

    A nouveau, je le répète : je comprends. Moi aussi, je voudrais pouvoir chaque jour faire en sorte de ne jamais contrarier ni blesser personne, même involontairement, mais autant être réaliste. On ne peut pas. Alors il faut faire avec, en essayant de limiter la casse, avancer avec respect, en suivant son idéal et ses principes et en se riant de la critique comme un Jack Sparrow debout sur la proue du Black Pearl, en plein Maelström, accroché aux cordages. Parce que finalement, quand on avance avec respect, passion, honnêteté et coeur, on n’a pas à les craindre, ces critiques. Parce que les personnes qui les formulent sont, par définition, à l’opposé en terme de coeur et de respect… Et dès lors feront-elles vraiment partie du mouvement lolita en lequel tu te reconnais et que tu veux promouvoir ? ! Si tu devais perdre la moitié des lolitas française à cause d’un manifeste, oui, ce serait triste. Pour toi, c’est sûr. Mais pour le mouvement, aussi, parce que ça voudrait dire que la moitié des lolitas françaises seraient du genre à jeter des pierres pour une chose aussi anodine, une raison aussi superficielle et immature. Qu’elles ne seraient ni prêtes, ni capable de comprendre ton intention comme l’humanisme de tes écrits. Or peut-être ai-je tort, je ne connais pas ce mouvement, mais je veux avoir confiance en celles qui le font, et je sais que toi aussi, tu as confiance en elle, et que c’est même pour ça que tu es autant blessé quand ta confiance est trahie. Donc oui, le manifeste représenterait un risque, mais seulement si celles-ci devaient ne pas être « dignes » de cette confiance, et je pense qu’il vaut d’être couru, parce que si la seule chose qui cimente le mouvement, c’est justement le fait de « ne-pas-écrire », de devoir « taire », et si la seule chose qui te garantit le respect, c’est ton silence, alors comme je l’ai dit, ce ne serait plus le mouvement qui t’est cher, de toute façon, ce serait juste fuir sa fort détestable réalité et « faire comme si ».

    D’un simple point de vue réaliste (puisqu’il en faut de temps en temps), n’importe qui d’un peu mature et d’un peu raisonnable comprendra qu’un cadre est nécessaire dès lors qu’on entend structurer quelque chose. C’est valable dans tous les domaines. On ne peut pas construire sans fondations. Cela ne veut pas dire réduire, imposer, caricaturer. Cela veut dire, comme je l’ai suggéré précédemment « poser des jalons », tout en spécifiant bien qu’ils ne sont pas une définition mais un « panorama non exhaustif », une base. Sur laquelle on pourra, justement, construire toutes les nouvelles et merveilleuses choses que l’on désirera construire. Sans cela, on se condamne d’emblée à faire n’importe quoi, n’importe comment, dans tous les sens et sans aller nulle part. Et je l’ai déjà écrit ailleurs, ça n’a rien d’un mouvement, ça. Et si, effectivement, on peut très bien être Lolita sans avoir envie de créer ou de produire quoi que ce soit dans ce sens, il n’empêche que si personne ne s’y risquait, eh bien ces lolitas là n’auraient rien à se mettre, entre autre chose. Dans tout mouvement, de toute façon, il y a des fanatiques qui gâchent tout, on le sait (japanim’, rock, punk, etc…), il faut en prendre son parti et ne pas leur céder de terrain malgré tout, parce qu’il ne fait pas les laisser imposer au mouvement ce qu’ils refusent de se voir imposer. Les Lolitas doivent s’unir, mais elles doivent le faire seules ! Autour de toi, peut-être, mais il faut que ça vienne d’elles, absolument, il faut que ça traduise une volonté. Pour que ce soit « vrai ».

  8. L.

    Il y a enfin une contradiction dans les termes, dans cette histoire de critiques, de toute façon. Je suis attéré que des jeunes filles se donnent autant de mal pour se vêtir de la façon la plus élégante et la plus belle possible, tout en oubliant que ce n’est jamais que du tissu, un verni, de l’apparat. ça ne dispense pas d’avoir du coeur, d’être belle à l’intérieur, de se montrer élégante et courtoise. Quand il n’y a pas adéquation entre les deux, il y a clairement poudre aux yeux.

    Bouh, encore très cassant, le L. Désolé ! Mais ce sont des questions qui me touchent…

    Pas le temps de me relire, j’ai été beaucoup plus long que prévu, arg. J’espère que me sphrases ont un sens et que l’idée y est !

    Mais votre discours à tous deux était très bon, au passage ! : )

  9. Maud Amoretti

    Cher L,
    (essayons de faire dans l’ordre…)
    Nous avons une tendance, même inconsciente, à l’automutilation. Même en ce qui concerne nos créations. Pas forcément une envie de rester underground mais plutôt une façon de crier au secours, de faire comprendre que nous aimerions être un peu plus écoutés?
    Certes, le passage d’auteur indé à auteur pro est inquiétant. Mais c’est comme pour chaque relation, il faut poser des jalons. Et s’y tenir. Quand on m’a demandé de faire des choses pour lesquelles je ne suis pas parfait, ça a fait choux blanc et ça a donné de sacré pertes de temps(De l’encre et des plumes). Finalement si on est un vrai créateur, il vaut mieux se rester fidèle, c’est mieux pour soi et pour un éventuel investisseur. Si on est exécutant, le problème est différent et bien plus facile à résoudre.

    Je sais que tu as raison en ce qui concerne le blocage du mail. Mais je reste sur mes positions pour l’instant. Ce qui me poussera à cacher mon adresse, ce sera le manque de temps. Je sais très bien que pour une personne qui nous aime, il y en a una autre qui n ous déteste. On ne peut pas plaire à tout le monde. J’en suis bien conscient. Et tant pis. Pour l’instant, j’ignore les agressivités gratuites et stériles mais je réponds aux pertinents. Ces derniers temps, c’est calme d’ailleurs, certainement parce que je n’écris rien qui puisse faire de vagues. le fameux discours a été bien calme, bien doux, tout en rondeurs. J’ai toujours en tête mon texte et même si je souligne que ce sera mon opinion et qu’en aucun cas je ne veux l’imposer aux autres, j’aurais toujours quelques personnes pour me taper dessus. Parce que depuis que l’Homme est Homme, il lui faut taper sur ce qui ne pense pas comme lui.
    Mais comme tu le dis, je ne suis plus un anonyme, je deviens petit à petit homme public et les lolitas, en tout cas certaines, comptent sur moi. J’en suis si heureux, parce que ce sont bien ces jeunes filles que je voulais toucher, étant à priori, les seules pouvant comprendre ce que j’essaye de communiquer. Mais du coup en contre partie je me dois de les respecter et surtout de respecter leurs idées, leurs points de vue.

  10. Maud Amoretti

    (j’ai perdu le cours de la conversation? je ne sais plus trop où on en était…)

    (bref continuons)

    Tu as raison de dire que l’honnêteté permet d’avancer et de justifier ses mots mais certaines personnes ne croient pas en cette honnêteté et quoi que l’on dise(justifie?) on aura toujours droit à des volées de pierres.
    Finalement je me dis (un jour sur deux) que faire « mon manifeste lolita » est bien peu intéressant. Il ne me servirait qu’à consolider mes idées et ma pensée. Je pourrais me contenter de l’écrire pour moi seul. C’est finalement une chose futile qui n’apportera rien aux lecteurs/lectrices.
    Mais un autre jour sur deux, je pense que c’est être fidèle à ce que j’écris sur ce blog, que d’en parler. Pour qu’il n’y ait pas de confusion et que, comme tu le dis, ne restent que les personnes qui ont envie d’avancer sous le même pavillon.
    Etant apatride, je ressent un manque terrible: j’ai envie d’avoir une nation, d’avoir enfin un port d’attache. Je me dis lolita et je devrais peut être me contenter de rester en ermite dans ma crique et de ne pas imposer mon étendard aux autres. Et je ne veux vraiment pas l’imposer! Mais je rêve d’être avec des gens, de leur parler, d’être à côté, sans avoir peur de leur regard. Je parle souvent de ma « famille » japonaise(l’équipe des Kokusyoku Sumire) et c’est ce que j’ai trouvé avec eux. Mais ils sont loin. Et j’aimerais retrouver ce bien être ici aussi. Je le ressent avec toi, la preuve, je te parle librement et je pense que tu fais de même avec moi. Et il faudrait qu’on aille boire quelques bières ensemble!
    Bon, je m’égare encore… c’est dur de rester sur une ligne…

    Mais tu as raison(je reprends le cours): »ce serait juste fuir sa fort détestable réalité et « faire comme si ». ». Et ça, ça me fait réfléchir.
    Je réfléchis.

    w(◎∠◎)w

    Je me déciderai bientôt.

  11. Maud Amoretti

    Juste une dernière chose. Tu sais pour les lolitas, leurs vêtements ont une importance singulière puisqu’ils sont la représentation de ce qu’elles sont réellement, là dans leur cœur. Ces vêtements sont aussi leur drapeau pirate, ceux avec lesquels elles disent vouloir avoir droit à la différence, à la liberté, à la liberté d’être soi. Si j’étais une fille, je ferais exactement la même chose.

    Certes, certains n’ont pas besoin de tant d’apparat mais c’est aussi leur armure: avec ces vêtements, elles peuvent affronter le monde!

    Merci L! De me rappeler d’être fidèle à moi-même, de me soutenir et de prendre le temps si souvent pour m’écrire! Sais-tu l’importance que tu tiens dans cet équilibre fragile?
    Et je suis si infiniment désolé de ne pouvoir te le rendre!
    Pourtant, sans écrire, je t’envoie toutes mes pensées de courage et d’amitié. Mais c’est pas terrible, il faudrait quelque chose de plus concret…

    pardon

  12. Chanelle

    Pff! Je vais faire tâche après tout ça! Mais vous êtes un Lolita! :’) Il ne faut pas nous demander notre accord… Vous faites des choses biens, j’espère que vous le croirez sincèrement, un jour.

  13. L.

    Oui, essayons de faire dans l’ordre ! Même si le chaos a des aspects plaisants, il y a tellement à dire, ici, qu’il ne se prêterait guère à l’exercice…

    A nouveau, je souscris à cette histoire d’automutilation. ici comme sur mon blog, tes réponses sont préciseuses parce qu’elles sonnent justes, parce qu’elles touchent vrai et aussi parce qu’elles expriment parfaitement bien des choses que je peux ressentir au fond de moi mais dont je n’ai pas forcément toujours pleinement conscience… Désolé, je crois que je me sers de tes messages pour me psychanalyser un peu sur les bords, mais ça fait du bien !

    Effectivement, je vois bien l’acte créatif comme une volonté de « dire », de « partager » voire de « crier » mais sans rien imposer à personne (ni s’imposer soi-même), sans demander à qui que ce soit d’écouter (pas directement, en tout cas)… Un moyen de dire « Je », mais en évitant de le faire, de manière détournée : une sorte de périphrase métaphorique… Tu utilises des mots forts, que je n’oserais pas écrire moi-même tant je m’applique à garder un masque de « je gère » et de « rien ne va mais ça va quand même », mais je m’y reconnais aussi, dans ces mots.

    Concernant le passage d’indé à pro, tu as tout dit, et bien dit, donc rien à ajouter. Je pense aussi que le fait que ça se fasse progressivement est un avantage (relatif) qui devrait te permettre de garder ce recul et de poser ces fameux jalons indispensables ! Mais tu sais où tu vas et tant que tu ne doutes pas que c’est la bonne direction (puisque c’est celle que tu as choisi), tu n’auras rien à craindre ! C’est plus qu’un mantra ou une amulette, ça ! C’est carrément une âme, un guide incorruptible quand on le veut ainsi !

    Au sujet des mails, je me doutais bien que tu répondrais quelque chose comme ça car même si cela ne fait pas si longtemps que nous nous cotoyons par blogs interposés, tu es si sincère dans ce que tu fais ou dans ce que tu écris qu’il n’est pas difficile de cerner quelques traits de personnalité dominants… J’aurais sûrement répondu la même chose, si j’avais été à ta place. Simplement, n’oublie jamais, si ça deviens trop lourd ou trop dur, pour une raison ou une autre, que la possibilité existe et que personne ne pourrait te blâmer d’agir ainsi… Et il y aura un temps, comme tu le sais, où l’ampleur des choses t’obligera à le faire.

    Pour le reste, comme à l’accoutumée, tes intentions et ta façon de les mettre en pratique sont toutes à ton honneur et tu pourras saisir des extraits de ta présente réponse pour émailler ton manifeste si tu l’écris, ou alimenter de futurs billets. Ta volonté de respect envers et contre tout devrait faire écho, toucher, interpeller, nuancer les critiques potentielles… Je nuancerais juste en avançant ici que « ne pas être d’accord avec » n’est pas nécessairement « manquer de repsect » : il faudrait que celles et ceux qui t’aggressent par mail arrivent à faire la distinction, car si ce sont nos ressemblances qui nous permettent de former un Tout, un groupe, un mouvement, ce sont nos différences, souvent, qui permettent aux gens comme aux groupes d’avancer, lorsqu’ils en ont la volonté. Car les différences et leur confrontation intelligente (raisonnée et dans le repsect) représente des ailleurs, des perspectives, des pistes à explorer… Soit : des chemins. Et de toute façon, si tu t’interdisais certaines choses par respect pour certaines personnes, c’est à toi-même que tu manquerais de respect. Or tu mérite celui-ci autant que n’importe qui d’autre (au moins !), y compris de ta propre part !

  14. L.

    Joie ! En exclusivité, la suite du com’, donc, avec deux jours de différés (c’est un minimum, pour s’assurer d’être tout à fait incompréhensible). M. Nordinateur, en effet, a précédemment eu le bon goût de squizzer ma deuxième partie (pourtant fort longue. Rien qu’à l’idée de devoir la retaper, je « arg »ise !), tout en prenant bien soin de suicider mon accès internet, d’où silence impromptu.

    La suite, donc !

    En ce qui concerne le manifeste Lolita, fais selon tes envies ! Si tu n’as pas envies d’en écrire un, n’en écris pas. Mais si tu as envie d’en écrire un, alors fais-le ! (« engage-les groupes et ils viendront ! » – Wayne’s World 2) C’est cette seule envie qui doit te guider, tu ne dois t’obliger ni à écrire, ni à abandonner l’idée si elle te trotte dans la tête ! C’est ça, non, « la liberté » ? ! Et puis surtout, cette écriture n’a rien d’une fin en soi. Tu peux l’écrire en spécifiant bien qu’il s’agit de TON manifeste, non dans le sens de propriété mais dans le sens d’opinion ! Tu peux l’écrire et le garder pour toi, si tu crains les retours, et ne le transmettre qu’à celles et ceux qui en feront la demande, qui seront donc susceptibles de l’accueillir avec intélligence, tempérance, intérêt et sans contrariété. Tu peux aussi l’écrire et en faire la base d’un travail collectif auquel les GL qui le souhaiteront pourront participer pour apporter, en encre de couleur, leurs précisions, nuances, contradictions ou prolongements… Plutôt que de l’aborder comme une fin en soi, fais-en une matière première : ça n’en sera potentiellement que plus passionnant, et peut-être plus sécurisant…

    Tu as toi-même très justement fait remarquer que de toute façon, quoi que tu pourras faire ou ne pas faire, il y a aura toujours des ceusses pour critiquer, alors autant suivre ta voie le coeur léger et le front haut ! Parce qu’autant te le dire tout net, si tu ne la suis pas, cette voie, je me chargerais moi-même des critiques, tu es prévenu ! ; ) Et attention : je suis un vrai tueur en la matière…

    Sur la question de « l’apatridie », je te rejoins encore, même si je n’ai pas eu la chance de trouver ne serait-ce qu’un début d’univers qui me convienne… Mon pays à moi, j’imagine que c’était l’enfance, jusqu’à l’âge de 8 ans, et qu’en perdant ça, j’ai perdu tout espoir d’être à nouveau chez moi un jour. D’un côté, je suis partagé entre l’envie d’en trouver un, de chez-moi, une place qui me correspondent, ne serait-ce qu’à peine, et de l’autre côté, je sais (ou crois ?) que si j’essayais, je me condamnerais à chercher en vain. Et peut-être que l’absence d’espoir et la résignation m’amènent à mieux supporter ce manque, paradoxalement, même si c’est déjà laisser une part de vide grandir à l’intérieur… A mon avis, le genre de nations que nous cherchons ne pourra avoir que des horizons très limités pour la raison que tu évoques sur mon blog : j’ai bien peur que la nature humaine étant ce qu’elle est, nous risquions d’être déçus plus souvent qu’à notre tour ! Tu dois être le côté clair de la fForce, et moi le côté Obscur. Ho Ho ! Bon, quoi qu’il en soit, je note pour les bières, et ce sera avec grand plaisir (sauf que je ne bois pas de bières, mais je trouverais bien un substitut satisfaisant d’ici là) ! Cet été, j’aimerais bien…

  15. L.

    Last but not least…

    Au sujet de la symbolique du vêtement chez les Lolitas, ta précision était très judicieuse, surtout que quand j’écris vite, j’ai tendance à trop simplifier mon point de vue et à utiliser un ton un peu trop tranché, donc j’en profite pour préciser que je respecte complètement la volonté GL comme sa matérialisation. Simplement, je voulais écrire que cette expression de soi à travers le vêtement, qui est comme tu l’exprimes justement « la représentation de ce qu’il y a dans leur coeur » doit absolument être plus qu’une façade pour être « vraie » (par définition). Si l’on se reconnaît vraiment dans cet idéal d’élégance, de douceur, de poésie et de légereté, je ne vois pas comment on peut en venir aux insultes ou aux critiques venimeuses, il y a contradiction, le fond et la forme ne s’accordent pas. Ce qui implique qu’il y a aussi contradiction entre le coeur et l’aspect. Entre le noir et le rose. Ce que je voulais suggérer, c’est que si la tenue peut être « expression de soi », elle ne doit pas (elle non plus) être considérée comme une fin en soi : être bien habillée ne dispense pas d’avoir du coeur, ça n’en est même pas une indication, car l’habit peut être en contradiction avec la personnalité… Que l’habit puisse servir d’étendard à la personnalité, je suis plus que d’accord. Mais qu’il puisse aussi servir de masque pour cacher une réalité « autre » est aussi une possibilité. A mon sens (un peu extrêmiste, mais c’est tout moi), quelqu’un qui insulte ou se moque de quelqu’un d’autre reste (forcément) quelqu’un qui insulte ou se moque de quelqu’un d’autre, même habillé en GL.

    Enfin, en ce qui concerne « le reste » ne t’en fais donc pas ! J’imagine combien tes journées actuelles sont chargées (les miennes ne sont pas mal non plus, et pourtant je suis loin d’être en passe de devenir homme public, moi) (sauf en terme de lancé de cailloux, lol), donc pas de souci ! Je sais que tu es sincère et même si tu n’es pas aussi présent que tu le voudrais sans doute (moi même, j’aimerais l’être plus ici !), tu es présent malgré tout, toujours avec le bon mot au bon moment, et c’est bien l’essentiel ! Pas besoin de plus cocnret ! C’est juste pile ce qu’il faut ! (quand tu seras maître du monde, je veux bien être ministre de la Vérité Absolue et du Péremptoire, par contre…) ! Donc fonce ! Droit devant ! Je vais essayer de suivre pas trop loin derrière… ; )