Chères amies, chers amis,

Je sais je sais… le blog est désert… je ne réponds presque plus aux mails, aux commentaires, je suis absent de facebook… mais si vous me croisez, je vous assure que je suis toujours aussi disponible qu’avant. Je suis juste sur-chargé de travail. Je ne m’en plaint pas. Au contraire! Je fais les livres de mes rêves!

 

Demain matin, levé aux aurores pour partir vers Toulouse. Dès demain après midi je serai sous les tentes de la place du Capitole pour trois jours de dédicaces. J’espère que j’aurai du monde à ma table! Rien de plus déprimant que de se retrouver seul, sans personne à qui parler…

 

A vrai dire, j’avais des choses à vous dire. C’est que je gamberge moi, quand je dessine. Et je me disais que ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé du Lolita. Et vous savez que je mets un grand L à Lolita. Parce que j’ai toujours envisagé le Lolita comme un courant, une culture, une façon de voir les choses à part entière. Pas seulement comme une mode.
Je suis venu au Lolita par passion de la féminité et de la liberté. Je suis un tantinet punk, un chouilla féministe. Dans tout les cas, je ne suis pas d’accord avec la vitesse ou la rotation de la planète. Je trouve qu’il manque une place (une vraie place!) pour les femmes, la liberté d’expression et la liberté elle-même. Et puis je suis illustrateur, quoi de plus normal que d’avoir des penchants esthétiques prononcés.

 

De ce fait, en rencontrant le Lolita, je me suis dit qu’il y avait un grand potentiel. Et c’est bien le parti des lolitas que j’ai embrassé, à bras le corps, depuis de longues années. Les lolitas me semblaient vouloir être indépendantes, fortes, féministes mais pas aveugles, et au contraire romantiques, visionnaires, ouvertes d’esprit et plus que tout libres.

 

J’ai abordé le Lolita en habitant au Japon(où j’ai habité quatre ans, un peu plus? Presque 11 maintenant). Quand je suis rentré en France, je ne connaissais pas de lolitas françaises. J’en ai rencontrées au fur et à mesure. De tous âges, de toutes ethnies. Et j’étais vraiment content!!! Vraiment vraiment!!! Et je le suis toujours! Le Lolita regorge de jeunes femmes motivées et bourrées de talents. Dans tous les cas: passionnées. Et ça me fais chaud au cœur.

 

J’écris tout ceci ce soir, parce que je voulais vous dire que j’aime la féminité, la liberté, l’envie de se dresser contre des choses qui nous ne semblent pas humaines. J’écris (je dessine) parce que je souhaite rappeler que pour moi la liberté (dans tous les sens que cela représente) est essentielle et que le respect de la liberté l’est encore plus!

 

… et il me semble que beaucoup l’oublie..
Si mon avis vous importe un minimum, alors rappelez-vous qu’il est important de se respecter soi-même et de respecter les autres. Qu’il n’y a pas de couleurs, d’ethnies, de religions et de toutes sortes de limites, à la féminité. De même que pour moi, le Lolita serait d’abord quelque chose qui se vit dans le cœur et que ce n’est pas des marques de vêtements qui dirigent le mouvement ni le comportement. Surtout quand ces marques se moquent bien de ce que nous pouvons ressentir. Pour moi, le Lolita est une réaction à notre société machiste, bornée, fermée. Comme me le disait une amie, on est plus amené à réfléchir en voyant une femme habillée rococo ou victorienne qu’en voyant une punk ou une racaille.

 

Pour moi, le Lolita est une rébellion avec une noblesse d’esprit et de cœur, qui utilise l’intelligence plutôt que la violence pour affirmer son existence. Et je sais que vous êtes nombreux à le penser. Du moins, je l’espère!

 

De mon côté, je continue mon chemin. Je fais de plus en plus d’interviewes pour parler du Lolita dans les journaux, à la télévision, à la radio. Je fais des conférences. Et je donne ma vision du lolita. Mais je reçois des critiques de la part de certaines lolitas (pas toujours en face d’ailleurs, haha!). Alors me serais-je trompé? Le Lolita ne serait qu’une mode? Le Lolita n’aurait pas été créé par des féministes pacifistes et romantiques dans les années 70? Si je me suis trompé, alors j’arrêterai d’employer le terme « Lolita » pour parler de ce qui m’est cher. Et je continuerai à ma manière. Sans mentionner ce qui me semblait être une des plus belle invention autour de la féminité!

 

Féminité! Liberté! Poésie! Romantisme! Intelligence! Onirisme!!!

 

Si d’ici peu, vous me voyez changer, ne vous en inquiétez pas: je reste fidèle à ce que je me suis fixé. La forme changera, pas le fond.
En espérant que vous restiez à mes côtés!
Merci à tous! Et surtout merci à toutes!
Et n’oubliez pas, gardez l’esprit ouvert!!!

36 Responses to “Chères amies, chers amis,”

  1. La Mome Neant

    Héhé, je vois mon nom dans un article!
    Mais je suis embêtée, car je ne pense pas avoir dit ça comme ça – d’ailleurs je n’utilise pas le mot « racaille ». Mais oui, en gros, c’est plus insolite et surprenant de croiser une Lolita que toute autre forme vestimentaire excentrique, car pour moi on ne sait jamais à quoi s’attendre, et c’est ça qui engage le dialogue et le questionnement. On n’est plus habitué à croiser des personnes qui se revendiqueraient d’un univers « inoffensif », image qui m’a été renvoyée lorsque j’ai vu ma 1ère Lolita.

  2. Misa

    Je suis d’accord avec tout ce que vous avez dit. Je vois le lolita comme une mode mais aussi comme un courant, un mouvement. Ce que certaines appellent « le lifestyle », je le vois comme un art de vivre, une manière d’embellir son quotidien. Pour moi le lifestyle, c’est par exemple avoir un certain amour de la culture, aimer apprendre des autres, découvrir des choses et se cultiver. C’est aussi avoir un amour pour les jolies choses et louer des qualités telles que l’élégance et l’honnêteté. Le lifestyle pour moi, ce n’est ni plus ni moins que d’être soi-même et de ne plus se nier face à une société qui nous impose un moule préfabriqué dès la naissance. Après, je ne sais pas si l’on peut parler de « rébellion », mais pour moi, c’est savoir s’affirmer tel que l’on est.

    Après, je trouve ça dommage que certaines personnes aillent jusqu’à utiliser et stigmatiser le « lifestyle » pour en faire la « burqa » du lolita. La vérité, c’est que certaines personnes l’ont transformé en un ensemble de règles strictes et liberticides afin de créer de la discrimination dans le milieu. Je ne pense que le vouvoiement par exemple soit une qualité essentielle pour être une bonne lolita. Ce que je cherche à dire, c’est que si le lolita est liberté, alors il faut rester soi-même et ne pas se montrer sous une fausse apparence.

    Le problème c’est justement ça je crois. Trop de personnes sont fausses dans le milieu. On en vient à se chamailler pour un vêtement, à choisir ses amies en fonction de leur « côte de popularité », à discriminer les gens sur une histoire de couleur de peau ou de poids. Beaucoup de personnes agissent de manière lâche en étant gentille par devant et en critiquant publiquement par derrière. En fait, j’ai l’impression qu’il y a un réel manque de dialogue dans la « communauté » : tout se fait à huis clos entre des petits groupes qui s’amusent à se médire les uns les autres. J’ai l’impression que certaines utilisent le lolita comme une manière de se propulser sur le devant de la scène quitte à rabaisser violemment les autres et à faire du léchage de bottes sans aucune honte.

    Fut un temps, je pensais honnêtement que le mouvement avait un potentiel énorme. Comme vous le dites si bien, il y a tellement de personnes différentes et de talent. Mais maintenant, j’en doute de plus en plus. J’ai l’impression que tout ça n’est devenu qu’une course futile à la popularité et à celle qui imposera SA vision du lolita. Puisque personne n’ose parler, dialoguer et crever l’abcès, alors tout n’est devenu qu’une gigantesque hypocrisie. La vérité, c’est que l’on ne respecte pas le fait que pour chaque personne, il y a une vision du lolita différente et du coup, beaucoup de personnes se voient discriminées et lynchées car elles pensaient différemment. Je pense que c’est une bonne chose de vivre selon ses propres règles et d’avoir ses propres passions, mais essayer de les imposer aux autres, je ne pense pas que ce soit vraiment bien… Et je vais donc citer Fumiko pour illustrer ma pensée : « Il n’y a pas de règles ! », « Ma vision du lolita est forcément fausse, puisque seulement la mienne ».

  3. Misa

    Je ne vais pas vous mentir, j’ai été assez déçue de la tournure qu’ont pris les derniers évènements et en particulier la soirée à la Java. Honnêtement, je trouve cela très bien que certaines personnes essaient de faire bouger les choses et d’étendre le lolita vers de nouveaux horizons pour ne pas s’en tenir qu’aux Tea Party. Cependant, je pense que s’élargir à un public plus vaste ne doit pas rimer avec le fait d’écarter une partie des lolitas de ces nouveaux évènements. Je suis quelqu’un d’ouvert d’esprit, j’aime découvrir de nouveaux univers et le nu artistique ne me dérange. Cependant, il est vrai que j’ai trouvé ça assez moyen de voir qu’il y avait une séance de semi nu à cette soirée, avec parfois des poses un peu « olé olé » alors qu’il y avait tout un groupe de mineures dans la pièce. J’ai discuté avec beaucoup de lolitas de ce fait et beaucoup se sont senties mal à l’aise et pas à leur place car elles ne s’y attendaient pas du tout (et pour m’être renseignée sur l’évènement, il est vrai qu’il n’était pas clairement indiqué qu’il y aurait des modèles dénudés). Ce qui m’a réellement déçu dans tout ça, ce sont les réactions des personnes qui ont apprécié ce côté décalé : « les mineurs n’avaient qu’à s’écarter au fond de la salle », « elles n’avaient qu’à pas venir ». Je trouve ce genre de réactions triste car je pense qu’à une soirée tout public, personne ne devrait se sentir mis de côté. La vérité, c’est que tout cela me donne l’impression que certaines personnes essaient d’imposer leur vision du lolita et celles à qui cela ne plairait pas devrait tout simplement partir et en seraient donc exclues.

    Je ne blâme personne là dedans, mais je pense réellement que pour les futurs évènements, il serait bon de proposer des idées susceptibles de plaire à un nombre de personne grand et varié (pas seulement lolitas) et pas seulement qui conviendrait à une « petite élite ». Si une partie des personnes qui ont payé leur ticket se sentent délaissées, alors je pense qu’il y a réellement un problème.

    Pour résumer… J’ai l’impression qu’un petit groupe de personnes essaie de façonner les évènements en fonction de leurs propres goûts personnels et de leur vision du lolita, sans prendre en considération ce que peuvent penser les autres en adoptant la mentalité « les autres, on s’en fiche, ils n’ont qu’à pas venir si ça ne leur plait pas ». De même, ces personnes se sentent tout à coup pousser des ailes en considérant leur vision comme une référence et se permettent de regarder les autres de haut et de les rabaisser pour avoir osé penser différemment…

    En fait, je ne me reconnais plus trop dans ces personnes ou dans ces évènements. J’ai l’impression que nos suggestions ou nos critiques ne sont pas écoutées. D’où le fait que je pense qu’il serait nécessaire d’instaurer un dialogue pour que les prochains évènements soient plus variés et respectent les convictions de chacun afin que chaque personne soit la bienvenue. S’il y a une chose pire que celle de vouloir imposer son avis, c’est bien le fait de ne pas prendre en considération que d’autres personnes peuvent avoir une vision, des attentes, une façon de penser différente. Et je pense que le plus grand des respects, c’est justement de réaliser qu’il ne faut pas s’en tenir à soi, mais qu’on a beaucoup de choses à apprendre dans autres…

  4. La Mome Neant

    Misa, je comprends tes arguments, ta déception… Mais comment organiser une soirée qui contenterait tout le monde? Je pense que c’est impossible.
    Les Tea Party ne m’ont jamais donné la satisfaction de la soirée à la Java. En conséquence, j’ai proposé mon aide pour organiser une soirée Lolita hors-norme. Des évènements comme celui-là, il n’y en aura probablement plus, alors que des Tea Parties (plus adaptées aux mineures), il y en aura beaucoup d’autres.
    Bref, on est plusieurs à ne pas se retrouver dans les fêtes organisées depuis maintenant 3 ans, mais je n’aurais jamais eu l’idée de lancer le débat au lendemain d’une tea party Baby pour revendiquer la mise au ban des Lolitas « qui cherchent autre chose ».
    Navrée qu’un groupe de personnes n’aie pas apprécié la soirée… mais une grande majorité de personnes a elle passé un bon moment (j’ai eu d’excellents retour), et tu verras qu’à la fin de l’année 2010, sur la totalité des évènements Lolita organisés, une soirée « hors-norme » comme celle de la Java ne pèsera pas lourd dans le panier.

  5. Shéris

    Hé bien Misa .. Tu en avais des choses sur le coeur !
    Je te rejoins sur bien des choses ^^

    Sinon François, Ce billet que vous venez d’écrire m’en a appris plus sur vous que toutes les interviews que j’ai lues ..

  6. Anonymous

    Misa, je partage ton avis.
    je pense que celles qui ont été déçues (voire blessées, comme ce fut mon cas) sont des lolitas qui portent les vêtements et qui le sont dans leur coeur, tandis que celles qui ont aimé cette soirée sont des personnes étrangères au mouvement, plutôt de la culture underground parisienne (et d’ailleurs), adepte de modes esthétiques et borderline. Ce soir-là, ces personnes se sont approprié le lolita sans chercher à respecter ce que les lolitas « expertes » en savaient et la définition de cette mode (vestimentaire et de vie).
    Je pense que ces personnes, excentriques au demeurant hors scène, peuvent être vexée/blessées/tristes/offensées/touchées en mal, si dans la rue on leur dit qu’elles sont en costume folklorique (si elles portent du rétro), qu’elles font du racolage (si elles sont en pin-up), ou qu’elles iront en enfer (si elles sont en cyber decora…) des remarques qu’on entend parfois dans la rue ! Ces personnes sont touchées en mal qu’on se méprenne sur leurs moeurs (même si elles disent se détacher du regard des autres), eh bien, ce soir-là, c’est exactement ce qu’elles ont fait au lolita.
    Je suis triste que le lolita, à cause de cette soirée, puisse être associé à des filles dans de telles tenues, et sans décence (il faut l’être pour être uniquement en string ou en bloomers et pasties en public), alors qu’on se donne tant de mal pour dissocier le courant lolita du roman de Nabokov…
    Monsieur Amoretti, quels que soient les changements, je vous suivrai, vous êtes un emblème du Lolita en France (et bien au-delà), et j’aimerais beaucoup assister à vos conférences. Courage, car pour soutenir le mouvement lolita, il y a de nombreux préjugés à faire tomber, et de mauvaises conceptions du terme aussi (et la soirée Kermesse lolita en est la preuve).
    Je pense que nous sommes extrêmement nombreuses et nombreux dans la communauté lolita (et en-dehors) à vous admirer pour votre talent et votre engagement dans le Lolita. Faites fi des détracteurs et continuez à être fidèle à vous-mêmes, on vous suivra.
    Alice Rose.

  7. Sabi Ryuuji

    Moi je ne vois pas en quoi vous faussez, vous avez vos idées sur le Lolita, alors pourquoi les cachés parce que ça ne plait pas à certaines ?

  8. Hydrangea

    François, je ne peux que vous soutenir dans vos propos… Le Public Lolita est devenu très large, Il y a tant de mouvances au sein du Lolita… Certaines n’y voient (malheureusement) que de jolies tenues froufroutantes qu’elles porterons quelques mois/années puis passerons à autre choses, alors que d’autres font en sorte que chaque battement de leur coeur soit dans l’esprit du Lolita. Je ne pense pas qu’il faille blâmer celles qui ne considère le Lolita comme une simple tenue, mais il est indispensable de faire connaitre la philosophie et la pensée qui sont derrière, le moteur qui a poussé ces jeunes filles romantiques à créer petit à petit ce qui est venu s’appeler le Lolita. Et ceci vous le faite très bien. Je ne pense pas que nous pourrions avoir meilleur ambassadeur que vous auprès des médias!

    Quant à Misa, je ne puis qu’être d’accord avec tes propos, qui reflètent assez bien mon état d’esprit quant à la situation actuelle des communautés/évennements/etc…

  9. Gabrielle

    ohhh…je me mords les lèvres. je sais bien que je suis trop belliqueuse, donc je ne vais pas rebondir sur tout ce que dit Morgane, parce que ce débat nous l’avons déjà eu autre part et il s’est avéré infructueux.

    je voudrais juste dire que je suis d’accord avec Jeanne, et en partie Morgane d’ailleurs:
    il n’y a pas de règles. il n’y a pas de manifeste, il n’y a pas de volonté commune, ou de but commun. il y a autant de visions du lolita qu’il y a de lolitas. chacun a sa propre idée, ses propres goûts et ses propres attentes.

    François, tu sais depuis un moment que personnellement je ne crois pas en ton rêve de pouvoir réunir les lolitas sous une même bannière, au nom de la liberté et de la féminité, bien que je trouve tes idées et tes idéaux charmants et que j’adhère à un certain nombre d’entre eux. (mais je pense que justement, l’aspect féministe et néo-punk que tu vois dans le lolita reste incompris par bon nombre de lolitas! comment alors penser que cet aspect fait partie intégrante et inhérente du lolita en tant que mouvement? mais ça…c’est une toute autre question encore…)

    de même, dans une dimension plus pragmatique, je crois qu’il est impossible d’organiser des évènements qui plairont à toutes les lolitas, et c’est là que mon avis diverge fondamentalement de celui de Morgane, et que je trouve certains de ses arguments contradictoires.
    c’est justement parce que nous avons tous notre vision des choses propre que nous apprécierons certaines initiatives et pas d’autres.
    les évènements ‘traditionnels’, notamment les tea parties, mettent un plus grand nombre d’accord car ils sont très neutres. il y a beaucoup moins de personnes qui n’aiment pas les sucreries qu’il n’y a de personnes qui se sentent mal à l’aise quand elles sont confrontées à du nu artistique et des poses soit-disant « olé olé »!
    mais même sur ce terrain neutre, il y en aura qui n’y verront tout simplement pas d’intérêt. moi, j’ai pu apprécier les tea parties il y a quelques années, mais maintenant je m’en suis lassée, ça me laisse de marbre. Jeanne, elle, ça n’a jamais véritablement été sa tasse de thé ;] et comme elle le dit, loin de nous l’idée d’aller dire à la grande majorité des lolitas qui les apprécient (encore) que sous prétexte que nous sommes lolitas également et que nous préférerions peut-être d’autres activités, elles devraient abandonner ce genre d’évènements pour pouvoir mettre absolument tout le monde d’accord! alors pourquoi dire à la (supposée) minorité des lolitas qui ont apprécié l’initiative de la Java qu’elles n’auraient pas dû « dénaturer » le lolita parce que d’autres n’ont pas aimé et se sont senties exclues? d’ailleurs, qu’y a-t-il à dénaturer s’il n’y a justement pas un seul mouvement lolita monolithique et commun pour tous?
    laissons donc des initiatives fleurir à droite et à gauche, certaines plairont plus que d’autres, elles attireront des publics différents, certaines idées fâneront et d’autres prendront racines…mais arrêtons donc de vouloir les limiter, les règlementer, les faire correspondre à des idéaux standard auxquels on ne fera jamais adhérer tout le monde de toute façon.

  10. Gabrielle

    alors voilà, je m’appelle Gabrielle, j’ai 19 ans, je ne suis pas une lolita.
    je porte du Innocent World, du Baby, the stars shine bright ou du Juliette et Justine.
    j’apprécie l’univers artistique de Kira Imai, François Amoretti, Kari Miaki, Kakumei Zenya, Tsubaki Torii, Hikari, Kokusyoku Sumire, Masashi Shichinohe, et des dizaines d’autres qui leurs ressemblent beaucoup ou pas du tout.
    j’apprécie les vêtements des décennies et siècles passés, les poupées en porcelaine, les manèges, les châteaux, les photographies post-mortem de petites filles victoriennes aux boucles parfaites et au regard vide, la dentelle, et pleins d’autres petites ou grandes choses encore…
    je suis fascinée par la culture japonaise, les mouvements subculturels, les genres musicaux alternatifs, les revendications des punks et de tous les gens qui choisissent de vivre en marge de notre société de quelque manière que ce soit pour en remettre en question les travers.
    je ne me considère pas comme féministe mais comme humaniste: je tiens à la liberté et à l’égalité de toutes les personnes, quel que soit ce qui se trouve entre leurs jambes, ou la teinte exacte de leur teint, ou leur choix de vie (sous réserve, bien sûr, que cela n’ait pas d’effet néfaste sur leurs prochains ;]). je désire me battre contre les stéréotypes, quels que soit les gens qu’ils visent.
    c’est tout.
    j’ai sans doute de nombreux points commun avec toi, et avec ce que tu considère être la lolita « quintessentielle », mais je désire être libre, et si pour toi c’est à travers le lolita que s’exprime ce désir, pour moi, c’est précisément pour ça qu’à partir d’aujourd’hui, je refuse officiellement l’étiquette de ‘lolita’.
    et puis moi j’aime beaucoup les nanas à moitié à poil, c’est joli à regarder. donc heureusement que je ne suis pas une lolita, apparemment ça se marie mal!

    /pavé incohérent

  11. La Mome Neant

    Je viens de lire vos commentaires… la soirée à la Java (Dr Sketchy’s compris) était également une initiative de François, et vous semblez l’oublier.
    François, je regrette bien ton absence à cette soirée, car on dirait que ta présence aurait suffit à la cautionner…

    Pourquoi vous focaliser sur Cocotte et ses poses sexy? Nini est restée habillée, et elle représente très bien le Lolita, à mon sens. Parmi les modèles, il y en avait pour tous les goûts, et c’était le but initial de la soirée.

  12. Eleonora

    je rajoute, que je pense que je lolita est également une réaction au fait qu’on ait pas le temps d’apprécier certaines choses, qui se trouvent tout autour de soit, qui peuvent être des nuages, de la nature, ou d’autres détails. (après, c’est « mon » lolita.) et aussi d’un grand besoin de douceur.

    j’ai quand même du mal à cerner ce qu’est vraiment la féminité. Je veux dire, quand on parle féminité, on parle plus d’un ensemble de gouts, sensibilités, et autres, attribués au sexe féminin par un biais socioculturel. Bon, je ne suis pas spécialiste du cerveau, mais je doute que ces sensibilités soient inscrites dans les gènes des femmes (en fait, outre la différence physique évidente, je vois plus la différence homme/femme comme une différence de façon de fonctionner/de voir/d’interpréter). Donc au final, pour ma part, je ne revendique pas un « féminisme » que j’ai du mal à saisir, mais l’idée d’un monde ou chacun pourrait choisir, aimer,…., ce qu’il veut, sans avoir notion que ces choses soient « réservées » à un sexe en particulier. choisir ce qu’on aime/veut/est vraiment sans se baser sur le fait que notre environnement socioculturel a déjà fait le choix de ce qu’on peut aimer ou pas, ce qu’on a le droit de faire, de notre tempérament, avant notre naissance, selon notre sexe. Qu’il n’y ai plus de « couleurs de filles » ou de « couleurs de garçons », pour donner un exemple. Parce que les hommes aussi sont malmenés, d’une autre manière. Parce que les hommes n’ont pas le droit de pleurer en public. Parce qu’ils doivent être « forts ». Parce qu’ils n’ont aucun choix en matière de chaussures. Parce que ce ne sont pas des visages d’hommes dessinés qui servent d’exemple aux dessinateurs de Montmartre pour présenter leurs travaux. Et autres.

    après, pour revenir au lolita, c’est évident que tout ne peut pas convenir à tout le monde. et je pense qu’il faut vraiment arrêter de spéculer sur « qu’est ce qui est lolita et ne l’est pas », et penser que certaines personnes seront moins lolitas parce qu’elles auront des sensibilités/gouts/autres, « pas lolita ».
    ah, et la lolita de Nabokov prend une apparence enfantine pour séduire un homme qui aime les petites filles. Et « nos » lolitas ne prétendent pas en être. Même si les vêtements qu’elles portent auront des ressemblances, je pense qu’il faudrait surtout parler du but pour lequel « ces lolitas » portent ces vêtements. Et il ne me semblent pas que les modèles de la soirées prétendaient être des petites filles.

    Sinon, au final, je définirait le lolita comme étant une sensibilité à un ensemble de choses. Pourquoi certaines seraient moins « lolitas » en ajoutant d’autres sensibilités à celles là? C’est trop réducteur.

    oh? je suis curieuse de savoir quelle sera cette nouvelle forme! o_o

  13. Emeline

    Je n’entrerai pas dans le débat ci-dessus (bien qu’il soit très intéressant) mais je préfère rebondir sur le début de votre article, pour vous souhaiter un bon festival à Toulouse!
    Je ne viendrai malheureusement pas vous voir, je suis en déplacement tout le week-end pour un concert (auquel je participe en tant que violoniste) ; j’espère que vous aurez la possibilité de revenir à Toulouse avec vos prochaines parutions!

    Sur ce, bon festival et bon week-end toulousain!
    Poutous de Toulouse,
    Emeline

  14. Melle. Jabot

    Je suis totalement d’accord avec vous tous.

    Moi, quand j’ai découvert les Lolitas, c’est leur tempérament qui m’a charmé. J’ai toujours aimé être dans mon petit monde, j’ai toujours été attirée par la culture, l’art, la littérature, en particulier par le romantisme. J’ai trouvé que le Lolita était quelque chose de pur et parfait dans une communauté qui se dégrade.
    J’ai voulus tenter une petite expériennce en m’habillant en Lolita pour aller en cours. Mon pronostic était bon, j’ai eu le droit a des « C’est pas Halloween ! » des « Tu te crois a quelle époque là ? J’aime pas les filles comme toi, tu peux pas t’habiller comme les autres ?? » bref, quelle belle mentalité qu’ont les jeunes d’aujourd’hui… Mais bon, tout cela ne m’a pas découragée, et depuis, je m’habille très souvent en Lolita, parce que je me sens « moi ». J’aime me baladé en robe victorienne avec mes Shakespeare et mes Poe, mes Rimbaud et mes Proust, malgré les remarques des gens et même celles de mes amis.
    Même ayant été déçue, j’ai vu qu’avec le Lolita, on pouvais faire de belles rencontres et j’ai pu rencontrer une autre petite Lolita qui se cachait au sein de mon collège.

    Ma prochaine experience personnelle sera de me balader en Lolita dans une grande ville (en l’occurence Rouen) et de voir un peu les reactions des passants.

    Pour ajouter autre chose, j’ai aussi été séduite par le visuel du Lolita, étant passionnée par le XIXème siècle, le romantisme…
    De plus, en devenant Lolita, j’ai appris à aller plus vers les autres (parce que je suis une très grande timide) et à enfin m’indentifiée.

    Je pense que les gens devraient plus se donner la peine de découvrir au lieu de rejeter au premier coup d’oeil ^ ^.

  15. Emilie

    Yay, merci pour cet article 🙂 Et merci aussi aux personnes qui ont réagi, c’est très intéressant. Je n’ai pas le temps de rentrer dans le détail mais je lis attentivement ce que vous écrivez et je me retrouve dans certains des propos.
    Tout comme Eleonora, j’ai un peu du mal avec cette notion de féminité.
    Le commentaire de Fumiko rapporté par Misa m’en rappelle un autre, entendu de la bouche de Yuka et Sachi : « le lolita est quelque chose de difficile à définir » / « chaque jeune fille a sa notion du lolita ».
    Et quelque part je me retrouve dans ce que dit Gabrielle. D’ailleurs, je n’aimerais pas dire « je suis une lolita ». Je ne l’ai jamais dit et ne le dirai sûrement jamais. Pour faire simple, j’aime ce qui se rattache au lolita, j’aime m’habiller avec des vêtements lolitas, mais la question de la définition de la « vraie » lolita m’ennuie tellement que j’ai décidé de ne plus y accorder d’importance. J’en ai surtout retenu les « notions » qui me touchaient le plus comme la liberté, le rêve, et ce besoin de faire réagir, de vivre / montrer des choses « différentes » (de la « culture de masse ») ou rares. Parce que moi non plus je ne suis pas d’accord avec la vitesse ou la rotation de la planète.

    Pour ce qui est de « rester à tes côtés », tu sais que tu auras toujours mon soutien à 300%, peu importe les « changements » 🙂

    Bon courage pour les dédicaces !!!

  16. Misa

    Pour rebondir sur ce que dit Gabrielle :
    « quel respect en effet, quand on traite des jeunes filles que l’on connaît sans doute mal et qui sont, comme soi-même, des lolitas, de « filles dans de telles tenues, et sans décence (il faut l’être pour être uniquement en string ou en bloomers et pasties en public) »! »

    Je suis entièrement d’accord. Certaines ont pu être déçues de la soirée, ce n’est aucunement une raison pour manquer de respect aux modèles qui ne faisaient ni plus ni moins que de poser. Que l’on soit dérangé par le semi nu et les poses et qu’on les critique d’accord, mais ne vous en prenez pas à la dignité de ces jeunes femmes !! J’ai beau avoir critiqué, je n’en ai pas moins un grand respect pour Melle Pudding par exemple que j’ai trouvée merveilleuse sur les photos. Voila, soyons juste claires là dessus.

  17. Anonymous

    Je n’ai pas voulu manquer de respect aux modèles et je n’ai pas voulu dire qu’elles manquaient de dignité. Je m’en excuse si c’est ainsi qu’elles l’ont ressenti. Cependant, je maintiens qu’elles n’ont pas de pudeur (pour ce qui est d’être en string ou en pasties) et la pudeur est tout de même inhérente à la mode lolita. Voilà pourquoi, lorsqu’elles se sont beaucoup dénudées, elles ont quitté la représentation du lolita pour moi (mais elles sont entrées de plain-pied dans l’esprit de Dr Sketchy’s, ce qui était aussi une des composante de la soirée, donc tant mieux pour elles). Mais le problème, c’est que la frontière ce soir-là entre l’univers des lolitas et celui de Dr Sketchy’s, l’un censé être pudique, et l’autre, coquin (et ça me plaît, tant qu’on n’y colle pas l’étiquette « lolita », car j’aime aussi les choses friponnes), n’a pas été formulée clairement. Résultat, beaucoup de personnes penseront qu’une lolita -au sens où l’entend la mode japonaise (et non ce bon vieux Nabokov)- est une jeune fille qui se balade en string en public. Je crois qu’on peut être lolita et modèle nu, mais qu’on n’aille pas prétendre représenter le lolita en le faisant, les lolitas ont déjà du mal à se débarrasser de la référence au roman éponyme.
    Quand je parlais des lolitas « expertes », je voulais simplement trouver un adjectif (peut-être trop rapidement) pour signifier qu’elles étaient des lolitas de longue date, à opposer à certains modèles, tels que Eva May Chan (vêtue au début en Wa lolita) qui n’est pas une lolita, ou Princesse Pudding (dont j’admire le style au demeurant, je suis son blog et le reportage la concernant m’a beaucoup plu), car elle-même dit que son style est dur à définir.
    Donc je pense qu’on a demandé à des (pas forcément tous les modèles) personnes étrangères à ce milieu de le représenter, et forcément, elles ont fait des choses qu’une lolita n’aurait pas fait, ne connaissant pas forcément le Lolita.
    Le lolita est pour moi une liberté, mais on le sait toutes, être libres, ce n’est pas tout se permettre. Comme l’a dit Émilie en citant les Kokusyoku Sumire, on a chacune notre définition du lolita. La mienne concilie culture, élégance, tenues inspirées du rococo, rigueur, humour, poésie, rêve, loyauté, et pudeur. Voilà pourquoi je me suis sentie triste devant les photos de la kermesse lolita.
    Mais si certaines y trouvent leur compte, tant mieux.
    Alice Rose.

  18. Sandra

    Je plussoi les arguments de misa. Les mièvreries et les moqueries des pestes, cela noircit la féminité… Mais bon dans tout les mouvements, quelque soit les vêtements que vous portez, votre apparence physique, il y aura toujours des gens qui vous rabaisseront donc même si ça peut décourager, il ne faut pas! Il ne faut pas s’arrêter à ça! =)
    Je dit ça parce que j’en ai vu des horreurs sur les forum lolita! Cela m’a un peu dégouté des Lolita en général. Mais finalement, on rencontre toujours des gens bien, et une majorité!
    Je vais bientôt déménager, je vais arriver dans une ville inconnue où je ne connaîtrais personne: j’espère rencontrer pleins de Lolitas =)!
    A part ça, bonne escale à Toulouse!

  19. yahel

    …si le Lolita (à ce que je lis ici) revendique de pouvoir poser à la face du monde un ensemble de vêture et surtout de comportements (au sens sociologique) sans entrave, il se rapproche de façon asymptotique du queer…
    … tout en n’étant pas non plus, à mon sens, féministe puisqu’il revendique une idée culturellement normée du genre féminin, à l’exclusion de tout autre comportement possible.(même s’il y a des variantes dans le costume et/ou le comportement, on est bien dans le genre féminin, lequel est culturellement dépendant)
    Le Lolita ne serait il pas, en quelque sorte, une féminité-pride? 🙂
    (nan pataper sur la tête, je cherche une réponse adéquate, promis)

    François dit qqpart dans son blog que le mouvement féministe ne devrait pas s’ingénier à gommer la féminité de ses membres. Ce qui relève de l’erreur pointée ci dessus.
    Et là il pèche par ignorance, donc on lui pardonne:-):
    bcp de féministes sont aussi coquettes (au sens du genre féminin) que possible, et/ou jouent avec des codes, cad les empruntent quand elles le souhaitent (ce qui est donc la liberté et l’égalité de droit en actes), et même il s’y trouve des hommes profem dont l’hétérosexualité, le charisme masculin ne peuvent être soupçonnés 🙂

    Par ailleurs, si j’ai bien tout compris, et corrigez moi si je me plante, le Lolita est parti du Japon?
    Et sa version Gothic Lolita a une référence costumière victorienne assez parlante, non?
    Deux cultures (pays et époque) dans lesquelles les femmes n’ont pas une situation particulièrement enviable.
    D’où je conclus que le Lolita, comme bcp de modes féminines, serait un syndrome de stockholm à grande échelle.
    Respectable comme tout mouvement, comme tout groupe humain, avec des courants, des styles, des pensées, des catégories qui peuvent varier selon les individus et les moments.
    Moui….Mais.
    Quand on me montrera des Lolitos, je me poserai des questions différentes.
    Pour le moment je ne vois qu’un carcan -supposé libératoire comme tous les piédestals où l’on perche les femmes pour ne pas trop qu’elles bougent- posé sur des femmes uniquement,
    et je ne vois pas – mais peut-être est-ce dû à mon ignorance?- d’hommes se donnant des contraintes pareilles, vestimentaires et comportementales.

    Que les dames et demoiselles qui rejoignent le Lolita le font librement et par conviction perso, sera l’argument qu’on m’opposera, évidemment.
    En effet, rien n’est plus humain que de vouloir maîtriser ses contraintes, même au point de les exacerber, afin d’avoir une sensation de domination des choses (et de son propre corps, le corps des femmes étant le point d’achoppement du système de domination h/f) et le sentiment qu’on est différente de ce que le mainstream demande d’effectuer/penser.

    Bon, ce sont des pistes de questionnement, je ne sais pas si je m’égare ou non et j’espère ne vexer personne.

    En réalité, je suis comme mon cher anar-libertaire Brassens, plus féministe qu’il n’y paraissait (oui j’ai des arguments:-) ) qui chantait « Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint se borne à ne pas trop emmerder ses voisins. »
    Et pardon pour le pavé.

  20. Anonymous

    Yahel, il y a les brolita (hommes vêtus en lolita) et les kodona (équivalent masculin des lolita qui rappellent un mélange de dandy et de jeune homme du XIX°s. Bref, des contraintes esthétiques, pour parvenir à un idéal de beauté, en rébellion au laisser-aller ambiant, cela existe aussi pour les hommes. Le Lolita est une révolte, et François Amoretti, qui n’est ni brolita ni kodona, se décrit lui-même comme lolita.
    Pour ma part, je ne me sens pas réifiée vêtue en lolita, je me sens libre, mon imagination n’est plus bridée, et j’ai l’impression que mon horizon créatif s’élargit. Je ne pense pas, lorsque je m’habille, que je veux être une femme (versus un homme). Je m’habille pour ME faire plaisir, et en visant une harmonie esthétique parfaite. Je portais avant des tenues purement XVII°s, et là, justement, je ne supportais pas la contrainte de cette silhouette sur mon corps, la finesse de la taille, la poitrine exacerbée, les jambes dissimulées. Le lolita est une liberté énorme, et même par rapport aux critères esthétiques du XXI°s, où les femmes sont supposées être « sexy ».
    De toute façon, quand on a décidé de voir la réification de la femme dans sa tenue, qu’elle soit vêtue en lolita japonaise (où les caractères sexuels sont gommés), ou en jean moulant et talons aiguilles, ou en corset et robe à faux-cul, on la verra toujours. On ne cherchera pas à voir une démarche esthétique.
    Vous dites vous-mêmes que du lolita, vuse connaissez que Nabokov : les lolitas (de la mode japonaise) essaient de faire tout pour s’affranchir du roman éponyme, qui, par un hasard malheureux, a donné le nom de cette mode.
    Vous verrez, les brolitas et les kodonas sont magnifiques.
    Alice Rose.

  21. sweetlolli

    Pour parler franchement, la masse « lolita » me déçoit de plus en plus. Quand on réclame plus d’ouverture de la part des autres, la moindre des choses est d’en faire preuve également. Porter des robes à froufrous et aux rubans interminables n’est pas une preuve d’ouverture, n’en serait qu’une infime trace. C’est facile de s’enfermer dans un carcan moraliste et de crier au loup : « personne ne me comprend ! ».
    Je regrette que la communauté lolita ait pris cette tournure. D’un autre côté, peu m’importe, je ne me considère plus comme en faisant partie, je ne me considère plus vraiment comme une lolita.
    Concernant la soirée à la Java, j’étais certes un peu déçue (l’absence de François et des Sumire y étaient pour beaucoup) mais cette soirée s’est bien passée. La nudité de certains modèles n’était pas choquante en soi, elle devait sans doute l’être pour des jeunes personnes offusquées de voir une lolita (majeure) boire du cidre, pire de la bière. Le contexte avait été placé avant l’événement : les intervenants et leurs noms avaient été annoncées, c’était aux participant(e)s de s’informer un minimum pour une « soirée » qui, par définition, n’était pas une tea party. Que les petites lolitas se servent de leurs headdress comme œillères et s’étouffent en buvant leur gorgée de thé de l’après-midi et leur mauvaise foi!
    J’admire les personnes qui veulent faire bouger les choses. J’en aurai été presque découragée à leur place…

  22. princessediana

    Ne vous en faites pas François, votre vision du Lolita n’est pas erronée, ni quoi que ce soit, c’est juste qu’en ce moment, c’est la mode des filles qui rejettent le LifeStyle et qui n’aiment le Lolita que pour le vêtements ¬_¬’…
    Restez fidèle à vous même, vous faites passer le message du Lolita merveilleusement bien ♪ !

  23. yahel

    @ Alice Rose:
    merci pour votre réponse.
    Je vous rpécise que je ne connais de lolita que le syndrome nabokov ET ce que je lis ici (bedn oui je me renseigne, du coup), en revanche j’ignorais doncl’existence de brolitas.
    Pour ceci « e toute façon, quand on a décidé de voir la réification de la femme dans sa tenue, qu’elle soit vêtue en lolita japonaise (où les caractères sexuels sont gommés), ou en jean moulant et talons aiguilles, ou en corset et robe à faux-cul, on la verra toujours. On ne cherchera pas à voir une démarche esthétique. » evidemment si vous oubliez de lire mon comm en entier :-)… car je dis bien que se jouer à sa guise des codes est un objectif de déconstruction du mainstream.En attendant, quelle que soit votre intention lorsque vous adoptez une tenue lolita, vous êtes catégorisée hypra féminine avec ce que ca comporte d’enfermement de genre.
    Mais, théorie de la réduction de la dissonance cognitive, vous justifiez intellectuellement ces choix de comportements et cela même montre que ce n’est pas de la liberté d’être.
    Bon, enfin, en tout cas j’apprends des choses ici, merci à toutes et tous.
    (et au maître de ces lieux.. dont par ailleurs j’aimerais bien savoir s’il reçoit mes mails scolaires – private joke 🙂 )

  24. Anonymous

    Je ne justifie pas, j’explique, Yahel, puisque vous écrivrez « je ne vois qu’un carcan ». J’ai voulu vous livrez le point de vue et le ressenti d’une personne qui vit et aime porter du lolita. Après, je vous avoue que je ne comprends pas les termes que vous employez, tels que « théorie de la réduction de la dissonance cognitive », mais quoi qu’il en soit, puisque vous ne connaissez pas le lolita, et qu’apparemment, vous avez envie d’apprendre à le découvrir, évitez d’écrire « vous justifiez intellectuellement ces choix de comportements et cela même montre que ce n’est pas de la liberté d’être » : une lolita vous livre sincèrement son ressenti, tablez sur sa bonne foi, son bon sens, et, éventuellement, sa réflexion personnelle, pour lui faire confiance et se dire qu’en effet, cette personne est peut-être aussi libre qu’elle l’écrit.
    Le lolita est une liberté, documentez-vous, lisez, renseignez-vous, vous verrez. Je suis venue vers vous en essayant de vous faire comprendre que le lolita est une grande liberté, un champ des possibles créatif immense, à votre tour de venir vers nous sans à priori.
    Pour ce qui est de cet article, je m’en tiens là pour les commentaires et je fais confiance au monde des lolitas pour montrer l’exceptionnelle liberté dont nous bénéficions.
    Alice Rose.

  25. Emilie

    Yahel : en ce qui concerne le maître des lieux, il lit forcément les messages, non seulement parce que ceux-ci sont filtrés (vous avez dû remarquer que les commentaires ne s’affichent pas immédiatement, qu’une approbation est demandée) mais aussi parce que le sujet l’intéresse énormément (évidemment…). Mais le connaissant, il doit juste être débordé de boulot (je n’apprends rien en disant qu’il y avait un festival BD à Toulouse ce week-end) pour répondre immédiatement.

    Juste pour reprendre quelques unes de vos remarques.

    Quand on me montrera des Lolitos, je me poserai des questions différentes.
    Alice Rose vous a donc déjà parlé des brolita et des kodona 🙂

    Que les dames et demoiselles qui rejoignent le Lolita le font librement et par conviction perso, sera l’argument qu’on m’opposera, évidemment.
    Eh bien oui, c’est le cas 🙂

    C’est amusant, quelque part, de parler du lolita comme d’un carcan. Car au Japon, c’est justement pour se libérer d’un carcan que des jeunes filles adoptent le lolita. S’habiller différemment, même durant un week-end (la semaine, c’est l’uniforme qui est de mise), dans ce pays où la tradition et les règles ont autant d’importance, est perçu comme une forme de révolte. Et, au final, c’est assez mal vu par la génération précédente (et c’est valable pour tous les styles un peu déviants, me semble-t-il).

    En France, la situation initiale n’est pas tout-à-fait la même (des codes moins stricts, l’uniforme scolaire est plus rare, etc), mais elle est pourtant comparable. Par « liberté », personnellement je comprends : liberté de s’habiller et de se comporter comme on le souhaite, et même avec des vêtements ultra-élégants, des imprimés de nounours, des jabots victoriens, des robes à la forme incongrue.

    Autre chose. En fait, si on parle logiquement, cette réification et cette « catégorisation hypra féminine » dont vous parlez ne peuvent exister sans le concours d’une autre personne : celle dont le regard va réifier la lolita, ou « la catégoriser comme hypra féminine ». Car si la lolita s’habille et se comporte ainsi pour son bon plaisir, en toute liberté, mais que cela est perçu différemment, le problème ne vient pas de la lolita, mais du regard, non ? 🙂

  26. Eli~Miwa

    J’ai lu tous les commentaires… Tout cela me laisse dans le flou.
    Je ne sais plus quoi penser maintenant -.-. Je retiendrais que chaque demoiselle a SON lolita. J’ai aimé cela. Définir une lolita comme étant « libre »… Je suis d’accord. C’est précisément le sentiment que me donne cette mode quand je la porte. Je me sens.. presque invincible.

    Il y a beaucoup de jeunes lolitas. En fait, les âges vont quand même de la jeune adolescente à l’adulte mature. J’imagine que ça a un impact. On ne pense pas pareil à un âge ou l’autre… Ma vision du lolita a beaucoup évolué, entre mes débuts à 14 ans et maintenant que j’en ai 19 !

    Suis-je la seule a ne pas accorder d’importance à la communauté ? Peut-être parce que je suis en province et que je n’ai jamais vraiment vécu d’évènement loli. J’ai fait de belles rencontres tout de même, je ne retiens que celles-ci. Les personnes qui sont importantes pour moi. Le reste… Je vis mon lolita presque seule, au final, et cela me va très bien. C’est quelque chose de très personnel, au delà des vêtements, finalement, non ? Les lolitas que j’admire sont celles qui partagent un peu « mon » lolita. Mais pas toutes. Certaines auront un autre idéal, et je le respecte.
    J’imagine que c’est ce qu’il manque, chez certaines. Le respect de la vision des autres.

    Bref; j’ai l’impression d’avoir écrit n’importe quoi xD.

  27. yahel

    Réponse à Emilie

    « en ce qui concerne le maître des lieux, il lit forcément les messages, ».. je sais, je parlais de mails persos et non des comms sur le blog, le pbme est résolu depuis 🙂

    « Car au Japon, c’est justement pour se libérer d’un carcan que des jeunes filles adoptent le lolita. … »
    Relisez moi je dis bien qu’adopter un carcan vestimentaire et/ou comportemental pour se donner le sentiment d’une emprise sur ce qu’on subit est humain.
    Ainsi des filles qui, en france par ex, surjouent les fringues rehaussant les caractères sexuels secondaire à fond et de plus en plus jeune( mal vu par les générations précédentes aussi sauf éventuellement les zhomz libidineux).
    Au nom de la « libération de la fâm » comme si celle ci n’avait pas été récupérée par le champ du prono un peu partout.

    « liberté de s’habiller et de se comporter comme on le souhaite ».. oui c’est ce que j’appelle jouer avec les codes, à condition de ne pas s’y enfermer et de savoir pour quoi et pour qui on le fait:-)

    « Car si la lolita s’habille et se comporte ainsi pour son bon plaisir, en toute liberté, mais que cela est perçu différemment, le problème ne vient pas de la lolita, mais du regard, non ? 🙂 »
    Des deux mon général 🙂
    Le ‘choix’ initialement fait par la lolita entérine à la base le système social tel qu’il est puisqu’il amplifie le genre à un paroxysme.

    Si je rapproche vaguement le lolita du queer c’est bien parce que l’exacerbation du genre peut être un biais de cassage des codes, à condition de ne pas se contenter d’une seule position.
    Quant au regard porté d’un groupe dominant sur un groupe dominé… le groupe dominé est habitué à vivre en fonction dudit…ca s’appelle du conditionnement social, c’est rarement conscient, ça commence très tôt, en péri-natal, voire avant, et ça affecte hommes et femmes, mais si hommes et femmes sont aliénés (à des rôles de genre) seules les femmes sont dominées.
    Se rendre compte qu’on est victime de cela est très difficile, globalement il est plus facile et confortable de rester dans un déni que d’affronter le réel et tenter de penser et vivre en dehors des cadres.
    Or je ne vois pas les lolitas ou brolitos hors des cadres du moment, mais bon, je n’ai pas la science infuse et suis peut-être dans l’erreur.
    Bon, j’ai pas trop le temps, mais je vous remercie de vos réponses.

    Je vous renvoie aussi à un excellent blog:
    http://www.entrailles.fr/index.php?category/Le-dictionnaire-bilingue-de-Mademoiselle
    (j’ai mis là une seule catégorie là, fouinez dans le blog, ca vaut le coup 🙂 )

  28. sweetlolli

    Quand je parlais de carcan, je visais surtout les lolitas dites « lifestyle » qui ont accolées des valeurs morales au mouvement. Il y a des valeurs que je partage avec ces lolitas et d’autres auxquelles je n’adhère pas du tout. Je trouve artificiel d’adopter des valeurs auxquelles on ne croit pas vraiment juste pour être une bonne lolita. Si l’on retrouve des valeurs communes, ce sont ces valeurs qui ont amené au style pas le contraire.

    Pour justifier encore de l’usage de ce mot, j’ai pu remarquer que des lolitas s’interdisaient de faire ceci ou de cela parce soit-disant, ce n’est pas lolita, pire qu’elles les reprochaient à d’autres. Il y en a aussi certaines qui demandent une autorisation pour coordonner telle JSK avec telle blouse ou autre. Je ne dis pas que c’est bien ou mal mais je trouve cela montre bien qu’un carcan existe. J’aurai pu aussi parler de la « sectarisation » des lolitas.^^

    Je suis d’accord avec François, lorsqu’il dit que le Lolita est une liberté : pouvoir s’habiller autrement, d’avoir des intérêts autres que de la masse… Je joue peut-être sur les mots mais le Lolita n’est pas un rejet pur et bête de la société. Ce serait tellement réducteur !

    Par contre, je ne suis toujours pas partisane de l’idée « à chaque lolita, sa définition ». Maintenant peu importe, je ne me considère plus comme telle…

  29. Gabrielle

    Euh, Yahel…tout cela est très intéressant, bien que le ton de tes commentaires ait tendance à m’agacer par son côté donneur-de-leçon, seulement je doute que ton public soit réceptif, là.
    Il ne faut pas oublier que le lolita, quand bien même François le voit comme « un courant, une culture, une façon de voir les choses à part entière » qui fait écho à son côté « un tantinet punk, un chouilla féministe », est également adopté par nombre de jeunes filles adolescentes comme une mode ~tr0ow kawaii~ qui leur permet de vivre leur rébellion sans devoir jouer aux grosses dures et en embrassant leurs fantaisies de princesses. alors même si certaines adoptent le ~lifestyle~, ou y accordent une signification plus profonde et mature, je pense qu’il y a en tout cas rarement à la base une délibération consciente et approfondie sur les implications que ça a d’un point de vue social et culturel.
    Etant donné que ‘the general public’ a de toute façon (et malheureusement) une idée très vague du féminisme, ne serait-ce que d’un point de vue historique (« suffragette? c’t’une pâtisserie? » et autres « ah oui elles brûlent leurs soutifs c’est ça? »), débarquer ici avec tes théories sociologiques quant au conditionnement social, au gender binary et à ses codes, au mouvement queer, etc etc, surtout en (ab)usant d’un jargon hermétique par définition, c’est un peu comme parler d’astrophysique à une chèvre.
    Etant donné qu’en plus tu dis toi-même ne pas trop t’y connaître en lolita, vouloir défendre ton interprétation du mouvement (s’il en est véritablement un…) face à un groupe de lolitas qui ont forcément leur propres opinions quant à leur démarche et ont prouvé ci-dessus qu’elles ne sont pas du genre à en démordre, c’est un peu comme se battre contre des moulins à vent.
    les deux, a priori, sont des entreprises qui n’iront pas bien loin.

    bon moi jdis ça, jdis rien, hein…

  30. yahel

    Ok j’arrête là, désolée pour le côté donneur de leçon, ce n’est pas du tout volontaire, c’est juste que je tape vite et sans fioriture langagière; je redis tout de même que je me renseigne sur le sujet, sinon je ne me permettrais pas de causer ainsi.

  31. Marie

    Étant de passage sur la toile, je ne pouvais passer à côté de votre blog. Tous ça pour vous dire qu’il est aussi pétillant que votre univers et que vous comptez une admiratrice de plus. Finalement le plus important dans le lolita n’est pas le côté (pardonnez moi l’expression) « fashionistas », mais une façon de vivre et de penser que vous avez fort bien décrite et que je rejoins.
    Je tenais également à vous remercier infiniment de votre merveilleuse dédicace ainsi que de votre présence sur le stand Cultura/Soleil ,lors du festival toulousain de la bd. Votre rencontre m’a comblée de bonheur. En espérant vous revoir bientôt dans notre jolie ville. ^^
    Je suis désormais de près vos travaux et votre blog!
    Amicalement.

    Melle Marie.

  32. Narcissique

    I totally agree with you (sorry, I don’t write french very well), for me, Lolita has always been a culture, not only a fashion, and it it very related with feminism. We have lost all our feminine values just to defend that we can have the same rights than males, now we have to recover all these values not as our duty, but in a free way.

    Nowadays a lot of people thinks that Lolita is just a fashion, for this reason I am fighting with some friends to show that it is also an art movement, a culture. We are a minority, but we are not alone. I hope that you will continue promulgating lolita, we need good artists!!

  33. Anonymous

    In my point of view Lolita means something different to everybody. And that’s the way it should be. Some may see it as fashion solely and others as a way of life. Either way, as you mentioned, it takes a lot of guts to go out dressed like that and as oppesed to other fashion styles it’s « rébellion avec une noblesse d’esprit et de cœur » 😀
    Well, it’s fantastic that you stick to your own maxims and I really like the way you see Lolita.

  34. Princesse-Pudding

    « ou Princesse Pudding (dont j’admire le style au demeurant, je suis son blog et le reportage la concernant m’a beaucoup plu), car elle-même dit que son style est dur à définir.
    Donc je pense qu’on a demandé à des (pas forcément tous les modèles) personnes étrangères à ce milieu de le représenter, et forcément, elles ont fait des choses qu’une lolita n’aurait pas fait, ne connaissant pas forcément le Lolita. »

    Enfaite je ne m’étais jamais arrêtée sur les commentaires, mais voilà ce que je découvre (rires)! Je sais que ce commentaire ne servira surement a rien mais je voudrais simplement mettre les choses au clair! Pour celles qui ne semblent pas le savoir, je suis dans le milieu Lolita depuis plus de dix ans, je suis dans ce « milieu » depuis son arrivé en France et j’ai toujours évoluée a travers cette univers. Or je pense être d’avantage issus du lifestyle lolita. Mais j’aime beaucoup d’autre chose dont le bodmod et tout ce qui touche au univers décalé (dont le fetish, le nu artistique… mais jamais avec de la vulgarité, toujours sous un concepte purement esthétique et artistique!)d’ou le fait que je sois pas la représentation TYPIQUE de ce que le mouvement Lolita de france aimerait qu’il soit.

    Ce que je trouve marrant c’est qu’au Japon par exemple ou est a la base « née » le mouvement, la plus part des soirées Lolita son bien plus trash et décadante que ce petit cour de dessin de Dr Sktechi (ou rapellons le nous étions pas nu mais en nippies et shorty).. Mais la bas personne ne s’en plein, on regarde avant tout l’esthétisme de la chose..!

    Enfin je trouve ça un peu dommage si certaines Lolita ce sont sentit choquée ou trahi suite a cette soirée… Le public était très varié, peut être pas forcément adapter aux Lolitas adepte des Tea Party (et je n’ai rien contre car moi même adore les TeaParty), mais j’y ai passé un bon moment.
    Et pour répondre a la dénonciation: NON je ne suis pas pudique (rires)! je suis model photo et comme toutes models photo je suis ammenée a fair du nu et du semi-nu. Est-ce que cela fait de moi une Ita?! (rapellons au passage que le courant que prone la plus par des Lolita, a savoir la préiode Rococo, était tout de même une période très libre avec le libertinage et tout ce qui va avec 😉 )!

    Voilà, c’est tout ce que je voulais dire (enfin non je pourrais encore écrire beaucoup mais ça ne servirais sans doute pas a grand chose rires!)!

    Bon courage mon cher François et mercie de m’avoir permis de participer a ce projet très intéréssant :3

  35. Namée

    Hmmm…

    Hmmm…

    Hmmm…

    Mouais…

    Les « Lolitas », vous pourriez peut-être simplement faire fi du « regard de l’autre » et du « massacre » qu’on fait de votre style vestimentaire (chaque « style » peut-être « dévié », pas seulement le votre…), plutôt que de partir en guerre comme vous le faites.

    A en entendre certaines (Alice Rose… d’autres…), on va bientôt déposer une loi à l’assemblée Nationale interdisant et réprimant les déviances de vos appartenances vestimentaires !

    A bonne entendeuse,

    Une « gothique ».