Gribouillage de Grim

Ca faisait déjà quelques temps qu’on essayait de lui soutirer un texte et c’est chose faite. Alors je laisse la place à Mademoiselle Grim:

 

« Acte I

 

«Je cours dans le néant. Je ne vois rien, je ne sens rien, je n’entends rien ; depuis combien de temps suis-je en train de courir ?
Mon nom… quel est-il ? Je cours nulle part et sans identité, mon nom… Angélique. Je m’appelle Angélique. Angélique, Angélique !
»
À mesure qu’elle répète son prénom, elle voit le néant s’organiser en taches verdâtres, et apparaître sol et ciel, puis les taches deviennent des silhouettes d’arbres. Leur écorce se dessine, leurs feuilles s’allongent, puis la forêt se teinte de vert tendre et de brun.
Elle devrait entendre la brise dans les feuillages, les cris des oiseaux, le grouillement de la terre ; mais il n’y a même pas de silence. Juste le néant. La forêt ne sent rien, la forêt est vide de sons, la forêt est image.

 

Soudain un loup sort des buissons et s’incline devant elle aussi bien que le peuvent les loups.
– Où donc allez-vous, mademoiselle ? demande-t-il d’une voix doucereuse qui brise le plus-que-silence.
À ce moment Angélique sent dans sa main le poids d’un panier, et, regardant à l’intérieur, y voit du beurre et une galette.
«Le Petit Chaperon rouge… ?
Oui, lui répond une voix tout à fait semblable à la sienne, tu es le Petit Chaperon Rouge, et tu dois agir comme elle le ferait
– Je m’en vais voir ma Mère-Grand pour lui apporter une galette et un petit pot de beurre.
«Le loup va-t-il me manger ?
Il fera ce qu’il doit faire

– Votre Mère-Grand demeure-t-elle loin ? s’enquiert le loup.
«Comment puis-je sauver Mère-Grand ? Comment puis-je me sauver ?
Mère-Grand et tout ce qui se passe ici n’existe pas.On ne peut pas sauver ce qui n’est pas.
Ici ? Mais quel est cet endroit ?

C’est le coeur du monde qui est le tien.»
– Oh ! Oui, c’est tout au-delà du moulin que vous apercevez là-bas, la première maisons du Village.
«Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ce conte ?
Parce que c’est le noyau de ton monde. Parce que c’est le conte qui bat le plus fort dans le coeur de ceux-de-ton-monde. Tu n’es plus la même, il te faut apprendre.»
– Je veux aller la voir aussi, déclare le loup, j’y vais par ce chemin et toi par celui-ci, et nous verrons bien qui y sera le premier.
«Et que se passera-t-il quand il me mangera ?
Le conte sera achevé.
Et que cela signifie-t-il ?
Le conte sera achevé. Comme il se doit.
»
Le loup part donc sur le chemin qu’il sait le plus court, et Angélique s’engage sur l’autre, flânant dans la forêt-image, perdant tout le temps qu’elle peut, mais son coeur n’est pas tranquille.
«Ne puis-je vraiment pas changer le conte ?
Il n’aurait plus de sens. Tu ne dois jamais changer les contes. Il te faut apprendre.
Et si je le faisais, que se passerait-il ?
Tu es la mémoire de ceux-de-ton-monde, mais tu n’es pas eux. Tu ne dois faire que les regarder, car leurs légendes ne sont pas tiennes et tu ne dois pas les changer.
»
Enfin, elle arrive à la maison de Mère-Grand et frappe à sa porte.
– Qui est là ?
– C’est le Petit Chaperon Rouge qui vous apporte une galette et un pot de beurre ! dit-elle d’une voix qu’elle veut assurée.
– Tire la chevillette, la bobinette cherra !
Angélique se sent trembler mais ouvre la porte comme le loup le lui demande.
Puis, le voyant se précipiter dans le lit dans les habits de Mère-Grand, elle prend peur et laisse tomber son panier, et le pot de beurre roule dans l’herbe. Le loup bondit mais, déjà, elle court dans le Village.

 

Bientôt elle voit le paysage se tordre en tous sens, et le ciel couler sur les maisons. Le sol glisse sous ses pieds, elle court dans un décor en noir et blanc, délavé ; les formes qui l’entourent s’arrondissent, grandissent, se fondent les unes aux autres, et puis la lumière baisse et tout s’éteint.
«Pourquoi le néant est-il revenu ?»
Mais la voix ne répond plus.
«Est-ce parce que j’ai changé le conte ? Que va-t-il se passer désormais ? Je n’ai pas voulu mourir. Je ne veux pas mourir. Et maintenant… je cours dans le néant !» »

 

Et si c’est un acte 1, on pourrait peut être lui demander la suite?

De l’encre et des plumes: grand jeu concours!

De l'encre et des plumes, couverture de la première version

 

Jeu Concours

Je pose vite ce billet car un autre bien plus intéressant arrive demain: il s’intitulera « Gribouillage de Grim ». Oui, Grim a enfin cédé et m’a envoyé son texte. Il est vraiment bon! Il faut que je vous le fasse lire!
Ca va être le deuxième billet écrit par quelqu’un d’autre (le premier « Lolita Not Dead – bis » avait été écrit par la Môme Néant). Ne croyez pas que je fais travailler tout le monde dans ma cave contre un cheesecake et un peu de jus de fraise (on est chez les lolitas tout de même, la prison se doit d’avoir une carte sympathique)! Je reviens d’ici peu. J’ai des choses à partager avec vous.

 

J’en viens au sujet de ce soir.

 

Je viens de recevoir de la part de mon éditeur, Bruno Graff, quelques exemplaires de l’affiche tirée de la couverture de la première version de De l’encre et des plumes (Vous savez de quoi je parle, je vous rabats les oreilles avec cette histoire depuis quelques temps). Vous pouvez la voir dans l’illustration du haut.

 

Et je me disais qu’il serait rigolo de faire un petit jeu concours pour vous en faire gagner. Voilà, c’est parti!

 

Il y a 3 exemplaires de l’affiche à gagner.
Vous avez une semaine complète pour participer. Nous sommes jeudi soir, il est presque minuit. Vous avez jusqu’à jeudi soir prochain minuit pour répondre. Ce sera le jeudi 28 août.
Les trois gagnants recevront leur affiche par la poste, sauf si vous habitez à côté de chez moi…

 

Bref, voilà le jeu commence:
Dans l’illustration ci-dessus, vous pouvez voir L, la Môme Néant et moi-même. Nous avons un gros problème: nous avons mélangé nos affaires et d’autres sont venues s’y rajouter. Aidez-nous à les récupérer!

 

Indice 1: chacun n’a égaré qu’un seul objet! Pour être encore plus clair, il n’y a qu’un seul objet pour L, un seul objet pour la Môme Néant et un seul objet pour moi-même.

 

Indice 2: les réponses se trouvent dans ce blog. Si vous avez bien suivi les commentaires de ces derniers temps, ça devrait être facile.

 

Fin du jeu: le jeudi 28 août 2008 à minuit. Si par malheur il y avait trop de bonnes réponses, je ferais un tirage au sort.

 

Comment participer: envoyez-moi vos réponses par mails. Mon adresse est accessible depuis mon profil.

 

Mais je tiens à présenter mes excuses à la Môme Néant et à L pour utiliser leurs pseudos et leurs visages. C’est que je vous aime bien et que je connais plus ou moins vos visages. Et que je ne voulais pas articuler le jeu qu’autour de moi… Vous ne m’en voulez pas trop??? Si oui (snif), je ferais de mon mieux pour me faire pardonner!

 

Faites attention!!! Il y a des pièges!!! Niarf niarf!

Kokusyoku Sumire – dernières nouvelles

Les Kokusyoku Sumire sur fond de Christon Café

 

L'émission des Kokusyoku Sumire sur fond de Christon Café

 

L'émission des Kokusyoku Sumire sur fond de Christon Café

Quand Yuka me parlait de son envie de créer une émission pour la chaîne NHK l’an dernier, elle n’y croyait plus trop… et voilà que ce matin je lis cette nouvelle incroyable sur son blog.

 

Les Kokusyoku Sumire s’attaquent àune émission sur la NHK le 17 septembre. Ce sera diffusé de Minuit 10 à Minuit 40. Ca s’appelle la Tokyo Kawaii TV. On pourra y voir Yuka et Sachi mais aussi Asüka et Maki (les deux star-designers de la marque Angelic Pretty, incontournables de la nouvelle culture lolita), Yoshié (de Dolce Piu Amabile), Yoshino et Chieko du staff Sumire, etc.

 

Il vous faut maintenant trouver un/e ami/e au Japon pour vous enregistrer ça. Je vais essayer de l’enregistrer et de le mettre sur You Tube. Mais n’ayant jamais fait ça… je ne peux rien promettre…

De l’encre et des plumes: synopsis

Bonjour!

 

Toujours pas de page 3… Le scanner A3 est un animal très peureux, qu’il faut amadouer avec tact et dextérité (???). Bref, la page 3 n’est toujours pas scannée…
La page 4, elle, est à moitié finie. Cette page 4 n’est pas évidente du tout. Je me suis arraché les cheveux mais je crois avoir passé le plus difficile.

 

En attendant, Audrey Alwett, m’a proposé de mettre le synopsis de l’histoire. Vous pourrez, de cette manière, envisager de quoi il s’agît. Bon, il est tard et je ne sais plus si j’écris bien ou mal… alors je me tais et laisse la parole à Audrey:

 

« Les régions environnantes le savent, la ville de Bokujuu est entièrement vouée à la calligraphie. On prête à aux artistes de Bokujuu un génie qui n’existe nulle part ailleurs. C’est que les rêves de Bunshin alimentent ce talent. Bunshin, le démon qui sommeille sous la ville, Bunshin que même les légendes commencent à oublier…

 

Pour Shuji, éminent maître calligraphe, impossible de refuser des leçons à Kasumi, la fille de ses fournisseurs d’encre. Pourtant, comme ne manque pas de le lui rappeler Kamiko, sa servante au visage balafré, Kasumi n’est qu’une empotée qui ne saura jamais tenir un pinceau. Si seulement le maître acceptait son aide ! Kamiko l’emmènerait jusqu’au sommet, elle !

 

Kasumi n’est pas douée, mais elle est belle. Elle saura séduire Shuji et lui révèlera son secret : elle a vendu son cœur à Bunshin en échange de pouvoir sorciers. Malheureusement pour elle, tout acte enchanté doit être généré par une calligraphie parfaite, l’enseignement de Shuji lui est donc indispensable.

 

A l’annonce de cette nouvelle, le maître prend peur, il rejette violemment son amante, qui se sent trahie. Dans sa fureur, elle change Shuji en corbeau. Puis elle regrette, mais il est trop tard. Il faut s’enfuir avec l’oiseau sous le regard de Kamiko, stupéfaite.

 

Alors naît la légende… Même changé en corbeau, Shuji poursuit ses travaux de calligraphe. Par le miracle de son trait, inconsciemment, il plonge Kasumi dans des ennuis sans fond. L’oiseau et la belle commencent à s’aimer d’un amour véritable, mais impossible pour Kasumi de rompre la malédiction. Elle en est sûre, un jour elle y parviendra, mais quand ? Et surtout, la redoutable vengeance de Kamiko lui en laissera-t-elle le temps ? »

 

Tout ça en costume et en lolita!

 

Et pour ce billet… pas d’illustration… désolé!

 

Ah! Au fait, je devrais recevoir le poster ce week end! Je ferai certainement un petit jeu-concours pour en faire gagner un ou plusieurs exemplaires (ça dépendra du nombre d’exemplaires que j’aurais à disposition).

 

A très vite!

De l’encre et des plumes: couverture

Couverture pour De l'encre et des plumes, noir & blanc
Voilà un petit quelque chose à se mettre sous la dent: la couverture noir et blanc pour De l’encre et des plumes. Comme toujours, je pense que le résultat sera bieeen plus intéressant avec la couleur. Réponse dans un mois, ou un peu plus tôt…

 

La planche trois est terminée. J’ai scanné. Ma clé USB étant trop petite (je scanne en haute définition), j’ai gravé un CD. Hélas, la gravure n’a pas fonctionné. Retour case départ… Bon, la couv est là, c’est déjà ça.

 

Audrey est rentrée de vacances aujourd’hui (Audrey, c’est ma scénariste) et a fait la tournée d’inspection des planches. Elle a poussé un cri positif et je me suis remis au travail pour la suite, c’est à dire la planche quatre.

Lolita Not Dead! (bis)

Live Kokusyoku Sumire Paris
Une nouvelle amie, Jeanne, a terminé l’article précédent. J’ai trouvé son commentaire très intéressant. Le voici:

 

« J’évolue dans le monde Lolita depuis 3 ans maintenant. J’ai vite été fascinée par cette mode pour une raison qu’on pourrait rapprocher de l’esprit punk : l’esprit de contestation. J’ai pensé, et je pense toujours, que rencontrer une jeune fille / une femme habillée en Lolita suscite beaucoup plus de questionnement, d’indignation, de curiosité, etc qu’un look punk et gothic. Voilà une trentaine d’années que les mouvements jeunes contestataires sont systématiquement associés à une certaine forme de violence : rien que le look punk est composés d’aspérités, le mode de vie aussi rejette le confort bourgeois. Puis (grand saut dans le temps) aujourd’hui on a la culture rap, au phrasé brutal (pour la musique), qui utilise des clichés assez machos, un décorum agressif. Tous ces mouvements là viennent de la rue, la violence qu’on y retrouve est légitime… Mais, 30 ans près, arrivent les Lolitas, pour qui la nouvelle contestation passe par la douceur, la féminité, un refus du monde adulte, etc. Pour moi ça a été la révélation car ça, ça allait plus loin que de s’acheter un collier à clous ou écrire « nike le system » sur son sac. ça renverse radicalement les sous-cultures jeunes en proposant une alternative anticonformiste pacifique, non agressive (et autrement plus difficile à assumer lorsqu’on choisit de la porter) Une forme de rébellion par la douceur…

 

Mais il y a 2 choses qu’on ne retrouve pas chez les Lolitas, qui leur manque cruellement, assez pour rester au stade de mode, et pas de mode de vie : l’entraide, et l’esprit DIY.
Là je ne me réfère qu’à la communauté occidentale: europe/amérique.
De nombreux forums fleurissent sur internet où des membres rassemblent des images de Lolitas râtées (selon leur critère, bien sûr). Pour se moquer, bien sûr. Il existe une véritable aristocratie des marques, aussi. Porter telle marque sera vue comme de trè mauvais goût…

 

Je connais une fille qui est Lolita depuis très très longtemps (10 ans??). Il y a 5 ans environ, elle a posté une image d’un haut Moitié qu’elle venait d’acheter, et s’est faite descendre car elle avait osé acheter une marque! A l’époque, tout le monde fabriquait ses vêtements, ses petits accessoires, tout seul. Aujourd’hui, qq unes, très douées, le font, mais cet esprit DIY s’est totalement perdu!
Je pense qu’on ne trouvera jamais cette camaraderie chez les Lolitas.

 

Pour moi, ça a été une désillusion de réaliser tout ça car justement je viens du punk, et je toujours un peu attristée que les clichés « punk à chien sale et bière chaude » ont la vie dure. Pour moi les concerts de punk, c’est l’entraide, la responsabilisation, l’information sur le veganisme, le commerce équitable, etc etc.

 

Aussi, bon là on va sentir que je suis très subjective mais je ne crois pas en une reformation des Bérus pour le fric. Le dernier concert en 89 était à l’Olympia. Leur reformation s’est faite dans une salle de Rennes, aux Transmusicales. Ils pourraient faire le Zénith s’ils le voulaient! Aujourd’hui j’écoute le nouveau groupe de Loran, je vais les voir jouer dans des squats, et encore, quand ils passent à Paris, ce qui est très très rare! Ils jouent plutôt en Bretagne. Et puis je pense qu’un type (Loran) qui a vécu 1 an sans électricité pour protester contre EDF ne peut pas être accusé de basses vues mercantiles…

 

Bon… c’est déjà pas mal, je veux dire en quantité! Si j’ai oublié qq chose, je repasserai!! »

 

En illustration, j’ai mi une photo du concert des Kokusyoku Sumire, parue dans le magazine Shincho. Pourquoi ici et maintenant? Parce que nous avons beaucoup parlé de ce concert, Jeanne et moi. Et il y a une chance qu’elle se reconnaisse sur cette photo.

 

Pour ceux qui attende les scans de la page 3 de De l’encre et des plumes ainsi que la couverture (vous ne devez pas être plus de deux ou trois… snif), rassurez vous: les scans sont faits, je dois nettoyer les images et c’est bon. Donc demain peut être…

Lolita Not Dead!

Takemoto Novala

 

Lolita's NOT DEAD! sur un Gothic&Lolita Bible

(le titre est volé à Takemoto Novala qui le scande haut et fort dans son groupe de punk, qui l’imprime sur des t-shirts)

 

Hier j’ai lu un billet très intéressant sur la vie quotidienne des lolitas. Allez vite le lire, c’est chez LoliPauline. Après sa lecture, je me suis dit qu’il serait bon d’en écrire un sur ce que sont les lolitas. Beaucoup de gens en ont entendu parlé mais jusqu’ici personne (à part les intéressées elles-même biensûr!) en France ne sait réellement de quoi il retourne.

 

Je vais essayer d’expliquer…
… ce qui me semble juste… et je demanderai aux lolitas de passage ici, de confirmer ou d’infirmer mon point de vue.

 

Tout d’abord, il faut séparer les termes Gothic et Lolita. On a tendance à les coller ensemble mais c’est une erreur: les lolitas ne sont pas gothiques et inversement. Cette expression vient du premier magazine parlant du sujet au Japon « Gothic & Lolita Bible ». Ce magazine aborde les modes gothique et lolita mais pas gothic lolita. Ils existent des sous-genres: Sweet Lolita, Classic Lolita, Country Lolita, etc. Il est vrai cependant que les courants lolita et gothique sont relativement proches et qu’au Japon on puisse les confondre. Mais certainement pas en Europe.

 

Afin d’illustrer l’argument suivant, je voudrais tout d’abord vous parler de Yuka, chanteuse et pianiste du groupe Kokusyoku Sumire(groupe néo-classique). Le premier groupe qu’elle avait monté, Magnolia, était un groupe vacillant entre hard core et punk. Drôle d’évolution pourriez vous penser. Pas à mes yeux.

 

Le mouvement Lolita est né au Japon.
Le mouvement Lolita serait un des prolongements du Punk.
La suite si vous préférez.
Et étrangement, c’est un mouvement féminin. On y trouve des acteurs masculins mais ils restent en retrait et la mode lolita ne leur accorde que peu d’attention.

 

Chaque mouvement s’inscrit dans son époque. Le punk était une réponse à la société des années 70. La désillusion des promesses non tenues. Les punks donnaient dans le bruit, l’alcool, la drogue, le refus de l’ordre moral et social, ils étaient un pied de nez au rêve capitaliste. Cependant l’anarchie proposée n’a pas vraiment de futur. Elle n’en a pas eu d’ailleurs. Il suffit de voir ceux qui représentent le punk actuel: the Offspring, Green day, … Pas vraiment des modèles de punkitude… Les quelques vrais punks qui restent se font discrets (Toy Dolls), ceux qui ressurgissent laissent une impression d’opération commerciale (Les Béruriers Noirs). Alors le Punk doit s’adapter, il se transforme récemment en Electro en Europe.

 

Mais au Japon…

 

Au Japon à la fin des années 80, c’est un homme qui lance la première marque de vêtements lolita, Baby, the stars shine bright. Nom tiré directement de l’album des Everything but the girl. Un album déroutant, entre pop, rock, classique et une sur dose de sucre. Cependant qui annonce très bien les aspirations de ce jeune créateur, Isobe Akinori. Enfin le mouvement (sweet) lolita démarre.
Les lolitas, de la même manière que les punks, refusent le conformisme et décident de choquer à leur façon la rigide société japonaise. Cependant, on s’est bien rendu compte que le punk n’a mené à rien. Les lolitas, elles, tout en restant dans la controverse, font preuve de subtilité. Là où le punk était sale, n’avait aucun respect de lui-même, les lolitas donnent la priorité à leur apparence, à leurs manières. Pour être jeune/enfant éternellement, pour refuser le monde imposé par la société des adultes. Elles portent des toilettes (on ne peut plus vraiment parler de vêtements) extraordinaires, d’inspirations victorienne et pré-révolutionnaire française. Elles s’apparentent à l’onirisme (Alice aux pays des merveilles), aux contes (Grimm, Andersen, Perrault), à la poésie, au Rococo, leur musique puise ses sources dans le classique (la tranche ado a l’air de plus s’intéresser au Visual Kei cependant… genre musical, très inspiré de la new wave, du glam rock et du hard, à l’aspect théatral très poussé, où l’apparence est primordiale: le costume a autant d’importance que la musique). Elles vivent au dessus, elles planent.

 

Les nouvelles punks ne sont plus clochardes, elles sont princesses.

De l’encre et des plumes: deuxième planche

De l'encre et des Plumes, seconde planche noir & blanc
Hello!

 

C’est la deuxième page pour la BD, De l’encre et des plumes. Ca avance. La couverture est elle aussi prête, sans sa couleur mais prête. Mon but est de faire les 7 premières pages pour mi août, au plus tard autour du 20 août. Puis faire la couleur de tout ce beau monde et monter (remonter….) le dossier pour début septembre.

 

D’ici là sortira le poster de la première version de la couverture, aux éditions Bruno Graff. Chouette!

De l’encre et des plumes: première planche

De l'encre et des Plumes, première planche noir & blanc
Voici la première planche pour De l’encre et des Plumes. Malgré le changement radical de direction, je ne suis pas mécontent. La deuxième planche est bientôt terminée.

 

J’espère finir le dossier pour début septembre.

 

Mon héroïne s’appelle Kasumi (fleur d’encre). Je me suis inspiré d’Amo chan, modèle pour Angelic Pretty. Ses kimonos seront aussi d’inspiration lolita. On ne se refait pas. Héhé. De toute manière je crois que je ne pourrais plus dessiner autre chose. Pour un bon moment en tous cas…

 

Cette planche a été plutôt bien reçue par Audrey. Et aussi par Christophe Arleston, qui est un peu celui qui me pousse au cul pour que je sorte le meilleur de moi-même. Et puis Simon Van Liemt a aussi beaucoup aimé, lui qui d’habitude ne se met pas les gants… Serions nous bien partis?

sans titre…

Yukata Angelic Pretty
Tout d’abord, merci à Grim et à Poupée pour m’avoir envoyé les photos des yukata Angelic Pretty. Ils sont vraiment jolis! Vous en avez de la chance, les filles!

 

A vrai dire, je voulais faire un billet plein de rancoeur vis-à-vis du monde de l’édition. Je voulais faire part de ma fatigue, de mon énervement de toujours rencontrer les mêmes mines peu amènes de cet univers-là. Et surtout du manque de dialogue. Mais il vaut mieux se contenter de ces quelques phrases. C’est amplement suffisant. Et puis c’est énervant d’entendre les gens se plaindre. Voilà j’arrête ma mauvaise humeur.

 

Au contraire, je devrais parler de vous, vous qui venait jusqu’ici pour parler avec moi. L, LoliPauline, Grim, Miss P, Sylvain, Barbara, Guillaume, Ulysse, Streum, Sweet Lolita, Poupée, Audrey, hairy K, Albertine, Mathieu, Corto, …. (si j’oublie quelqu’un…). Votre présence m’est si chère. Continuez à venir, même si vous restez silencieux. Merci à tous!

De quoi danser!

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_9MCbsdCLhI

 

Habituellement je n’aime pas trop écouter de la musique sur le blog des autres. Par exemple, chez Ulysse on a écouté du Cabrel (la prochaine fois du Lalanne?). Mais là, je craque! Ce remix est terrible! Envoyé il y a quelques heures par mon ami Sylvain, je me suis surpris à danser en l’écoutant…

 

Je vous présente mes excuses en avance si ça ne vous plaît pas… surtout que j’ai l’intention de remettre le couvert d’ici peu.

 

Pour conclure, sachez que même si j’apprécie Beastie Boys et Daft Punk, ils ne représentent pas vraiment mes goûts musicaux. Par contre Capsule, oui, tout à fait!

 

Avez vous dansé? Oui, non?