bientôt 2010… Alice, concours et les autres

Alice in Wonderland - Randy GreifVoilà un noël de passé… ça va vite! Trop vite!

 

Mais nous devons attaquer une nouvelle année! Pourvu qu’elle soit meilleure que la précédente! Pour ça, il faut y mettre toute son énergie, parce que rien n’arrive sans rien, qu’il faut se dépasser pour changer les choses et plus important que tout: être heureux!
Je compte sur vous!

 

Pour commencer cette année prochaine, je vous propose un concours. Il n’y aura qu’un prix: un original. Pas un petit machin dessiné sur un bord de nappe de resto routier, un original. Pour vous dire je ne sais pas encore lequel. Par contre je vous propose trois épreuves. Et pas des piquées des hannetons. Je vous demande de me pardonner par avance de la difficulté mais un original, c’est comme donner une partie de moi-même.

 

Les épreuves, trois donc, auront lieu de aujourd’hui à la fin de la conception d’Alice. C’est à dire juste après le 25 janvier. Ce qui me laisse le temps de réfléchir aux épreuves et ce qui vous laissent aussi autant de temps pour répondre. Les réponses sont à envoyer sur l’adresse mail figurant sur mon profil, merci^^

 

Voici la première question:

 

Cette illustration est un remix d’un tableau classique, lequel?
Indice: ce peintre est né le 19 mars 1593 à Vic sur Seille. Vous voilà bien avancé! Hihi! Si je ne reçois aucune réponse, je mettrai un autre indice dans quelques jours.

 

georges

 

Prochaine épreuve dans dix jours.

 

Puis je voudrais vous parler d’un disque, enfin plutôt de 5 disques mais qui ne sont qu’un seul et unique album. C’est Alice in wonderland de Randy Greif. Le connaissez vous? S’il vous intéresse vous pouvez écouter les extraits sur itunes ou sur amazon. Bref, en 5 disques, il y a presque 6 heures d’écoute. J’ai trouvé un commentaire sur un site qui parle tellement bien de l’album que je le mets en copie. Il a été écrit par un certain Wotzenknecht sur le site Guts of Darkness. Je lui laisse la parole:

« Pour fêter dignement ma deux-centième chronique, je ne résiste pas à vous faire partager ce chef-d’oeuvre aussi ineffable que méconnu, et qui glorifie le mot ‘expérimental’ dans ‘sombre et expérimental’. Etant fan des aventures de la blondinette candide et loquace depuis un certain nombre d’années, j’ai pu rencontrer de nombreuses versions du conte aussi étranges que surprenantes (même Disney n’a pas dénaturé sa bizarrerie profonde, c’est dire la puissance de l’oeuvre), mais aucune ne m’avait préparé à l’ahurissante dissection sonore que Randy Greif, acousmaticien et spécialiste du collage musical et vocal, préparera sur plusieurs années pour sortir CD par CD de 1991 à 1993 sur Staalplaat ; ces derniers ayant eu la gentillesse de rééditer le tout dans un seul coffret. En cherchant ça et là à en savoir plus sur l’objet, je suis tombé sur beaucoup de confrères qui décrivent le tout comme une version ‘ambient et abstraite’ de l’oeuvre, sans trop en dire plus. Mais mes aïeux, ont-ils écouté la même chose que moi ? Tâchons de décrire ce ‘Alice in Wonderland’ : il s’agit de l’oeuvre originale dans son intégralité et jouée par des voix inconnues (Randy Greif est parti d’une interprétation obscure trouvé en glanant une brocante), dont les saynètes ont été éparpillées sur un paysage sonore de six heures, rien que cela. Chaque chapitre est donc vécu de l’intérieur et en temps réel (le dernier CD couvre le procès sur plus d’une heure !) et à chaque section correspond un environnement sonore dédié. Et c’est sur le jeu de renvoi entre les voix et le son que la magie se fait : il y a d’une part les dialogues, intelligibles et plutôt bien récités (et puis l’accent british maniéré, c’est toujours la classe), et de l’autre leur écho tordu, rallongé, amplifié, et noyé dans un fond d’une immense richesse, mêlant allègrement cordes et orchestres, électroacoustique, percussions tribales, rythmiques industrielles, field recordings, si bien qu’on se retrouve noyé dans un cauchemar acousmatique proche de ce qu’aurait pu donner un ‘livre audio’ qui aurait été commandé aux Residents, Nod, Vladimir Ussachevsky, Pierre Henry, Illusion of Safety et Deutsch Nepal, chacun s’acharnant à rendre sa scène plus bizarre que la précédente. Cette joyeuse guirlande protéiforme élude aussi un autre problême : celui de la cohérence. Alors que la plupart des interprétations d’Alice s’acharnent à rester plus ou moins fidèle à l’oeuvre originale, Greif se l’approprie sans honte, déchiquette la trame pour y injecter ses collages, et va jusqu’à déformer les dessins originaux de Sir John Tenniel pour en faire des variantes tchenobylesques qui se noient dans des abstractions nauséeuses à l’intérieur des livrets. Et au lieu de rendre le Pays des Merveilles merveilleux, il nous livre une version mutante, torve et absurde, qui ne renvoie pourtant qu’au point de départ en le sublimant encore plus, si besoin était. J’ai dit torve, et non pas glauque et il y a une raison à cela : il ne s’agit pas de faire une version ‘dark’ d’Alice comme on en voit dans le visual kei ou dans la version d’American McGee ; mais bien de le magnifier avec une loupe déformante, de le rentre totalement immersif et dangereux car fou et imprévisible. Il commence plutôt calmement sur les deux premiers disques, laissant paraître une bande-son riche et imaginaire parsemée de moments beaucoup plus noirs (‘You are old Father Williams’ qui sort tout droit de ‘The Drift’ de Scott Walker) mais plus on s’enfonce dans le terrier du lapin et plus le réel se fait remarquer par son absence. Les sons sont de moins en moins reconnaissables, les boucles s’allongent et prennent plus de temps à installer leur maudite ambiances, souvent par le biais de percussions (le trio ‘A grin without a cat’, ‘I sleep when I breathe’ et ‘Tea tray in the sky’ qui totalise 32 minutes), mettant l’auditeur dans un état latent, presque comme dans une transe où les voix réapparaissent spontanément ; crevant la torpeur pour mieux régénérer la bulle onirique dans lequel on est balloté bon gré mal gré. Et les problèmes commencent réellement sur le quatrième disque, qui s’ouvre sur l’angoissante arrivée de la procession royale sur le terrain de crocket et qui flirte avec le mauvais rêve jusqu’à la montée dissonnante de ‘A furious passion’, avant de replonger dans l’espèce de trouble caractéristique de l’ensemble. Pour finir, Randy Greif a eu la présence d’esprit de donner toute sa portée au chapitre du Procès (suite à vol de tartes par le Valet de Coeur) en mettant en évidence le paroxysme de non-sens que représente ce final épique. On a même droit à une session jazzy-lounge au début de l’audience (‘Twelve creaturres’) avant de plonger dans une sorte d’indus rituelle (‘Witness’). Alice… Alice Alice… Alice… Alice Alice… répète inlassablement le lapin blanc. S’ensuit une chute abstraite qui semble venir du ‘Livre des Morts tibétains’ de Pierre Henry et qui nous projette vers une contrée encore plus caverneuse et déstabilisante. Par moment même les dialogues s’enlisent dans le fond, comme si l’attraction du vide déformait la réalité interne du rêve qui semble ne jamais finir… et je laisse un peu de suspense sur le final. Malgré le déballage de comparaisons, dont certaines sont complètement anachroniques, tout le décor est signé Randy Greif et sa singularité n’est pas prête d’être détrôné de sitôt. Concernant la taille conséquente de l’oeuvre (« Ce n’est pas elle qui est trop longue mais vous qui êtes trop courts », rétorquerait Jean Cocteau qui aurait sûrement adoré cet objet par ailleurs), certains préfèreront découvrir disque par disque tandis qu’il y aura toujours quelques allumés pour s’enfiler les six heures d’une traite – mais pour ceux-là, je tiens à leur résumer l’exposition prolongée avec une dernière citation (et comparaison latente) tirée d’Absinthe de Naked City, en deux mots : « …rend fou ». (jeudi 13 mars 2008) »

 

J’ai un parcours musical atypique certes, un gout prononcé pour le hors-normes sonore certes. Mais ces disques en valent le détour. En espérant que cette chronique vous mette la puce à l’oreille. Ces disques ont été sortis un par un entre 1991 et 1993 dans des tirages fort limités. Un coffret comportant les 5 est sorti en 2000. Mais encore il fallait pouvoir le trouver. Acheter ce dernier sur amazon coute 160 euros pour une occasion. 44 euros sur itunes. Le télchargement de amazon coute 17 euros. Cher pour une édition originale, trop cher pour la mauvaise qualité du mp3… grrrr!

12 Responses to “bientôt 2010… Alice, concours et les autres”

  1. Valandra

    Haha vive Google notre ami à tous. Je crois qu’il va falloir trouver des questions plus pertinente M. Amoretti ^^ Bon courage pour la suite !
    Passez également de bonnes fêtes de fin d’année que je ne vous ai pas encore souhaité.

  2. Maud Amoretti

    Chère Valandra,
    oui j’avais oublié que tout être avait l’option google… tant pis pour moi! haha!
    Bon la prochaine sera plus costaud!
    Bonnes fêtes à vous! Bon bout d’an!

  3. Lady_Machaon

    Non c’est moi qui suit désolée ^^ » je ne savais pas si je devais l’envoyer à votre adresse ou celle de Violette ^^ »

    C’est envoyé !
    Merci beaucoup ^^

  4. Lady_Machaon

    Non c’est moi qui suit désolée ^^ »
    Je ne savais pas si je devais l’envoyer à votre adresse ou celle de violette.

    C’est envoyé cette fois ^^

  5. Momoberry

    Je ne connaissais pas du tout cette oeuvre, elle a l’air géniale ! Faute de pouvoir se la procurer, on peut toujours en acheter quelques extraits sur ITunes. Mais ça ne vaudra pas une édition complète et bien matérielle ! ;__;

  6. rosedechocolat

    Olala ce long post m’a donné envie d’achetée cette oeuvre mais pourquoi est ce si cher .;__; un jour peut être je pourrais me la procurer mais en attendant, contentons nous des extraits!

  7. Momoberry

    Je laisse à nouveau un commentaire ici pour vous signaler que j’ai rédigé un article sur mon blog dans lequel je parle de la grosse promo sur Alice qui se prépare pour 2010. J’en ai profité pour toucher un mot sur votre prochaine publication + le concours. ^^

    http://bit.ly/4VQj8T

  8. Momoberry

    (Désolée de poster ici pour la troisième fois xD)

    J’ai trouvé le coffret 5 CD (neuf !) à $44.99 sur le site du label. /o/ Enfin, j’espère que j’ai bien lu, ça me paraît presque trop beau. ~_~

    http://www.soleilmoon.com/ (cherchez dans les mot-clés en haut à droite)

    ( Et c’est là que je me vois dans l’obligation d’aller soudoyer des gens disposant de Paypal ou d’une carte bancaire *rire sournois*)

  9. Maud Amoretti

    Chère Exit_Panda,
    désolé mais je n’ai pas pu publier votre commentaire… parce qu’il donnait une réponse au concours!!! Gyoooo! Pourriez vous me renvoyer votre réponse sur mon adresse gmail? Merci d’avance!!!!!! (en espérant qu’internet fonctionne chez vous…). Je suis désolé et vous remercie d’avance!!!!!!!!