Apatride(s)

Concert de la Saint Valention des Kokusyoku Sumire

 

Concert de la Saint Valention des Kokusyoku Sumire

Voici quelques photos du concert de la saint Valentin des Kokusyoku Sumire. Bien évidemment c’est notre gratin favori qui s’y est rendu, jusqu’aux Ramens (groupe de comiques assez virulent). Les Sumire sont de plus en plus populaires et ce concert a eu lieu au Chelsea Hotel.
Les costumes sont magnifiques. Les Sumire sont une de mes sources d’inspiration principales. Sans elles, je ne serais rien.

 

Demain soir Fumiko arrive. Japan Expo sud -3 jours. Je tacherai de tenir le blog pendant cette période. Avec photos et anecdotes. Et si je ne suis pas très assidu pour les commentaires, c’est que je n’aurais pas trop de temps mais pas d’inquiétude, j’y répondrai!!!

 

Mais c’est de toute autre chose dont j’ai envie de parler…
C’est un peu personnel aujourd’hui.
J’ai une nationalité qui est inscrite sur mon passeport mais pas sur mon coeur. Ca ne veut pas dire que je n’aime pas mon pays, bien au contraire. Mais je ne correspond pas au modèle du français normal. Je n’entre pas dans les cases de l’administration, mon métier n’évoque que du vent auprès des agents immobiliers, de mes voisins (tous persuadés que je suis au chômage depuis cinq ans, haha!), de l’être humain standard. J’ai eu une adolescence difficile (souvent le cas de tout le monde, certainement la votre aussi, vous ne lisez pas ce blog par hasard) et j’ai toujours eu l’impression de gêner mes concitoyens. A outrance. Certains me l’ont même fait comprendre par la violence.
Quand j’ai eu suffisamment de courage, je suis parti vers un endroit qui me semblait être proche de moi, ou plutôt où je pourrais combler mes lubies. Je suis parti au Japon. C’était en 1999.
Le Japon a été une révélation, j’y ai eu le droit d’exister et d’être enfin ce que j’étais sans subir de remarques.
J’y ai trouvé ma famille: ma vraie famille (ma douce petite femme) et ma famille de cœur (les Sumire, Shichinohe Masaru, Kira, Miaki, Kozue, Hamada Natsuko, et mille autres personnes délicieuses).
Mais je ne pourrais jamais devenir japonais. Il me semble impossible de le devenir. Et je me suis retrouvé apatride: impossible de rester français et impossible de devenir japonais.

 

Quand j’ai découvert le lolita, c’était comme découvrir l’Atlantide. Un endroit qu’on pensait fantasmagorique. Et pour la première fois de ma vie, j’étais le bienvenu. Ce sont bien Yuka et Sachi qui m’ont recueilli. J’ai recommencé à vivre.

 

Le lolita est pour moi un courant avec toutes sortes de facettes: mode, arts, musique, façon de vivre… Ce n’est pas une localisation géographique. Même s’il est féminin, il ne ferme pas ses portes aux garçons (rares sont ceux qui s’y retrouvent cela dit), il se fiche de la nationalité, de la couleur de la peau, du physique.
Certains n’y voient qu’une mode. Et je répète mon discours d’il y a quelques mois: que chacun en ait sa propre perception tant qu’on y est bien. Il s’agît de liberté ici.

 

Oui je suis naïf et certainement un peu illuminé. Mais quand on trouve enfin sa voie après une errance interminable et difficile, on s’y accroche et on la défend!
Et si on demande après mes origines, je réponds lolita.

 

Comprenez bien le titre de ce billet: apatride mais lolita.

 

Liberté!
Lolita!

24 Responses to “Apatride(s)”

  1. nella

    Merci pour ce billet dans lequel je me suis retrouvée et qui m’a donné le sourire… Merci! Je veux être aussi de nationalité Lolita! Et vive la liberté!

  2. Heva

    Miaous,

    Apatrides… Voilà un sentiment qui m’est également familier. Je vous comprends, j’ai quitté la Réunion pour rencontrer le lolita.

    Certes cela est parfois difficile. Mais lorsque l’on a tout quitté pour se jeter dans l’inconnu, il ne reste plus grand chose d’insurmontable devant nous ;).

  3. Miwa

    J’aime beaucoup le costume des Kokusyoku Sumire.. Le détail des ailes, c’est .. j’allais écrire magnifique, mais avec une faute de frappe, j’ai écrit magnique…Donc, magique ! Le voilà le mot !

    A propos d’une nationalité lolita…Je vais dire quelque chose de très idiot, mais sur le coup je me suis imaginé un pays Lolita…Et une carte d’identité rose à dentelles xD. J’ai beaucoup d’imagination et cela me mène souvent à des récits un peu farfelus. Ce qui n’est pas un mal :). Mon imagination est mon seul trésor ♥.
    Le lolita m’a sans doute sauvée aussi. En seconde, J’avais si peur des autres que cela devenait proche de la phobie. Je me cachais au fond du parc de mon lycée pour ne pas les voir, ou leur parler. Même le fait qu’ils puissent me regarder m’effrayait à un point ! Le lolita, c’est ce qui m’a aidé a avoir plus confiance en moi. J’ai pu avoir mon monde, c’est vrai, ou me retrouver, mais il y aussi les vétements. C’est très étrange, car ça m’a toujours donné un grand courage pour affronter les autres, ça me sécurise en fait… Et j’ai plus confiance en moi. La seule explication que j’y trouvait, c’est que, là au moins si on me regarde, je n’ai pas a passer des heures a me demander pourquoi mais c’est sans doute plus que ça. Et puis, cette fois, si l’on se moquait de moi, c’était pour quelque chose que je controlais, que j’avais choisi ! Et qui me plaisais :))

    Euuuh bref 🙂 tout ça pour dire que je comprends de quoi vous parlez.

    A bientôt !

  4. Clémentine

    Je comprends ce sentiment.
    Moi aussi je me retrouve souvent à côté de la plaque par rapport au modèle social, à ce que l’on attend de nous. Je n’ai pas envie de suivre ce modèle qui enferme les gens et les empêche d’être ce qu’ils sont vraiment dans le fond (même si certains, on dirait, sont au contraire trop heureux d’être mis en cage)…
    Le Lolita, et plus largement le rêve, la fantaisie et la beauté, m’inspirent tous les jours et me confortent dans l’idée qu’une autre voie est possible. La musique aussi, m’a sauvé quand ça allait vraiment mal.
    Après, je ne sais pas si je suis apatride, mais en tout cas, mes valeurs sont différentes…et ça réconforte toujours de savoir que d’autres personnes sont dans ce cas :).

  5. Mitsüki

    J’ai l’impression que la plupart des lolita ont trouvé refuge dans se monde de froufrou et d’élégance à cause de la façon de penser du monde…
    Être lolita c’est vraiment avoir quelque chose à part, que presque tout les gens ont surement, mais qui est beaucoup moins important… L’envie d’être différent, de se sentir mal en étant « normal »…

    C’est vraiment du brouillon ce que je fais, je n’arrive JAMAIS à transcrire ce qui me passe par la tête, et ce que je ressent… j’aimerais bien pouvoir développer tout ça, mais sa ne sort jamais dans la langue humaine mais dans la langue des pensées et de sentiments… *soupirs*

  6. Madame Cocotte et Fizzy l'Ours !

    C’est émouvant de lire ce message qui vient du coeur… je n’aurais envie que d’une chose si tu avais été en face de moi pour dire ces quelques mots, c’est te serrer fort dans mes bras. C’est le genre de moment où on ne peut que ressentir les choses et où les mots sont inutiles.

    Pour ma part, j’erre toujours dans un monde qui n’est pas le mien et j’ai bien peur de ne jamais trouver ma place où que ce soit. Je fais ce que je peux pour que les personnes qui me touchent trouvent un univers où ils se sentent bien, où ils ne se sentiraient pas seuls et abandonnés, peut-être par gentillesse, peut-être parce que c’est ce que j’aurais aimé qu’on fasse pour moi. Mais je m’occupe très mal de moi.
    Quand je crois pouvoir ouvrir mon univers assez grand pour le partager, il y a toujours malheureusement des loups bien déguisés qui viennent planter leurs crocs dans votre dos et tout détruire à l’intérieur.
    Je ne me sens pas non plus tout à fait bien en France et je crois que nous sommes un grand nombre dans ce cas parmi mes amis (tu as très bien parlé des problèmes que l’on rencontre en tant qu’artiste ou tout simplement de personne « différente »). Mais je crois que le malaise ne vient pas seulement du pays où l’on habite. Je crois que certaines valeurs indispensables se perdent dans l’infini…
    Je n’ai jamais demandé aux gens de me suivre dans mes choix, j’ai toujours assumé d’être différente et j’aime ne pas être comme les autres. Mais ce serait tellement bon de ne pas avoir à lutter sans cesse pour ses idées, se laisser aller…
    Je ne suis pas vraiment « Lolita » comme cette culture le voudrait, j’ai ma propre vision des choses. Mais je crois que ce serait tellement merveilleux que chacun qui ferait le choix de se blottir dans ce monde pourrait le faire comme dans une sorte de cocon. Que chacun puisse se sentir bien dans cette forteresse en construction parce qu’il sait qu’il n’aime pas que du vent mais quelquechose de bien réel. Et je suis prête à aider à mettre des briques dans l’édifice à la force de mes petites mains et du reste (comme j’ai déjà commencé à le faire en partie depuis des années avec Boddywood) parce que ça en vaut la peine !
    (Attention, loups s’abstenir, s’il vous plait… à chaque attaque c’est un peu de mon coeur qui part en poussière et je pourrais bien en mourir un jour…)

    Enfin bon, c’est un peu brouillon et je vais arrêter de raconter ma vie dans ce commentaire mais sache, François, que je suis de tout coeur avec toi !

    Vive les naïfs !

  7. Julie/Heiwa

    Comme les personnes qui ont commenté avant moi je trouve ta note vraiment très touchante ♥

    Nous avons toutes et tous des histoires différentes, des blessures, des trésors et des horreurs cachés au fond de nous. Mais malgré nos différences, je pense que nous avons tous et toutes trouvé ce que nous cherchions dans le lolita et c’est ça qui nous rassemble! ^^

    Les costumes des Sumire sont magnifiques, quand j’ai vu les photos j’en ai presque eu les larmes aux yeux, je ne sais pas comment elles font pour toujours trouver des idées si poétiques!

  8. nini

    ♥nini mode guimauve♥
    Merci pour ce post François, tout à fait ce dont j’avais besoin aujourd’hui!
    Je suis heureuse de voir à quel point ta vie s’est embellie grâce à ta famille ainsi qu’au lolita, Nini est encore loin d’être épanouie mais tes mots la rassure et lui redonnent de l’espoir!
    Merci Fanfan ♥

  9. Angilram

    J’avoue que cette question d’apatride et de cases n’est plus quelque chose qui me tourmente. Le fait de ne pas rentrer dans les cases a été difficile à vivre pendant des années, surtout à l’adolescence, mais au final, toutes ces choses ne sont qu’une partie de ce qui me définit et pas le tout.

    Le plus dur c’est de se créer sa patrie et d’y enfoncer ses racines. Quand on est en harmonie avec son âme, on peut tout affronter.

    Ma nationalité c’est moi, tout simplement.

    Et je suis heureuse si tu as ce sentiment d’être enfin à ta place toi aussi. <3

  10. marybell

    Pour ne pas être redondantes avec les autres commentaires, je rajouterai seulement que vous contribuez à la construction de l’univers lolita en étant une nouvelle raison de nous réunir, je dirais même plus vous êtes l’auteur qui les représente le mieux.On est à deux doigts d’écrire un manifeste et devenir un courant culturel majeur du 21 siècle là,non? Je m’emballe ^^

  11. hatsumi-no-baka

    (je remet quelque chose) Les photos sont sublimissimes, elles sont vraiment un beau duo!
    Tu sais, où que l’on soit, on trouve des personnes bêtes et méchantes. Je pense qu’au Japon, tes voisins penseraient la même chose. Cette étroitesse de l’esprit n’existe pas qu’en France, c’est juste que là bas tu as trouvé ton cocon protecteur.
    J’ai trouvé le miens en me débattant, quand j’étais seule.
    J’ai compris qu’il suffit d’être soit pour être bien, et même si parfois je suis fatiguée d’être « envers et contre tous » ça ne serait plus moi et je me détesterais si je fesais pareil.
    J’aime beaucoup ta notion de nationalité.

    Mon rêve serait d’habiter quelque part en ermite, ou je ne serais nulle part. Un endroit qui n’aurait pas de nom, ou aucun imbécile n’aurait décidé d’y créer une communauté, ou il y aurait des lois (entre une cascade de lait et une montagne au chocolat♥)…mais bon, parait il que je rêve.
    Soyez toutes lolita! de façon différente,même, enrichissons cette culture et créons un vrai cocon qui dépassera les territoires et les limites des autres pays, parce que ce n’est que du vent! >_<

  12. Flora

    Coucou François,
    c’est absolument par hasard que je tombe sur ton blog pour mon plus grand plaisir d’ailleurs. J’espère que vous allez bien, tu as l’air d’avoir pleins de projet, c’est extra…

    bisous

  13. Eleonora

    lolita est une nationalité! quand on retrouve des lolitas etrangères, on ne pense pas à d’ou elles viennent: nous sommes toutes soeurs, en quelque sorte.
    nous sommes, comme les résidents d’un pays qui n’existe pas? des résidents qui s’implantent, et qui construisent des morceaux de leur pays, un peu partout dans le monde. un pays éparpillé.
    ou qu’on soit dans le monde, c’est avec les lolitas qu’on se sent chez soi.
    et puis, qu’est ce que c’est, le lolita: une nationalité? une religion?

    le concert devait être magnifique. qu’est ce que j’aimerais assister à un de leurs concerts! >_<

  14. Maud Amoretti

    Dans toutes ces réponses, il y a des choses personnelles bien sûr! Mais dans chaque message, je m’adresse un peu aussi à tous.

    Chère Nella,
    C’est facile de le devenir: il suffit simplement de le vouloir. Hop! C’est fait! ┗(^▽^)(^▽^)┛イエイ!イエイ!
    Merci Nella!

    Chère Heva,
    Parfois ça ressemble à un inconnu mais il n’inquiète pas. Au contraire, c’est chaleureux. En tout cas, il me donne tant de courage!
    Merci Héva!

    Chère Miwa,
    merci infiniment pour votre témoignage! Si touchant!
    Je comprends ce que vous dites même si je ne peux porter de vêtements lolita. Mais c’est tout comme: le lolita me donne confiance en moi et me rassure.
    C’est un monde accueillant.
    J’adore cette idée de pays lolita. Vraiment! Et j’aimerais bien en construire un… impossible certes… mais essayer de s’en rapprocher.
    Avec mon amie Mina, on parlait de monter un festival lolita, une sorte de lolita expo finalement. Pour faire apparaître ce pays pendant quelques petits jours… (air songeur)
    Merci Miwa!

    Chère Clémentine,
    oui le lolita est un prétexte au rêve et à la fantaisie. C’est une de leurs multiples interprétations. Je pense aussi que c’est une contestation intelligente: une façon de marquer sa différence, de l’affirmer en douceur.
    J’ai du mal à avancer au milieu des autres mais je ne veux pas m’en débarrasser pour autant. Je ne suis pas intéressé par la violence. Violence, quel que soit sa forme d’ailleurs.
    Moi aussi je suis heureux de voir que je ne suis pas seul. Merci Clémentine!

    Chère Mitsuki,
    tu t’exprimes très bien et je te comprends en tout cas.
    Ce quelque chose dont tu parles, serait-ce une envie d’apporter ce qui manque le plus à notre société: un peu de rêve (je ne parle pas des pseudo-rêves proposés par nos médias).
    S’habiller en lolita est une preuve d’affranchissement. Et malheureusement le lolita n’est pas encore assez connu… et le quidam croit que c’est du cosplay… haha!!! Il nous reste encore du chemin avant de pouvoir trouver notre place.
    Merci Mitsuki!

    Chère Hatsumi,
    merci pour ta larme! Je la garde tout près!

    Chère Madame Cocotte,
    j’espère que tu vas me serrer dans tes bras la prochaine fois que nous nous verrons! J’y compte!
    Je pense tout à fait comme toi! Ce n’est pas lié seulement à la France. Je pense que c’est partout pareil. Et j’ai hâte (vraiment hâte) de pouvoir me laisser aller… c’est vrai, c’est infernal de devoir toujours expliquer, essayer de se faire comprendre. A une époque je me disais qu’il vallait mieux que je devienne un ermite et que je continue de créer depuis ma grotte. Avec des poules, des chèvres et un jardin potager. Mais je n’ai jamais eu ce courage…
    Et il n’est pas obligatoire de devenir lolita pour se comprendre. Je pense que nous partageons déjà beaucoup de choses en commun, Madame Cocotte et c’est bien pour cette raison que nous nous retrouvons ici et que nous commençons à faire des projets ensemble!
    Merci Madame Cocotte!

    Chère Heiwa chaaaaaaaaaama,
    oui finalement tu as réussi à mettre les mots que je cherchais: malgré nos différences, c’est bien le lolita qui nous a rapprochés. Et j’en suis heureux: il me serait difficile de continuer sans toi, sans vous tous maintenant.
    Merci Julie!!!

    Chère Nini,
    c’est un sujet que j’aborde de temps en temps: grâce au lolita, à cette passion commune, j’ai pu rencontrer toute sorte de gens (lolitas à 95 pour 100) qui partageaient la même passion. Et chacun avait l’air solitaire, en manque de contact. Nos rencontres ont été presque violentes: le fait de retrouver quelqu’un de la même « espèce »/ »nationalité »/ »etc » a eu pour effet de provoquer des amitiés presque immédiates. Pas des amitiés mais des confiances réciproques. Des reconnaissances. Et le milieu lolita est bien trop petit pour qu’il y ait des ennemis.
    Encore une fois je cherche mes mots… ce que j’essaye de te dire c’est que tes espoirs me touchent et que j’ai l’impression que nous sommes une famille.
    Merci Nini!

    Chère Angilram,
    j’adore tes mots aussi: ils sont tellement justes. « Ma nationalité c’est moi ». Voilà qui est parfait! Et aussi quelle chance! Je ne suis pas sûr de pouvoir dire ça, moi justement j’ai du mal à me faire confiance complètement. Je dois être encore un peu adolescent (à 34 ans, il serait temps de grandir… pffff). Mais le lolita m’a donné confiance en moi. Ce n’est peut être qu’une excuse. Il se peut que je réalise plus tard que finalement, tout ça est bien grâce à moi. D’une part c’est évident mais pas complètement.
    Je t’admire: tu me paraît libre! (je sais que c’est difficile mais tu l’es plus que moi en tout cas!).
    Encore une fois, je ne trouve pas mes mots.
    Mais oui, je me sens (enfin!) à ma place!
    Merci Angilram!

    Chère Marybell,
    Merci pour ces gentilles choses! Je ne sais pas si je suis réunificateur ou représentateur. Mais je rêve tant d’une avancée de cette culture lolita: pour que le lolita devienne une réelle culture. Je suis en train d’écrire et de dessiner une introduction au lolita. Un manuel à l’usage des profanes. Je ne sais pas si ce sera un manifeste. Mon premier but est liberté et je ne veux pas imposer ma vision. Je veux juste la partager.
    Et, oui, je veux que nous soyons reconnus comme un courant (pas forcément majeur) du 21ème siècle! Je ne veux plus entendre des gens dire « Oh! regarde! Des cosplayers! », « Oooh des gens déguisés! ».
    je suis certainement hardcore, mais les lolitas ont autant d’importance que n’importe qui et personne ne semble savoir qui nous sommes. Il n’y a que les personnes qui se trouvent à l’intérieur qui comprennent.
    Je veux bien être ignoré mais je ne veux plus d’irrespect, de violences et de moqueries à notre égard.
    Merci d’être là, Marybell, juste là!

    Chère Hatsumi,
    ce que tu dis est parfait! Ce n’est que du vent et c’est ce qui est si beau!
    Où que l’on soit, les humains sont les mêmes: même stupidité, même intelligence et dans les mêmes proportions. Seule la culture diffère.
    Je crois que je fais tout ça pour être libre un jour. Pour qu’on ne me regarde plus comme un extraterrestre. Je veux bien en être un mais j’en ai assez de recevoir des pierres. Je pense que je ne changerai pas grand chose: le racisme existe toujours pour toujours. Mais nous aussi. Puisque les aveugles sont alliés, soyons-le aussi.
    Comme tu le dis aussi, j’espère de notre mouvement qu’il soit ouvert: nous sommes tous différents et si nous luttons contre l’uniformisation, faisons-le aussi dans notre microcosme.
    Merci Hatsumi!

    Chère Flora,
    quelle surprise! Ca en fait un temps!!! J’espère que tu vas bien!!!

    Chère Eleonora,
    Je pense que le lolita est difficile à définir. Pour moi, il est très loin d’être une religion. C’est plus une idée. Ou une façon de vivre. Pour moi, c’est une liberté!
    Et effectivement, (il me semble que j’en parlais un peu plus haut) quand on rencontre d’autres lolitas, quelque soit leur pays, on se reconnait et une confiance s’établit. Certaines personnes vont me contredire, mais si c’est le cas, cela voudrait dire que leur coeur n’est pas complètement touché par le lolita: ces personnes s’arrêteraient simplement à l’apparence lolita.
    Merci Eleonora!

    Chère Hatsumi,
    je peux mettre ton fan art sur le blog?

  15. hatsumi-no-baka

    Voui *petite larme heureuse*

    En tout cas, plus que tout, je te souhaite de rester heureux toi et cette nationalité.
    Je pense en faire partie, peut être suis je juste en train de m’y intégrer.
    Ce sera mon mariage avec le lolita, le seul de toute ma vie je pense (je hais les mariages XD)
    Le jour ou je pourrais me dire « j’ai participé à la culture lolita, j’en fais partie, j’en suis l’un des pilliers et je peux faire découvrir le bonheur de cette nationalités à d’autres personnes, là je pourrais me dire que je suis vraiment lolita. »

    Merci François, de relancer la flamme de tant de jeunes filles qui te lisent!

  16. Gabrielle

    -sort de nulle part-
    « On devrait organiser une calin party ! »
    moi je suis pour!
    -disparaît dans un nuage de fumée violacée-

  17. Hydrangea

    « Et chacun avait l’air solitaire, en manque de contact. Nos rencontres ont été presque violentes: le fait de retrouver quelqu’un de la même « espèce »/ »nationalité »/ »etc » a eu pour effet de provoquer des amitiés presque immédiates. Pas des amitiés mais des confiances réciproques. Des reconnaissances. Et le milieu lolita est bien trop petit pour qu’il y ait des ennemis. »

    Je me suis beaucoup reconnue dans votre billet, et encore plus dans votre réponse à Nini. Je suis moi même très renfermée sur mon petit univers, je me coupe volontairement du monde extérieur pour vivre pleinement le Lolita et lorsque je peux rencontrer des personnes qui sont capables de rentrer dans ma bulle je m’y attache très vite. Je me fiche que ce soit réciproque mais certaines lolitas que j’ai rencontrées m’ont marquées à vie! Malheureusement j’ai aussi été très déçue par certaines d’entre elles, mais ce sont généralement des jeunes filles qui ne croient pas en cette culture! Lolita is not dead!

    J’espère de tout coeur pouvoir vous rencontrer à Japan expo cet été!

    Hydrangea

  18. Angilram

    Tu sais, il ne s’agit pas réellement d’avoir une confiance complète en soi, c’est quasi impossible et même probablement pas souhaitable (sinon on n’évolue pas), c’est juste de prendre conscience de son espace personnel et de ne plus laisser les gens le piétiner impunément. Ce que tu fais avec ton travail et ton implication dans le mouvement Lolita. 🙂

  19. ~Mitsu~

    Le plus important, c’est de trouver un endroit où l’on se sent bien, avec des gens qui nous rendent heureux.
    Peut importe où s’est, l’important, c’est d’aller bien.
    Et il n’y a pas besoin de se justifier, nos amis comprennent, et c’est le plus important… Enfin, je crois.
    Car c’est assez difficile de se faire accepter par tout le monde, alors on se sent toujours obliger de se justifier.
    C’est dommage.
    C’est un très beau message que vous nous avez laissé en tout cas.. Mais j’osais pas posté une stupidité… j’aurai peut être pas dû d’ailleurs !
    A bientôt !

  20. Maud Amoretti

    Chère Hatsumi,
    Oho, merci pour tes gentils mots!
    Si le mouvement lolita perdure en France, nous pourrons dire que nous sommes à sa base. Mais il nous reste pas mal de chemin avant d’y arriver. Il y a encore beaucoup trop de disputes qui freinent son ascension. Mais nous sommes pas loin.
    Pourquoi détestes tu tant le mariage??? Moi j’aime bien le mariage, c’est romantique!

    Chère Madame Cocotte,
    je compte sur toi, hein!

    Chère Gabrielle chama,
    dis, toi aussi? Tu me feras un bisou??? Hein? Hein?

    Chère Hydrangea,
    C’est normal d’avoir autant de déceptions que d’heureuses rencontres, nous allons trop vite et souvent nous brûlons pas mal d’étapes. De ce fait, on a de grandes chances de se tromper. C’est que notre milieu lolita est si petit qu’à chaque fois on a l’impression de rencontrer l’âme sœur…
    Moi aussi, j’espère vraiment vous rencontrer cet été!

    Chère Angilram,
    Comment fais tu pour toujours (toujours!) trouver les bons mots??? Tu exprimes toujours parfaitement ce que j’ai en tête!

    Chère Mitsu,
    le seul fait que vous participiez me touche! Vous pouvez penser que vous postez des stupidités mais chacune de vos participations m’est tellement importante!
    Continuez!
    Je pense qu’on ne peut pas se faire accepter de tous, il y a toujours quelqu’un pour se plaindre, pour s’énerver, pour trouver du mal où il y en a pas.
    Et pour ce qui est de se justifier, j’essaye de ne plus le faire: je l’ai trop fait. Et puis quand on se justifie, ça veut bien dire que l’interlocuteur ne comprend pas ou ne veut pas comprendre. Finalement, ce n’est pas si grave tant qu’on arrive à rester soi même, à être heureux.
    (pas toujours évident…)